T. IX, p
3. Il ajoute : a Certes, pour les dames mariées la descouverte en est fort dangereuse, mais pour les filles et veufves qui sont à marier, n'importe ; car la couleur et prétexte d'un mariage futur couvre tout. • (Ibid., p. 502.)
aucuns ; et de cette opinion en a esté le principal chef, M. de Nemours, le parangon de toute chevalerie 1 . » Pourtant, malgré l'autorité de ce grand prince, il y eut un jour où il sut garder une discrétion d'autant plus méritoire que son amour-propre de Gascon était en jeu. c J'ay cogneu, dit-il, un gentilhomme très honneste à la cour 2 , qui, servant une très grande dame, estant parmy ses compaignons un jour en devis de leurs maistresses, et. se conjurant tous de les descouvrir entr'eux de leur faveur, ce gentilhomme ne voulut jamais déceler la sienne, ains en alla controuver une autre d'autre part, et leur donna ainsi le bigu, encor qu'il y eust un grand prince en la troupe qui l'en conjurast et se doutast pourtant de cet amour secret : mais luy et ses compagnons n'en tirèrent que cela de luy ; et pourtant à part soy maudit cent fois sa destinée qui l'avoit là contraint de ne racconter, comme les autres, sa bonne fortune, qui est plus gratieuse à dire que sa maie 3 . »
Le chapitre des amours de Brantôme serait incomplet si nous ne disions pas un mot de quelques velléités de mariage qui lui étaient passées par la tête. On a vu plus haut (p. 98) que, lorsqu'il était à Malte (1566), il eut la fantaisie de prendre la croix, et que son ami Strozzi l'en avait détourné, en le berçant de la possibilité d'épouser une c belle et honneste dame et riche, dont il estoit alors fort serviteur et bien venu. » Mais, de retour en France, cette espérance dut