‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 33 sur 291 · T. IV, p · texte numérisé non relu

T. IV, p

2. t Je vis pour un jour arriver trois courriers coup sur coup, l'un après l'autre. » (T. IV, p. 232.)

3. lbid. — Le duc, suivant Claude Haton (t. I, p. 243), « arriva à Paris le pénultième d'avril avec bien petit train, car il avoit couru la poste tout le chemin depuis Fontenay ou Monceaux-lès- Meaux jusques près le bois de Vincennes. »

4. t Moy et mes compaignons, qui pouvions estre environ cent gentilzhommes suivans M. le grand prieur de Lorraine et

qui nous a donné du voyage de la pauvre princesse un touchant récit.

Le 25 juillet 4 561 , après avoir fait, à Saint-Germain, ses adieux à la famille royale, elle partit pour Calais où elle arriva le 9 août. € Elle étoit, nous dit-il, accompagnée de messieurs tous ses oncles, M. de Nemours, et de la pluspart des grands et honnestes de la court, ensemble des dames, comme de madame de Guyse et autres, tous regrettons et pleurans à chaudes larmes l'absence d'une telle reyne. Elle trouva au port deux gai lères, l'une de M. de Meuillon 1 , et l'autre du capitaine Âlbize, et deux navires de charge seulement pour tout armement 2 : et, six jours après son séjour de Calais 3 , ayant dict ses adieux piteux et plains de souspirs à toute la grand' compagnie qui estoit là, despuis le plus grand jusques au plus petit, s'embarqua, ayant de ses oncles avec elle messieurs d'Aumalle, grand prieur, et d'Elbeuf, et M. d'Anville (aujourd'huy M. le connestable) , et force noblesse que nous estions avec elle dans la gallère de M. de Meuillon, pour estre la meilleure et la plus belle.

« Ainsi donc qu'elle commançoit à vouloir sortir du port, et que les rames commançoient à se vouloir mouiller, elle y vist entrer en plaine mer, et tout à

M. d'Anville. » (T. IV, p. 364.) — Le frère de Brantôme, Ardelay, et La Noue étaient du voyage.

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