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3. Mémoires de Claude Haton, publiés par F. Bourquelot (Collection des Documents inédits), 1. 1, p. 116.
4. Gomme grand maître de France, il s'acquitta si mal des devoirs que lui imposait sa charge qu'il n'assista même pas au convoi du feu roi qu'accompagnèrent seulement Sansac, de la Brosse, et un prélat aveugle, Guillard, évoque de Senlis. (De Thou, liv. XXVI.)
Brantôme faisait partie de cette brillante escorte, c J'avois lors cest honneur, nous dit-il, d'estre à la suitte de ce grand prince qui me faisoit cest honneur, bien que je fusse fort jeune, de m'aymer pour l'amour de feu mon oncle de La Chastaigneraie*. » Il raccompagna à Joinville où Marie Stuart vint rejoindre son oncle (mars 1561), puis en Lorraine, assista avec lui au sacre de Charles IX (5 mai) , et après la cérémonie fut emmené par lui à Guise. Il y resta jusqu'au jour où, sur les appels réitérés de Catherine 2 , qui craignait des troubles à l'occasion de la Fête-Dieu, le prince se rendit à Paris. « 11 partit en si grand' haste qu'en deux jours, sur ses chevaux et nous sur les nostres,
il arriva précisément sur la vigille de la dicte feste
Que pleust à Dieu fussé-je aussi sain et gaillard qu'alors 3 ! »
Bientôt s'offrit une nouvelle occasion qu'il ne laissa pas échapper de voir des pays nouveaux. Marie Stuart, persécutée par Catherine et cédant aux conseils intéressés de ses oncles, s'était enfin décidée à aller prendre possession de son royaume d'Ecosse. Le grand prieur, François de Lorraine, fut chargé de la conduire à Edimbourg, et il emmena avec lui une suite nombreuse de gentilshommes 4 où figurait Brantôme,