T. VII, p. 415 et suiv
longue durée, et avant de rentrer en France il se rendit avec sa suite à Londres, où la reine Elisabeth lui donna un souper suivi c d'un ballet de ses filles, dit Brantôme, qu'elle avoit ordonné et dressé, représentans les vierges de l'Évangile, desquelles les unes avoient leurs lampes allumées, et les autres n'avoient ny huille ny feu, et en demandoient. Ces lampes estoient d'argent fort gentiment faictes et élabourées ; et les dames estoient très belles, bien honnestes et bien apprises, qui prindrent nous autres François pour danser; mesmes la reyne dança, et de fort bonne grâce et belle majesté royalle, car elle l'avoit et estoit lors en sa grand' beauté et belle grâce 4 . »
c La vue d'un beau et grand tableau faict par le commandement du roy Henry d'Angleterre 2 , * et la découverte de la race de chiens noirs du Périgord envoyés par son père au même prince, qui, en 1520, l'avait emmené avec lui après l'entrevue d'Ardres 8 , tels sont, avec le bal royal, les seuls souvenirs qu'il ait rapportés de cette courte excursion en Angleterre.
Il y retourna longtemps après, mais il ne fait qu'incidemment et en un seul mot allusion à cet autre voyage.- « J'ay veu, dit-il, la reine Elisabeth d'Angleterre en son esté et en son automne. Quant à son hyver, elle y approche fort, si elle n'y est, car il y a longtemps que je ne l'ay veue. La première fois que je la vis, je sçay l'aage qu'on luy donnoit alors 4 . * Gomme en 1561 Elisabeth, née en 1533, avait vingt-