‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 59 sur 291 · Labeur, labour, labourage · texte numérisé non relu

Labeur, labour, labourage

effet 1 , que pendant le séjour de Brantôme à Halte il fut décidé, après un débat auquel il prit part avec le grand-maître, le marquis de Pescaire et d'autres capitaines, que tout soldat qui aurait porté les armes pendant deux ans et aurait servi vaillamment avait le droit d'appeler en duel et de combattre t tout capitaine duquel il auroit receu injure, voire le sien propre, en s'ostant de sa compagnie*. >

Quant aux noms de ces vaillants, ils n'étaient jamais prononcés, et c ne duroient qu'autant que leurs femmes et leurs enfants vesquirent 3 . » Cette injustice révoltait Âubigné, qui a cherché partout dans son Histoire universelle à mettre en lumière les noms de ces héros oubliés.

Dans un passage où il sollicite de ses lecteurs l'envoi de notes et de renseignements : « En tr' autres choses, dit-il, je demande aux mémoires les noms de plusieurs simples soldats, lesquels, sans pouvoir pommer, j'ai désignés pour avoir commencé l'impression dans un combat, servi de guide à une bresche, mist le premier genou sur les créneaux des retranchements ou arresté une desroute par sa vertu. Que ceux qui sçauront les noms de telles gens les donnent à ma bonne affection, sans avoir esgard aux pauvres conditions ou basses extractions, pour ce que ceux-là montent d'avantage qui commencent de plus bas lieux 4 . » Avant ces guerres, qui se serait avisé de parler ainsi ?

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