Voy. t. X, p. 65. Cf. t. V, p
son des comte et comtesse d'Ângoulême (1467), qui avait épousé en 1483 damoiselle Hilaire du Fou. Il prit alliance en 1 51 8 avec damoiselle Anne de Vivonne, fille aînée d'André de Vivonne, sénéchal de Poitou, et de dame Louise de Daillon 1 . C'est cette madame la sénéchale qui a glissé dans l'oreille de son petit-fils tant d'anecdotes dont il a fait part à ses lecteurs.
A la requête de son neveu Henri de Bourdeille, fils de son frère aîné André, Brantôme a écrit « aucuns traictz et faictz > de la vie de son père ; malheureusement nous n'avons qu'un fragment de cette notice qui contient des pages fort amusantes, comme les récits de sa fuite de la maison paternelle pour aller rejoindre l'armée de Naples, de ses hauts faits comme cavalier, soit à la guerre, soit dans les tournois, mais il s'y trouve aussi des contes d'une digestion assez difficile. Telle est, entre autres, l'histoire de ses parties de jeu avec le pape Jules II qui se laissait par lui tutoyer et traiter de « garniment 2 . >
De son mariage sortirent six enfants : André, vicomte de Bourdeille, sénéchal de Périgord ; — Jean de Bourdeille, dit le capitaine Bourdeille ; — Pierre de Bourdeille, seigneur abbé de Brantôme ; — Jean de Bourdeille d'Ardelay; — Madelaine de Bourdeille, fille d'honneur de Catherine de Médicis; — Françoise de Bourdeille, abbesse de Ligneux en Périgord.
Parlons maintenant de Brantôme.
1. Il est ainsi qualifié dans son contrat de mariage du 9 mars 1518 : Noble et puissant messire François de Bourdeille, chevalier, baron de Bourdeille, seigneur des chastellenies, terres et seigneuries de la Tour-Blanche, de Grésignac, Celles, Bertrie et Goustures. (Édit. de 1740, t. XV, p. H.)