T. V, p. 363; t. VI, p
spécialement consacré à la Vierge. Sur la plainte du gouverneur, le roi ordonna qu'on élevât un tombeau dans l'église et qu'Ardelay y fût déposé. Le chapitre parut y consentir, mais, la nuit, il fit secrètement enlever le corps, qui fut enterré dans une église voisine 4 . Lorsque la paix dite de Chartres ou de Longjumeau eut été signée (23 mars 1 568) , on se hâta de licencier une partie de l'armée. Bien peu des soldats, c quand la guerre, leur mère nourrice de laict, vint à leur faillir 2 , * se décidèrent à reprendre leur ancien métier. La plupart allèrent chercher fortune aux Pays-Bas , soit dans les troupes du duc d'Âlbe, soit dans les rangs des insurgés ; mais il en resta assez en France pour qu'un capitaine nommé François Cocqueville pût réunir en Picardie près de 1 ,200 arquebusiers, « qui estoient des bons, > et se mît à brigander de tous côtés. Le maréchal de Cossé fut envoyé contre lui, et Brantôme prit part à l'expédition, t Nous deffimes tout cela en un rien et forçasmes Saint -Valéry, où ils s'étoient retirez, avec peu de perte des nostres 3 . » Leur chef et trois de ses capitaines furent décapités à Abbeville, et leurs têtes, suivant Claude Haton, furent portées à Paris au roi, qui, après les avoir vues, les fit planter à la place de Grève sur des poteaux, où furent inscrits leurs noms, surnoms et qualités 4 .