‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 97 sur 291 · T. VIII, p · texte numérisé non relu

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Les troupes dont il faisait partie allèrent rejoindre l'armée de Monsieur. Elle s'était mise à la poursuite des protestants en Champagne et en Lorraine, où ils allaient au-devant des auxiliaires allemands. Us purent à grand'peine éviter là une bataille générale, qui leur aurait été certainement fatale 4 .

Pendant que Brantôme, simple capitaine, combattait vaillamment mais sans éclat, de son côté son plus jeune frère , Jean de Bourdeille , baron d' Ardelay , devenu colonel d'un régiment de Gascons, s'illustrait au siège de Chartres. Avant que la ville fût investie, le roi l'y avait envoyé avec dix enseignes de Gascons et de Périgourdins , que les bourgeois, redoutant pareille garnison, refusèrent de recevoir. Pourtant, à la nouvelle que les protestants approchaient, ils consentirent à lui ouvrir leurs portes sur la promesse que ni lui ni ses soldats ne se vengeraient de l'affront qui leur avait été fait. Ils n'eurent pas lieu de s'en repentir. Il organisa la défense, qui fut glorieuse, et périt en combattant sur la brèche, c Pour telle obligation, dit Brantôme, la ville et le clergé luy ordonnèrent sa sépulture au chœur de l'église, et près du grand autel, où n'avoient octroyé ceste faveur et grâce à corps quelconque, et ainsi ne leur estoit permis par leurs statuts; mais, pour un tel bienfaicteur et libérateur de la ville, ilz les violèrent 2 . > Ce n'est pas ainsi que les choses se passèrent, suivant de Thou. Les chanoines s'opposèrent à ce qu'il fût enterré dans la cathédrale, alléguant qu'il leur était interdit d'inhumer qui que ce fût dans un lieu

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