‹ Bretonneau et ses correspondants, ouvrage comprenant la correspondance de Trousseau et de Velpeau avec BretonneauChapitre 59 sur 94 · LETTRE CCLXVIII · texte numérisé non relu

LETTRE CCLXVIII

« 6 janvier 1843.

« Mon Excellentissime ,

« Voici mon premier vœu pour 1843: que Dieu ou la prudence vous protègent contre les flâneurs. Il m’est revenu, ces jours derniers, qu’ils avaient fait tout récemment un trou à votre bourse.

« J’ai vu M. Dutrochet, dont j’ai été très content ; lui auriez-vous écrit? Si non, dans l’état où il est, un petit mot de vous me l’octroiera ; et M. Duméril?... Ah çà ! ne riez pas de l’Institut comme vous riez de votre fortune ! D’aucuns me disent que je dois en être, et puisque j’ai eu la simplicité de demander, de faire des visites à! intrigues, il faut bien que vous m’aidiez. Du reste, ce métier-là est bien ce qu’il y a au monde de plus niais, de plus abrutissant , de plus bête 1 !

« Ma pauvre femme se porte mal depuis quelque temps ; elle me tourmente et m’inquiète pour l’avenir !

« A toujours. »

1 II s’agissait du siège laissé vacant à l’Institut par la mort de Larrey. Velpeau sollicitait le concours de Bretonneau. — T.

DUMÉRIL A BRETONNEAU

LETTRE GCLXIX®

Page 1