INTRODUCTION XVII
il juge sa conduite] « Permettez-moi, écrit Bretonneau, une réflexion qu'autorisent et l'amitié paternelle que je vous porte et mon expérience de la vie : la pièce la plus importante d'un homme , celle qui a le plus de valeur intrinsèque, n'est ni son avoir, ni son savoir, ni son talent, c'est son caractère... » Et plus loin : « Ces profits sont peut-être licites pour des entrepreneurs, des gens d'affaires; mais je suis convaincu qu'ils dégradent le caractère du médecin. » N'est-ce point là le cas de répéter que toute cette correspondance démontre l'élévation d'esprit avec laquelle Bretonneau comprenait ses devoirs ?
Il est grand temps de terminer cette introduction, et cependant je n'ai parlé que des lettres de Yelpeau et de Trousseau. Aussi bien sont- elles les plus nombreuses. M. Triaire a commenté les autres et suffisamment insisté sur le charme de la correspondance de Béranger. Il a de plus fait ressortir tout l'intérêt d'une consultation demandée à Bretonneau par Mérimée et dans laquelle se trouvent décrits, dans un langage d'une admirable précision, les symptômes de la maladie qui a emporté Royer-Gollard.
Ces commentaires et les notes qui les rendent plus précis offrent donc à tous ceux qu'intéresse l'histoire scientifique ou littéraire une ample moisson de documents précieux à consulter. Je tiens cependant à recommander surtout à mes jeunes confrères le bel ouvrage que nous devons à M. Triaire. Si préoccupés