CONCLUSIONS
1° La Physiologie du goût de Brillat-Savarin contient un grand nombre de faits médicaux, surtout du domaine de la physiologie et de la thérapeutique. La plus grande partie de ces faits ont été empruntés à des médecins contemporains de Brillat-Savarin, mais certains d’entre eux peuvent être considérés comme
de véritables découvertes de l’auteur lui-même.
2° L’attitude de Brillat-Savarin en face de faits biologiques est. avant tout celle d’un observateur. Il a su relater dans un ouvrage des observations de maladies, de faits d'ordre physiologique ou psychologique qui seraient tout à l’honneur d’un médecin.
3° Tous les faits médicaux qu’il relate concourent à l'édification de la doctrine de la Gastronomie. Cette doctrine mériterait l’appellation plus large d’Art de vivre heureux ou d’'Eubiotique.
4° I] nous a semblé que l'ouvrage médical auquel Brillat-Savarin doit le plus est le manuel de Richerand, les Nouveaux éléments de Physiologie. En de- , « {
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hors de cet ouvrage auquel il doit un certain nombre de notions physiologiques et duquel il s’est peut-être iispiré également quant à la forme. Brillat-Savarin a connu un grand nombre de médecins de son époque
auxquels il fait de fréquentés allusions dans son ou-
vrage.