SCÈNE IV
brin-d’amoür.
Cet olibrius est véritablement caucase .
NICETTE
C’est mon prétendu.
RÉMY, revenant.
SI j'y vas, c’est que ça me fait plaisir, entendez-vous? (n
fort.)
brin-d'amoür.
Ah ! vous vous mariez? En ce cas, recevez mes compliments... de condoléance, (n l’embrasw.) Vous permettez?
NICETTE
Mais, monsieur ?
brin-d'amoür.
Ça se fait dans les compliments. N’importe, il n’est point beau votre prétendu... Ce n’est pas précisément l’Apollon du Réverbère. Et vous aimez ça?
NICETTE
Pardine, quand on se marie, faut ben aimer son homme.
BRIN-D’AMOÜR, à part.
Petit mouton!
NICETTE
D’ailleurs, c’est un brave garçon.
brin-d’amoür.
Possible... mais l’air fièrement nigaudinos.
NICETTE
C’est vrai qu’y ne peut pas être aussi instruit que vous. brin-d’amour.
Oh! je le crois sans peine!... Savez-vous que tel que vous me voyez, j’ai z’élé en résidence au château de Versailles, ousque j’ai pris l’habitude de parler le beau langage de la cour, et il n’est pas piqué des /'hannetons le langage de la cour, nom d’une pipe! Aussi bien, ça m’a valu d’arriver à un grade un peu z’buppé, fa m’en flatte.
NICETTE
Colonel ?
BRIN-D’AMOliR.
brin-d’amour.
Mieux que ça... tambour. Et je n’en changerais pas pour tout au monde!
NICETTE
Vraiment?
brin-d’amour.
C’est comme j’ai l’honneur...