‹ Brind'amour operetteChapitre 7 sur 17 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Métier charmant,

Où la gloire abonde,

Et qui Tait du bruit dans le monde :

En est-il un plus beau, vraiment?

Je marche avant le capitaine,

Avant les adjudants-majors;

Je marche à la tête du corps,

Et si le commandant le mène Sur son cheval bien fièrement,

Moi je mène le commandant,

Et je le mèn’ tambour battant,

Ra pataplan !

Plan, plan!

Quand l’horizon blanchit à peine,

Aux premiers rayons du matin,

Pour réveiller le camp, soudain J’prends ma baguette souveraine.

C’est moi le premier qu’on entend :

C’ qui prouve encor conséquemment Que j’ suis le coq du régiment !

Ra pataplan,

Plan, plan!

Vous le voyez, Nicette, grade superbe !. .. Et je naurais rien à désirer si Cupidon ne m’avait point percé le cœur d’une de ses flèches macérées.

NICETTE

Qui ça, Cupidon?

brin-d’amour.

C’est le fils à Venus.

NICETTE

Qu’e6t-ce que c’est que Venus ?

* Kicelte, Brin-d’Amour.

BRIN-D’AMOCR.

BRIH-D' AMOUR.

r/est la mère à Cupidon.

MCETTE.

Je ne connais que Rémy.

brin-d’amour.

Ge n’est pas la même chose ; il ne peut même pas vous donner la moindre idée de Cupidon. Ah! si c’était un effet de votre part de l’oublier et d’avoir l’incondescendance d'écouter mes soupirs !

MCETTE.

C’est impossible, puisque j’épouse Rémy... Et, d’ailleurs, je n’aimerai jamais un soldat.

brin-d’amocr.

Comment donc ?

MCETTE.

Des hommes emportés, méchants, qui battent les femmes! brin-d'amoub.

Pas le moindrement, je vous assure. Je ne bats jamais que Je tambour, et si...

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