SCENE DEUXIEME
H Y LAS
seul.
Ces pleurs... Ce deuil... C'était comme les funérailles
De mon dernier espoir! Morne avertissement
Le vent, lugubre, souffle au dehors, agite les voiles.
Et le vent noir qui rôde autour de ces murailles
Pleure si lamentablement!
II lutte contre l'effroi instinctif. Mais la nuit mystérieuse l'enveloppe et 'opprime, et le vent pleure, pleure.
Hélas! tu tardes bien, chère âme, et je suis seul... Et la nuit m'environne...
Il pense au cortège funèbre qui a passé.
Celle qu'on a mise au linceul, Je la connais peut-être...
11 est remonté, il soulève une des voiles et regarde au dehors.
O cieux obscurs! Personne Sur le chemin... Le souffle agite les bras noirs Des arbres qui font dans l'ombre des gestes... Il frémit, il laisse retomber la toile, il redescend.
C'est un soir, pareil aux soirs Où, vers les carrefours, sous des lunes funestes, Se lèvent des tombeaux Les morts plus blafards que leurs linceuls mêmes, Où rôdent, vêtus de lambeaux, La pâle strvge avec les brucolaques blêmes.
J'ai vu la mer affreuse et j'ai vu sans stupeur La mort s'ouvrir au creux des flots...
Avec un frisson.
Ce soir...
Il tombe assis sur l'un des sièges, près de la table.
J'ai peur !