SCENE PREMIERE
ATALIDE, seule.
IHIélis ! je cherche en vain; rien ne s’offre à ms vue.
Malheureuse î comment puis-je l’avoir perdue ?
Ciel ! 'aurois-tu permis que mon funeste amour Exposât mon amant tant de fois en un jour ?
Que , pour dernier malheur , cette lettre fatale Eût encor parvenue aux yeux de ma rivale?
J’étois en ce lieu meme , et ma timide main ,
Quand Koxane a paru , l’a cachée en mon sein.
Sa présence a surpris mon amc désolée.
Scs menaces , sa voix , un ordre m’a troublée.
J’ai senti défaillir ma force et mes esprits.
Scs femmes m’entouroient quand je les ai repris.
A mes yeux étonnés leur troupe est disparue....
ÀhJ trop cruelles mains qui m’avez secourue î Vous m’avez vendu cher vos secours inhumains ;
Et , par vous , cette lettre a passé dans ses mains... Quels desseins maintenant occupent sa pensée ?
Sur qui sera d’abord sa vengeance exercée ?
Quel
Quel sang pourra suffire à son ressentiment ?
Ah ! Bajazet est mort , ou meurt en ce moment.... Cependant on m’arrête , on me tient enfermée....
On ouvre.... De son sort je vais ctre informée.