‹ Britannicus, tragedie de RacineChapitre 20 sur 117 · AGRIPPINE, ALBIN E · texte numérisé non relu

AGRIPPINE, ALBIN E

Albihi.

53ans quel emportement la douleur vous engage. Madame î L’Empereur puisse-t-il l’ignorer !

Ah 1 lui-mcme à mes yeux puissc-t il sc montrer!

TRAGÉDIE. 4Î

Madame, au nom des Dieux , cacher, votre eolcre, Quoi î pour les intérêts de la sœur ou du frçre ,

Faut-il sacrifier le repos de vos jours?

Contraindre!- vous César jusques dans ses amours?

Agrippine.

Quoi ! tu ne vois donc pas jusqu’où l’nn me ravalé, Albinc ? C’est à moi qu’on donne une rivale.

Bientôt, si |c ne romps ce funeste lien,

>la place est occupée , et je ne suis plus rien. Jusqu’ici d’un vain titre Octavie honorée.

Inutile à la Cour, en étoit ignorée.

Les grâces, les honneurs par moi seule versés, M’attiroient des mortels les vœux intéressés.

Une autre de César a surpris la tendresse;

Elle aura le pouvoir d’épouse et de maîtresse.

Le fruit de tant de soins, la pompe des Césars,

Tout deviendra le prix d’un seul de ses regards.

Que dis- je? l’on m’évite, et déjà délaissée...

Ah ! je ne puis, Albinc , en souffrir la pensée!

Quand je devrois du Ciel hâter l’arrêt fatal,

Néron, l’ingrat Néron... Mais , voici son rival.

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