NÉRON, GARDES, BRI T ANN1CUS , JUN1E, GARDES
Néron, à Britannicus.
3P rince , continuez des transports si charmans !...
( A Junie. )
Je conçois vos bontés par ses rcmercîmens,
Madame. A vos genoux je viens de le surprendre;
Mais il auroit aussi quelque grâce à me rendre:
Ce lieu le favorise , et je vous y retiens Pour lui faciliter de si doux entretiens.
Je puis mettre à ses pieds ma douleur ou ma joie, Par-tout où sa bonté consent que je la voie»
Et l’aspect de ces lieux , où vous la retenez.
N’a rien dont mes regards doivent ctre étonnés.
Néron.
Et que vous montrent-ils qui ne vous avertisse.
Qu’il faut qu’on me respecte et que l’on m’obéisse ?
Ils ne nous ont pas vus l’un et l’autre élever.
Moi, pour vous obéir, et vous, pour me braver;
Et ne s’attendoient pas, lorsqu’ils nous virent naître, Qu’un jour Domitiu* me dût parler en maître 1