‹ Britannicus, tragedie de RacineChapitre 82 sur 117 · I.e peuple suit le frein de la Religion · texte numérisé non relu

I.e peuple suit le frein de la Religion

Souffrez que Bajazet voie enfin la lumière.

Des muis de eu Palais ouvrez-lui la barrière; Déployez en son nom cet étendard fatal.

Des extrêmes périls l’ordinaire signal.

Les peuples , prévenus de ce nom favorable.

Savent que sa vertu le rend seule coupable.

D’ailleurs , un bruit confus , par mes soins confirmé. Fait cro te heureusement à ce peuple alarmé Qu’Amuiat le dédaigne, et veut, loin de Bysance, Transporter désormais son trône et sa présence. Déclarons le péril dont son frere est pressé :

Montrons l’ordre cruel qui vous fut adressé.

Sur-tout,

Sur-tout, qu’il se déclare et se montre Iui-mcme, Et fasse voir ce front digne du diadème.

Il O X A N E.

Il suffit. Je tiendrai tout ce que j’ai promis. Allez, brave Acomat, assembler vos amis.

De tous leurs sentimens venez me rendre compte , Je vous rendrai moi-même une réponse prompte. Je verrai Bajazet. Je ne puis dire rien Sans savoir si son cœur s’accorde avec le mien. Allez , et revenez.

( Acomnt et Osmin sortent, )

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