‹ Britannicus, tragedie de RacineChapitre 86 sur 117 · B A J A Z ET · texte numérisé non relu

B A J A Z ET

Oui, je tiens tout de vous , et j ’avois lieu de croire Que c’étoit pour vous-meme une assez grande gloire. En voyant devant moi tout l’Empire à genoux ,

De m’entendre avouer que je tiens tout de vous.

Je

ïc ne m’en défends point; ma bouche le confesse,

Et mon respect saura le confirmer sans cesse.

Je vous dois tout mon sang : ma vie est votre bien* Mais enfin voulez- vous.,..

KoxaNE, l'interrompant.

Non, je ne veux plus rien.

Ve m’importune plus de tes raisons forcées:

ïc vois combien tes vœux sont loin de mes pensées.

3c ne te presse plus, ingrat! d’y consentit:

Rentre dans la néant dont je t’ai fait sortir,...

( A part. )

Car, enfin qui m’arrête, et qucl'e autre assurance Demat de rois- ie encor de son indifférence?

L’ingrat est-il touché de mes empressemens?

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