‹ Britannicus, tragedie de RacineChapitre 98 sur 117 · Z A TIME,ROXANE · texte numérisé non relu

Z A TIME,ROXANE

Z A T I kl ï.

P ARDONNEZ , $i j’oSC VOUS ttoublct»

Mais, Madame, un esclave arrive de l’armée *

tragédie. n

Et , quoique sur la mer la porte fût fermée ,

]Lcs Gardes, sans tarder, l’ont ouverte, à genoux, \ Aux ordres du Sultan qui s’adressent à vous....

Mais , ce qui me surprend , c’est Orcan qu’il envoie.

Orcan !

Oui , de tous ceux que le Sultan emploie, Orcan le plus fidèle à servir ses desseins ,

Hé sous le Ciel btûlant des plus noirs Africains. Madame , il vous demande avec impatience i Mais , j’ai cru vous devoir avertir par avance ,

Et , souhaitant , sur-tout , qu’il ne vous surprît pas , Dans votre appartement j’ai retenu scs pas.

Quel malheur imprévu vient encor me confondre ? Quel peut 6trc cct ordre , et que puis-je répondre ?

11 n’en faut pas douter , le Sultan inquiet Une seconde fois condamne Bajazet.

On ne peut, sur scs jours, sans moi rien entreprendre.

Tout m’obéit ici.... Mais dois-je le défendre ?

Quel est mon Empereur? Bajazet? Amurat?....

J’ai trahi l’un; mais l’autre est peut- être un ingrat!... Le tems presse; que faire en ce doute funeste?

Allons : employons bien le moment qui nous reste,

E iij

Ils ont beau se cacher , l’amour le plus discret laisse, par quelque marque, échapper son secret. Observons Bajazet ; étonnons Atalide ,

Et couronnons l’amant , ou perdons le perfide.

Fin du troisième Acte »

SS

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