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P ARDONNEZ , $i j’oSC VOUS ttoublct»
Mais, Madame, un esclave arrive de l’armée *
tragédie. n
Et , quoique sur la mer la porte fût fermée ,
]Lcs Gardes, sans tarder, l’ont ouverte, à genoux, \ Aux ordres du Sultan qui s’adressent à vous....
Mais , ce qui me surprend , c’est Orcan qu’il envoie.
Orcan !
Oui , de tous ceux que le Sultan emploie, Orcan le plus fidèle à servir ses desseins ,
Hé sous le Ciel btûlant des plus noirs Africains. Madame , il vous demande avec impatience i Mais , j’ai cru vous devoir avertir par avance ,
Et , souhaitant , sur-tout , qu’il ne vous surprît pas , Dans votre appartement j’ai retenu scs pas.
Quel malheur imprévu vient encor me confondre ? Quel peut 6trc cct ordre , et que puis-je répondre ?
11 n’en faut pas douter , le Sultan inquiet Une seconde fois condamne Bajazet.
On ne peut, sur scs jours, sans moi rien entreprendre.
Tout m’obéit ici.... Mais dois-je le défendre ?
Quel est mon Empereur? Bajazet? Amurat?....
J’ai trahi l’un; mais l’autre est peut- être un ingrat!... Le tems presse; que faire en ce doute funeste?
Allons : employons bien le moment qui nous reste,
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Ils ont beau se cacher , l’amour le plus discret laisse, par quelque marque, échapper son secret. Observons Bajazet ; étonnons Atalide ,
Et couronnons l’amant , ou perdons le perfide.
Fin du troisième Acte »
SS