‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 128 sur 289 · LA QUESTION DES ECOLES DU MANITOBA ENTERREE · texte numérisé non relu

LA QUESTION DES ECOLES DU MANITOBA ENTERREE

M. Monk a exprimé la crainte que l'on ne cherchât à se servir de la question du Kéwatin pour ressusciter la question des écoles du Manitoba. Il nous avertit dès le début que les deux

questions sont absolument distinctes (4494). D'accord. En effet, les deux questions ne sont pas les mêmes; elles sont différentes dans leurs origines, elles sont dii^rentes dans leurs développements; elles doivent donc être traitées et réglées d'une manière différente.

Mais ce n'est pas à nous que ce conseil s'adresse; et je regrette, autant que M. Monk lui-même, que l'honorable M.

Pelletier, loin de suivre le sage avis de son collègue, ait employé la moitié Je son discours, que nous analyserons dans un instant, à discuter la question du Manito1 a, au lieu de traiter à fond celle du Kéwatin. Il est encore plus étonnant que M. Monk lui-même ait cru devoir, à quelques minutes de là, invoquer le règlement incomplet de la question du Manitoba pour justifier l'abandon complet des droits de la minorité du Keewatin.

Nous retrouverons bientôt cet argument [4505].

M. Monk déclare "que la question des écoles du Manitoba a été réglée finalement et pour toujours en 1897, par l'arrangement conclu entre le gouvernement du Dominion et celui du Manitoba" (4494). Possible. Mais n'aurait-il pu épargner~~cê~sôûr*îlet à ses anciens compagnons de lutte, aux conservateurs fidèles, sincères, convaincus, qui depuis quinze ans disent que Laurier mérite la géhenne parce qu'il a trahi la cause des catholiques du Manitoba?

M. ±*ionk déclare que la cause actuelle ne surgit pas de celle du Manitoba. D'accord avec lui encore. J'accepte son argument, et je l'applique à sa propre proposition qui va venir bientôt, où il demande d'oublier la question du Keewatin afin de . tâcher d'obtenir un règlement de celle du Manitoba. (4505).

M. Monk considère,' que "le pava a décidé qu'il ne doit pas y avoir de lé-

POUR LA JUSTICE

gislation rémédiatrice" de la part du parlement fédéral (4494). Peut-être.

Mais alors, pourquoi offrir cette perspective de législation rémédiatrice, impossible à ses yeux, comme la garantie suprême des droits -de la nîinorité future du Kéwatin? (4506).-^

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