‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 182 sur 289 · L'OPINION DE SIR WILFRID LAU- RIER · texte numérisé non relu

L'OPINION DE SIR WILFRID LAU- RIER

Mais écartons les commérages des domestiques et tendons l'oreille aux propos du maître. Lorsque le premier-ministre eut présenté à la Chambre des Communes le texte que je viens de vous lire, il y ajouta ce commentaire:

Sir Wilfrid LAURIER :... En cas de guerre, les forces navales peuvent être mise3 à la disposition de Sa Majesté.

M. FOSTER: "A ce propos, l'honorable ministre voudrait-il nous donner lecture de l'article qui définit les "cas d'urgence"?

Sir Wilfrid LAURIER: "C'est la reproduction de l'article do la Loi sur la Milice:

"Circonstances critiques," "événement soudain", et "temps critiques", signifient guerre, invasion, émeute ou insurrection, réelles ou appréhendées."

"Et, ainsi que je l'ai déclaré, ajoute le premier ministre, le Gouverneur en Conseil peut, en cas d'urgence, exercer le pouvoir de mobiliser les forces navales et les mettre à la disposition de Sa Majesté, avec cette seule restriction que le parlement doit être convoqué sans délai."

"M. SPROULE (le même qui attaquait le gouvernement en 1904 sur le même terrain, posant les mêmes objections à l'article de la loi sur la milice que je lisais tantôt): "Le mot "guerre" signifie-t-il ici une guerre affectant toute partie de l'Empire, ou le Canada seulement?"

Sir Wilfrid LAURIER: LA GUERRE PAR TOUT. QUAND LA GRANDE-BRETAGNE EST EN GUERRE, LE CANADA EST EN GUERRE. Il n'y a pas de différence. Si la Grande-Bretagne, à laquelle nous sommes soumis, est en guerre avec une nation quelconque, le Canada est exposé à l'invasion; donc le Canada est en guerre." (1)

Certes, Messieurs, je reconnais en sir Wilfrid Laurier un homme politique de haute valeur, le tacticien parlementaire le plus habile, peut-être, que notre> pays ait connu ; mais ni à lui, ni à plus grand que lui, je ne reconnais le droit de rayer d'un trait de plume toute l'histoire de l'Empire britannique.

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