‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 200 sur 289 · POLITIQUE ETRANGERE DE LA GRANDE BRETAGNE · texte numérisé non relu

POLITIQUE ETRANGERE DE LA GRANDE BRETAGNE

Au congrès de Vienne, l'Angleterre, par l'entremise de Wellington et de Castlereagh, faisait d 'Alexandreler l 'arbitre de l'Europe et donnait à la Russie la prépondérance contre laquelle elle a lutté ensuite pendant cinquante ans.

Plus tard, en 1854, ouvrant les yeux sur le péril, réel ou imaginaire, qu'elle avait créé, l'Angleterre ressuscitait l'empire moribond de la Turquie et, alliant ses armes à celles de la France, allait combattre la Russie à Sébastopol.

Un peu plus tard, en haine de la papauté, l'Angleterre, sapant une autre des assises de la Sainte Alliance, prêtait son argent et laissait ses citoyens s'enrôler pour organiser la révolte dans les états du Pape et dans le royaume de Naples.

En 1859, elle laissait la France refouler l'Autriche au-delà des Alpes; et sept ans après, elle permettait à la Prusse d 'écraser, à Sadowa, le seul contre poids possible à son ambition et de transporter des rives du Danube aux bords de la mer du Nord la prépondérance germanique— déjà fortifiéepar l'odieuse spoliation du Schleswig-ïïolstein, perpétrée, en 1864, avec le consentement de la Grande Bretagne.

En 1871, la crainte du "péril français ' ' effaçait les souvenirs de l 'alliance de Crimée et des guerres de Chine, et l'Angleterre assistait froidement à la défaite de la France et au triomphe des Etats de l'Allemagne du Nord.

Page 1