LE "PERIL RUSSE
Et le "péril russe", ressuscitant de nouveau, au lendemain de la victoire de Plevna, l'Angleterre intervient au Traité de Berlin, non pour défendre la Turquie contre la Rrssie, mais pour s'assurer à elle-même l'île de Crète, compliquer la situation aux Balkans et tenir les Dardanelles fermées aux flottes du Czar.
Et lorsque la Russie, repoussée des mers de l'Europe par l'action constante
laminent; où nous, les descendants de ses ennemis d'autrefois, avons, comme ses propres enfants, versé notre sang pour la conservation du territoire canadien et l'intégrité de l'Empire.
Quant au présent et quant à l'avenir, je ne vous donnerai pas ma parole, je vous donnerai celle d'un homme que plusieurs d'entre vous croiront, j'en suis certain:
"Le Canada n'a de querelles avec per- " sonne, il ne désire pas agrandir son ter- " ritoire, il occupe une position isolée; il " n'a qu'un voisin, avec lequel il vit en "paix depuis près d'un siècle." (1)
Qui a prononcé ces paroles? Sir Wilfrid Laurier. Quand? Le 29 mars 1909.
Ainsi, au témoignage même du premier-ministre, qui veut aujourd'hui nous faire prendre part à toutes les guerres de l'Angleterre dans le monde, parce que, dit-il, le monde entier nous menace, nous n'avons qu'un ennemi possible: les Etats-Unis.