‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 231 sur 289 · UNI · texte numérisé non relu

UNI

Le principe de la participation des colonies aux guerres de l'Empire étant admis, le tarif impérial créé, — ou même s'il n'est pas créé, — croyezvous que l'Anglais de Toronto, croyezvous que l'Anglais de Halifax, croyezvous que l'Anglais de Montréal, consentira longtemps a ce que son argent contribue à l'entretien d'une flotte dont il n'aura pas le contrôle, sans réclamer du gouvernement et

du parlement du Royaume-Uni l'application du grand principe britannique, sur lequel repose depuis un siècle tout l'empire colonial autonome de l'Angeterre: "No taxation without représentation" et peut-être plus exactement: "No contribution without control"?

Croyez-vous que l'Anglo-canadien, comme l'Australien et le Néo-Zélandais, plus fiers peut-être que nous, consentiront longtemps à n'avoir pas un mot, et un mot efficace et permanent, à dire dans la politique mondiale de l'Angleterre, dans son bureau des affaires étrangères, qui prépare les traités, dans son bureau colonial, qui établit l'équilibre entre les différentes colonies, dans son bureau du commerce, qui veille aux mouvements du commerce de l'Angleterre, dans ses bureaux de la guerre et de l'amirauté, qui pourvoient à la défense de l'Empire f

La conséquence inévitable du système inauguré par M. Laurier, c'est qu'il faudra trouver un moyen quelconque de faire participer les colonies autonomes au gouvernement de l'empire.

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