LES ANTI-IMPERIALISTES
Mais il y a aussi, parmi les Anglo- Canadiens, des anti-impérialistes nombreux et marquants.
Il y a, en tête, M. Goldwin Smith, une des gloires de la littérature anglaise, qui n'a cessé depuis trente ans de dénoncer l'impérialisme.
Il y a M. Adam Shortt, que je vous ai nommé tantôt, à qui sir Wilfrid Laurier a confié un poste important à Ottawa.
11 y a le professeur Marshall, de l'université Queen, de Kingston, qui publiait, au mois d'octobre dernier, dans le "Queen* s Quarterly", un article où il dénonçait la politique impérialiste
avec autant de vigueur que je l'ai fait ce soir.
Il y a enfin une association immense, le "Grange" d'Ontario, recrutée dans les couches profondes des cultivateurs d 'Ontario, qui demande, comme M. Monk et comme moi, de soumettre la question au peuple.
Il y a l'association des "Grain Growers", du Manitoba, qui a pris la même attitude.
Et pas plus tard que cette semaine, je recevais de M. Smith, le directeur du "Weekly Sun", de Toronto, la lettre suivante, que vous me permettrez de vous lire:
Toronto, 15 janvier, 1910.
Monsieur,
"Permettez-moi de vous féliciter sur la "position que vous prenez en demandant " que le projet de loi navale soit soumis " au peuple.
"Si vous pouvez soitlever un fort senti- " ment populaire dans la province de Qué- " bec, le gouvernement sera forcé d'accé- ' • der à notre demande. Vous savez «ans "doute que le "Grange" d'Ontario et l'Association des "Grain Growers", du 14a- " nitoba, se sont aussi prononcés dans le " même sens.
"Veuillez agréer, avec le renouvelle- " ment de mes félicitations, mes meilleurs " souhaits pour votre prospérité."
"Votre très dévoué,