L'APPEL AU PEUPLE
C 'est pourquoi, messieurs, j 'ai l 'honneur de vous soumettre le voeu suivant:
"Cette assemblée déclare que le parlement n'a pas le droit d'engager le Canada dans une politique navale entièrement nouvelle sans avoir au préalable obtenu le consentement du peuple.
' ' En conséquence, cette assem blée demande à la Chambre des Communes et au Sénat de différer l'adoption du projet de loi déposé le 12 janvier 1910 jusqu'à ce que le peuple ait manifesté sa volonté par un plébiscite.
"Le président est prié de transmettre ce voeu à Son Excellence le Gouverneur- Général, au Premier-Ministre, au leader de l'opposition et à M. Monk, député de Jacques-Cartier."
Ce vœu n'est pas une déclaration de guerre, ni le commencement d'une révolution. Les paisibles agriculteurs du "Grange" d'Ontario, les "Grain Growers" froids et résolus du Manitoba, tous ou presque tous anglais et protestants, l'ont adopté avant nous. <J
Nous avons le droit de venir à notre tour accorder notre appui aux citoyens des provinces anglaises qui demandent que le parlement ne sacrifie pas les droits de la nation, ou au moins ne les engage pas, sans connaître la volonté du peuple.