‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 53 sur 289 · COMMENTAIRES DE LA PRESSE · texte numérisé non relu

COMMENTAIRES DE LA PRESSE

Londres, 15 juin. — Et voyez comme l'orchidée trouve son chemin jusqu'à la boutonnière de M. Laurier ! Or, l'orchidée est, en Angleterre, comme chacun le sait, un emblème politique. Le premier-ministre du Canada y songe-t-il ? On lui dit qu'il a choisi la fleur favorite de M. Chamberlain et il n'en semble pas moins affectionner cette gracieuse décoration. — {Globe, 26 juin 1897).

L,e Globe du 30 juin publiait une longue lettre, en date du 16 juin, de son correspondant particulier. Cette lettre reproduisait le passage suivant d'un article du Daily Chronicle, de Londres :

M. Laurier nous offre en sa personne une leçon très instructive du régime

britannique ; et aucun de ceux qui ont entendu ses discours pleins d'une éloquence incisive et convaincante, ne peut nier qu'il soit le représentant par excellence du peuple qui a tracé la route où chaque groupe colonial et peut-être l'Empire tout entier doiveut atteindre la période de leur développement complet. Mais la Fédération Impériale dont M. Laurier sera peut-être le héraut est loin du projet auquel on a trop souvent donné ce nom. Il y a quelque chose de presque dramatique dans cette idée que M. Laurier est le champion — un champion à demi-inconscient peut-être, — de cette cause de l'unité impériale. Par sa naissance, par un vieil atavisme et par instinct, c'est un Canadien -français sincère

Londres, 22 juin. — Il est bien connu ici que M. Laurier n'a accepté de Sa Majesté le titre de chevalier que pour céder au désir personnel de la Reine ; et j'ajouterai que si les vœux de Sa Majesté s'étaient tous réalisés, le premier-ministre canadien aurait reçu des honneurs encore plus grands. — {Globe, 23 juin 1897).

Je trouve les lignes suivantes dans une correspondence télégraphiée de L/Ondres, le 22 juin, au Globe, de Toronto, qui la publia le 23 :

Le Times et tous les journaux du matin publient de longs comptes-rendus, envoyés par télégraphe de toutes les colonies, décrivant l'enthousiasme avec lequel on a célébré

les fêtes du Jubilé Tous ces journaux approuvent les honneurs accordés aux

représentants des colonies ; ce sentiment est particulièrement vif à l'endroit de M. Wilfrid Laurier. V entrée des premiers-ministres au Conseil Privé est considérée comme une sorte de reconnaissance du droit des colonies à être représentées dans les conseils de V Empire. Le Daily Chronicle dit : " Si, comme nous le croyons, cette idée vient de "M. Chamberlain, nous l'en félicitons cordialement."

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