‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 79 sur 289 · OPINION DE SIR JOHN HOPKINS · texte numérisé non relu

OPINION DE SIR JOHN HOPKINS

Le 23 octobre dernier, au banquet annuel de la Chambre du Commerce, de Londres, Sir G. S. Clark, gouverneur de Victoria, déclarait :

Grâce à l'esprit splendide qui anime nos colonies, notre armée du Sud- Africain

s'est renforcée de braves soldats venus de tous les coins de l'Empire. Ceci nous prouve qu'à l'heure du besoin, si notre querelle est juste, nous pourrons compter sur le secours de nos concitoyens de toutes les parties du monde. La dette que nous avons contractée envers les colonies qui sont venues à notre secours à l'heure du danger, nous prouve l'importance, non-pas d'exprimer notre gratitude, comme plusieurs le pensent, mais d'augmenter et de développer les forces locales de V Empire. On dit parfois que les colonies devraient proposer un projet de défense impériale. Je crois que ceci est du devoir du peuple de la Grande Bretagne plutôt que de celui des colonies. C 'est à nous de jeter les bases d'un projet de défense pour l'Empire et d'en régler les détails avec le concours des colonies. Si nous désirons conserver la gouverne de l'Empire, nous devons gouverner en toutes choses.

L'amiral Sir J. O. HOPKINS dit que lorsqu'il était en Australie, il y a quelques années, il n'y avait pas d'armée locale ; le peuple étant trop occupé à ramasser de l'or et à se préparer à devenir une grande nation. Depuis, le peuple australien a dépensé certains deniers pour des vaisseaux de guerre ; mais tous ces vaisseaux sont aujourd'hui démodés. A l'avenir, la politique de défense coloniale, au point de vue de la marine au moins, doit être d'envoyer de bons vaisseaux fournis de marins britanniques. Mais si à l'heure du besoin, les colonies offrent des volontaires pour la marine, il ne faudra pas les rebuter en disant : "Que connaissez- vous de la mer?' ' Ils apprendront bientôt tout ce qui est nécessaire en mer. L'amiral déclare savoir que sur les côtes du Canada se trouvent 40,000 pêcheurs familiarisés avec la mer sous ses aspects les plus dangereux et les plus sombres ; et que si demain quelqu'un levait seulement la main, 10,000^ ces hommes robustes s'enrôleraient dans la marine. Quelques-uns de ces hommes ont pris la mer et les rapports qu'on en reçoit prouvent qu'ils sont des marins hors pair.

(7ïmes, 24 octobre, 1901).

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