‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 89 sur 289 · IMPÉRIAL · texte numérisé non relu

IMPÉRIAL

On a vu que cette question occupa une place considérable dans les discours et les déclarations des délégués coloniaux au Jubilé de 1897. Elle n'est venue qu'une fois au Parlement de Westminster.

Le 3 avril 1900, M. HEDDERWICK, M. P., proposa la résolution suivante :

Que cette Chambre est d'opinion qu'il est désirable, dans l'intérêt de l'Empire, d'accorder aux colonies un certain degré de représentation directe dans le Parlement Impérial.

L'auteur de cette proposition fit valoir les services rendus par les colonies au Sud-Africain.

Mais, dit-il, si l'on croit à propos de transformer une simple contribution volontaire en une contribution fixe et proportionnelle, comment peut-on atteindre ce résultat sans ouvrir nos conseils aux colonies et sans leur donner une voix dans la politique impériale ?

[1] voir au chapitre VII. — 30. Quelques témoins-

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Il invoqua à ce sujet l'opinion du Premier- Ministre du Canada, disant :

Je ne puis m 'empêcher de croire qu'en cette occurrence de la guerre du Transvaal, il est très-heureux pour nous que nous ayons eu à notre appui V opinion favorable de sir Wilfrid Laurier.

Sa proposition fut appuyée par M. TREVELYAN qui dit :

Sans doute, la fidélité des colonies et leur attitude à l'heure actuelle

prouvent leur affection intense pour la mère-patrie ; mais cette fidélité n'a pas toujours été aveugle, bien qu'elle se soit manifestée avec autant de bonne grâce que possible.

M. Trevelyan suggéra qu' afin de donner une première sanction au principe de cette proposition, on permît aux agents coloniaux de faire valoir les vues de leurs colonies respectives au Parlement de la Grande-Bretagne, sans cependant y avoir droit de suffrage, (i)

M. CHAMBERLAIN combattit la proposition — tout en se déclarant absolument favorable au motif apparent qui animait les deux députés : le désir de resserrer les liens qui rattachent les colonies à l'Angleterre. Mais il déclara que la proposition n'était pas susceptible d'application actuelle et qu'une discussion académique à ce sujet était absolument inutile. Il dit, avec raison, que les colonies n'accepteraient jamais le genre de représentation suggéré par M. Trevelyan. Quant à la nécessité de s'assurer à l'avenir les services des colonies, M. Chamberlain trouva qu'il n'était pas nécessaire de leur offrir cet appât :

Je crois, dit-il, qu'au moment de la détresse, des difficultés, ou d'une crise quelconque, si nous faisons appel aux colonies, elles feront un effort immense ', hors même des proportions de l'effort qu'elles ont fait cette fois-ci.

M. Hedderwick retira de bonne grâce sa proposition. (P. D. vol. 81, pages 1133 à 1153.)

[1] Cf Sir Wilfrid Laurier et le parti colonial, page XXVII.

Progrès de l'Impérialisme au Canada

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