‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 99 sur 289 · L'HONORABLE G. W. ROSS, PREMIER MINISTRE D' ONTARIO · texte numérisé non relu

L'HONORABLE G. W. ROSS, PREMIER MINISTRE D' ONTARIO

Le chef du gouvernement d'Ontario est devenu, d'ancien libéral qu'il était, l'un des apôtres les plus zélés de l'impérialisme. Il a passé l'été dernier en Angleterre et n'a pas manqué de chanter à l'unisson du concert dont M. Chamberlain est le maître d'orchestre.

A une assemblée de la Ligue de l'Empire, tenue à Londres dans la première semaine d'août, M. Ross prit la parole :

Le Canada, dit-il, a senti pendant longtemps que tout en étant admiré

comme colonie, on ne l'appréciait pas à sa juste valeur. Grâce au Secrétaire actuel poulies colonies et à d'autres nommes publics d'Angleterre, les nuages sont maintenant dissipés et le Canada se sent plus rapproché du cœur de l'Empire qu'à aucune autre époque. Il serait désirable que le prochain pas se fasse dans la direction d'une union intime de sentiments et intime d'action également; et mes yeux se portent vers une fédération de P Empire, au point de vue colonial autant qu'au point de vue impérial.

(Canadian Gazette, Londres, 8 août 1901.)

Je reçoi.s une brochure où M. Ross a réuni quelques-uns des discours qu'il a prononcés en Angleterre. Je n'y trouve pas les paroles qu'on vient de lire ; mais, en revanche, j'y cueille les deux perles que voici .:

Dans un discours, à Londres, le 25 juillet — peut-être le même que citait la Canadian Gazette :

Je ne pense pas que nous puissions maintenir — [au Canada]- — une armée permanente pour la défense de l'Empire, mais je crois que nous pouvons fournir des recrues à la réserve navale. Il y a chez nous 50,000 pêcheurs qui, avec un peu d'instruction, peuvent être utilisés en grand nombre (who could be draivti on liberally), pour la flotte (page 18.)

Dans un discours, à Manchester, le 31 juillet :

Je vous dis ici, à Manchester, qu'au Canada, nous voulons — je crois que

nous voulons — imposer un droit de cinq pour cent sur toutes nos importations de provenance étrangère, sauf sur les produits des colonies de l'Empire, afin de constituer un impôt de guerre ou un fonds destiné à la défense de l'Empire. Répondrez-vous à cette offre ? Imposerez-vous une taxe de 5 0/0 sur toutes vos importations, exemptant celles de provenance coloniale, afin de former un trésor impérial pour la défense de l'Empire? Assurément, c'est là un projet pratique. (NON ! NON !)... (page 27.)

Ces NON ! NON ! sont sublimes de sincérité ! Tant qu'on lui offre de la chair à canon et des contributions, John Bull accepte généreusement ; mais dès qu'on lui demande de répondre par une générosité réciproque, sa protestation éclate, énergique et précise.

On demande ce qu'est l'Impérialisme ? C'est ça !

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