PRIX: 10 SOUS
A l’occasion du cinquantième anniversaire du départ pour Rome des premiers zouaves canadiens, on m’a demandé de réimprimer le sermon prononcé à Notre-Dame, le 19 février 1893, par mon frère, l’abbé Gustave Bourassa, lors du vingtcinquième anniversaire de ce glorieux acte de foi et de courage 1. C’est avec un double bonheur que j’acquiesce à ce désir.
Le discours, m’a-t-on dit, mérite de revivre. De ceci on a facilement persuadé une admiration et une amitié fraternelles que la mort et quinze années de séparation n’ont pas affaiblies.
Il y a plus. En ces temps d’universel délire, où le monde a plus que jamais besoin du Christ, de son Église et de son vicaire pour retrouver la voie, la vie et la vérité, on ne saurait trop multiplier les paroles qui rappellent aux peuples le souvenir de leurs actes de foi et les leçons qui s’en dégagent.
Les nombreux amis de l’abbé Gustave Bourassa partageront avec moi, j’en suis certain, le bonheur tout particulier que j’éprouve à faire revivre, à la gloire du Christ et du Pape, une parole chère, trop tôt éteinte.
Et lui, du sein de l’éternelle Lumière où Dieu, j’en ai confiance, l’a appelé depuis longtemps, il bénira ceux qui ont eu la pieuse pensée de lui faire rendre un témoignage d’outretombe au geste héroïque des hommes de coeur qui furent les soldats du Pape et — cette fois, véritablement — les défenseurs du Droit opprimé.
Henri Bourassa
19 février 1918
1 Le texte de ce sermon est contenu dans le recueil des Conférences et Discours de l’abbé G. Bourassa, publié en 1899, à Montréal, C. O. Beauchemin et fils, éditeurs.
Noces d’argent des Zouaves Pontificaux