I .a. , ./'rit/ m, i pi -.»\ . franc comtoii
Goûnai (se), se salir. Mail gounai, mal arrangé.
Gouri, s. m., cochon. D'où gourillot, petit cochon.
Gouri de mer, cobaye.
Gouri de saint Antoine, cloporte.
Graibeussons, s. m. pi. Morceaux de panne ou graisse de i»mv quand elle a été fondue. On en exprime, ••• l î< i u î< le à chaud
autant qu'on peut, et on mange les graibeussons par gourmandise. (Dans le Saugeais, Grebons.)
Graillun, s. ni. GrOÛl de graillun, c'est le mauvais goût d'un fricot cuit dans un vase malpropre, où il y a eu do la graisse brûlée,
Graivolons, s. 1'. pi., frelons.
Greilleu, v. D., faire du liruil comme avec un grelot.
Gremé, s. m., noyau dur do certains fruits, prunes, cerj île l'u de pêches, pu de greméil C'est-à-dire les ennuis sont on rapport avec les honneurs.
Gremissé, s. m., peloton de lil
Grenaie, s I'. Seigle et colza.
Gresaule, s. t., cartilage. On dit aussi du croquot.
Gresé, s. m. Morceau de pain bénit porto après l'office au
voisin qui doit l'aire l'offrande du pain bénit le dimanche suivant. D'où ces expressions : Aivoi le yresé, passai le gresé.
Greu, s. m. Zizanie du blé,
Greube, s. t. Souche, racine d'un vieux tronc. Grol/a, dans \ ise-lon-lieu. C'est sons une greube de rerne que l'ÔoreVÎSSe attend sa proie.
Greulai, v. a. Secouer.
Grèves, s. l'. pi., les tibias, les Jambes. Ne s'emploie plus guère que dans cette locution : Se Chauffer les grèves; il est lion pour se chauffer les grèves devant le l'eu. D'où grèvi — monter aux arbres, — grèvissou, celui qui grimpe aux arbres.
Gri, adj. Gri se COUChe, gri se lè\e: celui qui se couche de mauvaise humeur se lève de même.
.M. Contejean pense d1'1' le mot gri signifie paresseusement
avec difficulté. Mais une autre locution populaire donne à ce
mol le sens que DOUS indiqih >ns.
On «lit d'un entant rebelle qu'il obéit gri!
Grignai, v. a., ne s'applique guère qu'à la denture. Celui qui grigne les dents; les t'ait grincer, OU les montre avec une expression sardonique.
On appelle grigne-denU certaines personnes contrefaites qui ont les dents fort longues et l'esprit méchant.
Grimon. s. m., Chiendent. D'où grinwnai, extirper le chiendent.
Griveûlai, adj. Marqué de taches qui tranchent sur le fond de la peau. D'où le oom de grweUe* donné aux vaches griveulaie».
Gruilleu, v. u., trembler de peur ou «le froid. (V. tï., Gruller.)
Gueille. S. I'.. petite crotte, (iurillrs de mouton . de chè\ re , de lapin.
Gueiliot. b. m., longue quille de bois qu'on suspend au cou de> beie< rouges pour les empêcher de courir.
Guenne, s. f. Morceau de bois plus ou moins arrondi, ordinairement un nœud, avec lequel les petits patres jouent dans la prairie. Chaque joueur a le pied dans son lion qu'il ne doit pas
quitter, excepté celui qui jaugue (voir ce mot) et qui cherche à
lancer l.i guenne dans un trou du milieu que tous les autres
Joueurs défendent avec leur bâton.
Gucrlot, s. m. Cache-aiguille.
Gucrroillc. : le qualificatif ajouté à la truie qui porte
(ui .1 fait des petits. Alias gorùye. S'applique quelquefois ft
f< mine .te mauvaise v le,
Qtu elure Par extension, contusion, coup,
<; mu m.- i . i . i.i u.- ou gros rizôme de nénuphar. On en voit
il cil" l in ( , I un (Ii.iiikI I ( du 0,20 A lU ni I.h e de . e;ni\ i lui mailles •le | |\ Kl ,
i i rente on quarante mâ$»$t «le chan> re en lidcinunl ; ' une cm courante pour nfair.
lidftUi i . fruit du pi n r|ul uppelle guidellè,
Houppai, v. n. C'est pousser le cri de iou-kou-kou ! iou-koukiiI! pou mai blonde!
(in pousse ce cri en l'honneur de son amie... C'est le chant du coii. C'est un cri éclatant qui, lancé dans la nuit avec une voix de tète particulière, retentit fort loin.
Janfoutre, s. ni., grosse injure. Altération An mot airoutre, qui serait encore usité dans le pays de MontbéHard. Avoutrer quelqu'un, c'est le traiter de misérable et d'adultère. Ce mot, ajoute M. Gontejean, est la plus grosse injure qu'on puisse adresser à un homme de la campagne. Le sens d'adultère est
aussi le sens que donnent au mot iïavoutre les glossaires des
vieux fabliaux et du roman du renard.
Je crois que de j'avoutre, nous avons l'ait à Broyé et ailleurs j'envoutre, puis janfoutre.
Jaspi, s. m. Voix perçante, parole vive et criarde. Jeus! que jaspi ! tu nous perces les oreilles...
Jauguai, v. n. C'est attendre son tour déjouer, être en pénitence, se morfondre.
Jetun, s. m., essaim. Nos mouchottes ont jetai , nos abeilles ont essaimé.
Jume, s. t., écume. Jumai, éeuiner.
Jû, s. m., jeu. Ce nuit t'ait jure, jouer.
Lcâchottes, s. f. pi., chicoracées lactescentes.
Lanciron. s. m., jeune brochet.
Las-moi ! exclamation de pitié et de condoléance, équivalente au pécaïre îles gens du midi.
Lessus, s. m., eau alcaline ayant servi à lessiver du linge.
Leu, s. m., ivraie. LoUum.
Levaie, s. t., fumier fraîchement retiré de l'écurie el étendu devant la porte peur rire mis en tas ultérieurement.
On 'lit : levai le fmè ou l'aire lai levaie pour désigner l'opération qui consiste à renouveler tous les huit jours la litière du bétail. C'est le samedi qu'on se livrait à cette opération autrefois et peut-être encore aujourd'hui.
Quant à la levaie, elle était relevée el mise en tas ou au gros fumier tous les six mois.
Liette, s. t., tiroir.
Ligoûneries, s. f. p., propos sales et orduriers. Ce mol n'est guère usité qu'au pluriel; radical, goûnai,
Lingaîne, s. t., pièce de terre beaucoup plus longue que large, très pou large.
Liseû, v. m., glisser. D'où lisude, sente ou sillon que les enfants pratiquent sur la glace ou le verglas en s'amûsahl à glisser. D'où encore Usou, pièce de l'avant-train d'un chariol qui tourne en glissanl sous la Ligne.
Dans tous ces mots la gutturale disparaît comme dans iaude
pour Claude; miche, |ioiir crèche ; renouillc pour grenouille ;
etc.
Loichet, s. m., boche.
Loichcu. s. m., loichie, s. t., repas particulier donné au bétail qu'on veul en ou qui est malade : ee sont des betteraves
ou des pommes de terre cuites el du son mêlés.
Lodk (le ou au). Auprès b côté, le long du boue, /<"'/ au long •tu boue, auprès, tout auprès du Pois. Cela se disait en France mi encore communément au \\ n
Loquai, \ . n.. i. ii loquent, eu étant secoués d lenl
m. un t.i entation b i Intérieur d'un corps mobll i un
bruit tic clapotement «le liquide el d'au- Cela indique en I i H oui < m dit b Kfontbéliard berloquai
Lou, m , louve, i loup et louve D'où louvèn . ropaire à
loup \ ii louvière, l incoru louvâche, vor vu iculuirc qui
s'attache à la peau «les moutons particulièrement. D'où a louvairou ou loup-garou, (lou el vair) loup gris, vieux loup qui mange les petits enfants.
Louvairrou exclamation el Juron familier pour exprimer la surprise et un étonnemenl désagréable.
Louches, s. 1., morceau de pain coupé en tranche mince.
Louches, s. i'., grand el petil carex : plantes de marais.
Loûne, s. f., femme nigaude el paresseuse. D'où loûnariet, propos sans valeur, de désœuvré.
Loûson, s. f., maladie courante, petite épidémie au poinl de vue de la gravité, mais s'étendant à bien du monde, comme la grippe, qui est le type des loâsons.
Lusâde, s. f., lézard.
Lusottes, s. r. r. (I.. la graine du gergillot (voir ce mot).
Maquevin, s. m., vin ouil <m mieux jus de raisin cuil el conservé.
Mailieu, v. a., tordre avec la main. Je lui ai maillé les poignets. E' faut mailieu lai route quand clic a tenre. 11 Tant tordre le lien quand le bois esl encore jeune ; c'est-à-dire corriger les enfants.
MailloD, s. m., manche «lu fouet.
Maillon, s. m. boucle du lien «les gerbes. Cette boucle esl faite en tordant les extrémités du lien qui sont repassées par
dessous (de mailieu).
Mairichau, s. m., cocoinelle.
Malassu, goût de sec que prennent les futailles vides.
Malbrou s. f., grosse voiture à fortes roues dont la bande à une largeur et une épaisseur doubles de celles des roues ordinaires.
Mal d'effet, adverbe qui si-nitic cela n'est pas étonnant ! Mal d'effet, cela ne pouvait pas se l'aire autrement !
Mangeotte, s. t.. petite manche d'étoffe fermée comme un
sac et OÙ les enfants conservent leurs provisions de fruits. Par extension, c'est la provision elle même qui est dite mangeotte.
Maon, s. ni., gésier «le la volaille.
Marouau, s. m., maton ou marmot, chat mâle, onomatopée.
Masheu. nieshuy, désormais.
Masse, s. t., assemblage de plusieurs, mennevéê (voir ce mot) attachés ensemble. La masse a le volume d'une gerbe ordinaire. Elle esl Formée par quinze ou vingl paquets de chanvre réunis par un lien.
Matras, s. m., fumier, d'où matrasseu, fumer.
Menai, v. a., se dit de la vache qui est en chaleur; elle mène
ou mieux, elle meAne (voir ce mot) /a* boeus; elle appelle les boeufs.
Mennevé, s. m., paquet de chanvre qu'oïl peut embrasser dans les deux mains. C'est à qui trillrru le plus de iiirinicrrs
dans sa soirée.
Messe, s. I'., grappe de tUrquie avec tontes ses enveloppes, épis et feuilles. Oiiand la mrssr esl surchargée de feuilles, diton. i ne de gros hiver.
Mette, ad., alangul, D'OÙ nniirtli. |]| r« • mette, c'est se sentir
brisé, faible, sans court
Metton, s. in., gàteaU de COlza, de fhenevis ou de navelle dont l'huile a été exprimée, et dont le résidu pressé est moulé en carrés aplatis.
Moule, s. t., tas de loin on de -ciliés faits pour en faciliter le
chargement. Les mêûlotê de i -oui de petites meules faites à
la h. ite. par crainte de la pluie.
Mcuii-u. v. n. « avec douceur. Le paj an
comprend jusqu'il nu certain i i les cria des animaux avec
le qui i i1 s ii n interprète pourd tinguer quand
le ii fureur ou d une passion douce, el il
a di caractériser ainsi . la jument
qui hennit, quand elle appelle ■>■- comp vouine, quand
on Iti chatouille
Meûrie, s. I'., bète corrompue, putréfiée, charogne, se dit aussi pour putain. Alias, mûrie (de mûre, pourri. Sau-meâre, sel corrompu.)
Meusseu (se), se cacher, se mucer (v. r. n.), d'où meussot, boudeur, dissimulé.
Miâle, s. m., merle.
Miguai, v. a., guetter, ajuster.
Miollot, s. m., moelle nu amande 'l'un noyau de fruit, de poche, d'abricot, 'l'un gremè quelconque.
Mirlique, s. !'., hydromel. G'esl l'eau dans laquelle on a lavé les '-.Hit. '.mis ci 1rs instruments qui ont servi à retirer le miel des m. 'h. 's ci à l'approprier; doux comme de la mirlique.
Misot, s. m., petite Scelle à nœuds qui se met au boni 'lu fouel pour claquer. A Besançon, mite.
Misse, s. f., la rate on dit d'un homme qui es1 bon coureur qu'on lui a enlevé la misse, qu'il es! dératé.
Mitou, ad., plaigneux. D'où ruimitmtler, ramener quelqu'un
en le plaignant, par des caresses, de mette (voir 06 mol Mondure, s. f., arrière faix «lie/. 1rs animaux. Motrequeur, s. m., quantité d'une chose, lard, pommes de terre, farine de mais, etc., à mettre en une fois dans la marmite pour un repas.
Nai, s. m., ne/., d'où naque, pour désigner l'humeur qui s'écoule des narines; d'où encore naiquâ et naiquâ de, morveux; naquet, homme de peu d'importance, gamin, qu'on moucherait; d'où aussi renâré, qui a du Qair, nui est lin ; etc.
On l'ail peur aux petits enfants du grand nmiquâ, du père naiquâ, du reilte naiquâ, du /"'•)•'■ dos naiquas.
Naidouilieu, v. n., agiter l'eau avec les mains pour s'amuser, comme l'uni les enfants.
Nâsir, v. a., rouir, on l'ait nâair le chanvre en le mettant dans l'eau ou simplement en l'étendant sur la terre.
Népié, s. m., néflier.
Niau, s. m., l'œuf qu'on laisse au nid, mot composé très simple comme on voit.
Nonotte, s. I'., petit tubercule et surtout bulbe du colchique d'automne. Se «lit aussi de la màcre, de l'annotte, tic la raiponce, etc.
Noue. s. t., ancien lit d'un cours d'eau. D'où nouotte, petite
nulle.
NouriD, s. m., petit cochon, cochon de lait.
Nouvô, s. in., avancée du toit, toit prolongé pour abri et fort bas en avant des maisons. Il servait à remiser les voitures, du bois, d'antres <>lijets. C'était très coiuinun autrefois. Ajouté à la construction principale, un appendice pareil présentait
quelques avantages ; mais il avait aussi le grave inconvénient de rendre obscures les habitations, d'y empêcher absolument l'entrée des rayons solaires.
<> mot nouvô est une altération grossière par interversion du
mot auvent.
Nun, personne. Il n'y a mm, il n'y ;i personne. Ne /'« tous ai rtwti poi d'vant quéquun, ne fais t<»rt à personne par devant les
L'eus.
Orbcu, terre d'orbeu, marin' pour servir au torchis. Cette
terre était emploj lutiner la paille des rouleaux qu'on
appliquait les uns contre les antres.
Or m p . lentes les intempéries ; Ifs btnirrasipies,
:i-. radical iVintnijnn.
Ouri le mâle de l'oie
OUL\ Mille, .Mil.
mauvai cheval
' , oli
hotte de mi ervanl & porter le
un. n
Ouseraule, s. f., érable, mauvais b<>is de ohauûage donl un proverbe a dit :
(ja'il laisse mourir de froid
Sa mère au bais !
Ouvai, v. n., pu in Ire.
Pâ, s. t., lard, chair el viande quelconque qu'un distribuai! parcimonieusement aux convives dans chaque famille. l>'"û pari ou portion, p&. BeUlé-me de Un mon pain, don-
nez-moi du lard avec mon pain.
Paipai, s. m., bouillie composée de fartite et de lait, sucrée mi salée, qui Bervail de nourriture aux enfants en lias (Saugeais : papet.)
Paitrovdlleu, v. n., tremper scs pieds dane l'eau ; littéralement, mettre ses pattes au ruisseau.
On naidouille avec les mains : on poMrouUle avec les pieds.
Paittenailles, s. f., panais.
I ne te crains pas pu que las paittenailles ne craignant lai greûle. < \ ieux proverbe.)
Pattenaillo, s. i'., le jeu de la patteuaillc consiste à s'asseoif lace à face, pieds centre pieds, el à s'eiile\er à la force d68
poignets.
Pan, s. ni., tablier de cuisine, vêlement servant surtout à essuyer la table OU la vaisselle.
On dit à nue femme en lui jetant un objet quelconque : tends ton pan ! ouvre ton pan !
On dit encore : elle en a plein son pan, c'est-à-dire une pannaie.
La punnaie est donc ce que peut contenir le tablier. De ce mot sont tonnés : 1° pannai, essuyer, torcher.
Panne Ion wil d'aivou ne mitaine l'aune le bas, panne le haut Prends bin gâde de t'faire du mau
(Vieille sauteuse.)
2° panne-tnotna, s. m., ou pan-de-main ; A0 pan-de-nâ , s. m.,
mouchoir ; 4° panmeur*», s. f., tablier (!»> cuir que portent les maçons el d'autres artisans ; 5° pantot, s. m., derrière de la chemise : etc., etc.
Pansurot, s. m., estomac. A la lettre, petite panse.
Les anatomistes ont appelé l'estomac ventricule, ou le petit ventre. C'est identique.
Pas-moins, adv., pourtant, cependant, néanmoins qui en donne à pou près le sens et qui a le môme point de départ. El û moue? OnVaivai pas moin» bin soigne. Il est mort".' on l'avait pourtant bien soigné !...
Pâssot, s. m., drapeau d'enfants. A Besançon pOB.
In brë, das pas, das chemisottes. (Noéls bisont.)
Paule, s. f., pelle à long manche sur laquelle on met la pâte pour enfourner.
Paulemelle , s. f. , ferrement de porte pour recevoir les gonds.
Pautenère, s. t., double poche que les femmes portaient attachées sous leur jupe avec <\>^ cordons.
Pauvêne, s. t., bourdaine. Espèce d'aulne (voir le mol vêne),
Pé, s. t., peau écorce, pé de chêneveuilles au lieu «le chanvre.
Jean, p'tit Jean Ii'uli. mon atml, que bel liaibit
Aicheteré tn ai toi fenne, dis moi lu dis? —
In bel haibit d'pé de eheneveidlle, mire, i vo le dis.
l'un rnn' haibil d'soie. oit! qU6 neniii .'.'. . .
t \ âpres i astiques.)
Pégnots, s. m. pi., chardons, fruits du carde a foulons.
Pcn.-i. ptmâêêt ■"ij. . | sis. Etymologie simple (pttri el nai).
IImh
Poneii. ptmetuê, ad., honteux et confus.
Perré, - m., endiguemenl Corme en talus aveo des pierres.
Pcrrèrc-
Pervouillen ■ aux <■! autres débi ipportôs
■us les an e par le remo On donne ce nom nusi i aux copeaux de menuisier,
Pesettes, s. f. pi., vesces. <>u prononce aussi besettes. Peuche, s. f., ou peûchon, s. m , cuillère à polai
Peut, peute, adj., vilain, laid, malpropre, ai pente chaitte, bés minons !
Pé-vannoure, s. f., peau de mouton que 1rs batteurs en grange portent en guise de tablier pour appuyer leur van. Litt : peau pour vanner.
Pidance, s. f., tout ce qui se mange avec Le pain, l'idance signifie aussi aliment copieux : un œuf, c'est bien ; deux, i mieux; trois, c'est pidance, «lit un vieux proverbe.
Piépoux, mauvaise herbe.
Pieute, s. f., à Besançon plot, tronc debout haut d'environ deux pieds, et sur lequel on aiguise les échalas, des manches d'outil, etc. Cest à proprement parler nue enclume de bois servant à toutes lins.
La pieute est un meuble indispensable dans loutau.
Piteu, s. m., putois.
Pléiant, s. m., levier de bois flexible long et fort, servant à serrer et à fixer à l'aide 'l'une chaîne <>u d'une corde, le chargement d'une voiture.
Poêle, s. m., chambre à coucher. Elle fait suite à Voutau qui
est pavé nu dallé, où st.- l'ail la cuisine et où l'on travaille. Poidessus, s. m., crème nouvelle, la crème qui s'est formée
sur le lait de la veille.
Mot composé devenu simple par lu-
Poi, s. m., poil, brin. Ne s'applique guère dans ce dernier sens qu'à l'herbe. On dit un poi-d'herbe, pour un brin d'herbe.
Nos pères autrefois considéraient l'herbe comme la chevelure de la terre ; chaque brin d'herbe était un poil de cette CE lure.
Poi-feu, s. ni., houx.
Poi-foultot, s. m., duvet, barbe naissante.
Poille, (les 11 mouillées), s. f., écorce des plantes, du chanvre. Il faut attendre que la Saint-Laurent ait mis lai poille au chanvre pour l'arracher, dit un vieux proverbe.
Porchot, ou pourchot, s. ni., porc (Vais. Ce doit être un mot nouveau dont l'étymologie est facile à deviner.
Porgalai, v. a., poursuivre à fond île train. Pouchot ou p'chot, adv., peu.
Pouillots, s. m. p., fruits de L'aubépine.
Poulot. s. m., mâle do la poule, coq. La chanson du ricochet est appelée à Broyé la chanson du ronge poulot.
Poul'vaudai, v. n., aller venir sans ohjet déterminé; perdre son temps.
Pouson. s. t., puanteur. D'où le verbe ampousenai. sentir mauvais.
Preugeu , v. n. l'n aliment accommodé de certaine façon
preuve plus que s'il était accommodé d'une autre; o'est-à-dire qu'il profite plus, qu'on eu mange moins (v., fo&sentti qui a le môme sens).
Prou, adv., assez.
Quart, s. m., coin, se chantier au quart du feu. Quechot, s. m., la sommité. Au quechot du toit ; pour an plus haut du toit. Le qtieohot d'un chêne est le sommet.
Qucnou, s. m., bois épineux cl fort dur.
Quenillou, v. n., perdre son temps à des choses futiles, indi-
d'occuper quelqu'un. Celui qui tue le temps à redresser de vieux clous par exemple esl dit qumiilot.
Qucrquolin, --. m., pancréas du porc.
QuoHHi... quand ta pâte a eu froid, le pain i itineux ci
il empâte le couteau il esl du qunti.
Quottcrie ou queulerie, >. I. Quantité de lit mis à l'aicuille.
• mi -/<• grande* qu9tt«riiê... ■> Besançon
on dit
Qu i renflemenl de le racine au point où la l
qu'elle upfioru émerge du ol. in batoa fe qtêêuohe est un
m n Tiniiié |i.n un n nlli'iui'iil rilcillOUX en ■ * 1 1 1 -e de pomme
Il est d'usage au village de porter la queuche en bas, comme ;i [a ville de porter la pomme en haut.
Queuquelle, s. ('., casserole en terre ou en fonte.
Queuquereilles, s. f. p., coquilles de moules de rivière.
Queutai, v. a., appuyer, étayer. E foui queutai Uti talv que ché, il faut étayer le unir de façade qui tombe. (Voir aiqueutai.)
Queuti, s. m., jardin, ailleurs : oàuti, V. t'r. courtil.
Quiaquai, v. n., faire claquer bod fouet.
On dil pourtanl abusivement : quiaque las bœufs, pour aieceiUe las...
Quignieu, s. m. Cadeau qu'on t'ait à son filleul à Noël, On lui donnail jadis une miche de deux on trois livres jusqu'à i âge de
dOUZe ans.
Quinson, s. in., pinson.
Quioues, s. 1'. p. Claies «l'une voiture
Quiousseu, v. n., s'évanouir, panier.
Quivotte, s. 1'., sorte de (amis pour Cribler les grains. I une peau de mouton sans poils, garnie de trous plus on moins grands appropriés à la graine qu'ils doivent laisser passer et faits à l'emporte pièce. <>n dit quivai pour cribler. On appelle quivou, celui qui crible, el quivures la petite graine et la Bigame qui passent par les trous de la quivolte.
Rache, s. f., teigne, dartres >\\i cuir chevelu. <>n appelle
aussi de C6 nom la CUSCUte îles prairies. D'OÙ ràchrt, enfant
malingre, chétif et rabougri, comme sont en généra] ceux
qui ont été épuisés par de [ongUOS suppurations à la tête, étant jeunes.
Raflai (se), v. pr., compter sur quelqu'un pour l'aire une besogne qu'on devrait taire soi-même. / m'étQHfi rafiai su lu,
j'avais compté sur lui.
Raibaisse, s. f., forte averse, grande pluie.
Raibaitue, s. f.. construction pour remiser 1rs voitures et le bois de chauffage.
Raicodai, v. a., instruire, enseigner la grammaire, faire dire la leçon.
Raidrosseu, v. a., mettre les choses en place, tenir îles objets avec soin et précaution.
Quand on met ai son aipoint On treuvc ai son besoin,
dit on ancien ada
Raigaucheu, v. a., attraper au vol un objet lancé, le recevoir adroitement comme une paume, un fruit, etc.
Raigonnai, v. a. Sermonner quelqu'un en maugréant.
On «lit aussi raivonnai.
Raigreumi. Etre transi, avoir des frissons.
Raim, s. m., branche de bois petite et menue, destinée à être liée avec d'autres en ragots el à servira divers usages, comme de ramer des pois, des haricots, etc., radical de remeste (voir
Ce mot).
[1 est probable que primitivement, i • dirigerune barque,
00 9*681 Bervi d'un ratm; d'OÙ les mots de rame, de ramer.
Ramilles, ramoner, etc., sont aussi des dérivés du même élément
Raimaiget, s. m., un étranger qui s' implante au villa
Raimandons, s. m. p., restes d'un repas.
Raimitoulai, v. a, consoler. C'est prendre par de d0U<
ses un enfant, voire une personne quelconque, pourgai i mttou, peut «être amitié.
Raintri, adj , ridé, Qétri,
Raipondro, I i B< rapprocher el unir les extrémités
d'un.' corde, d'un iii . rattacher el réunir des choses disjointes. Qq t. , ni/Hunii-r (Voir m mol i i m laii uni nUpona i un babil déchiré.
ippe de turquie, de mille! ou de panis. C'esl
Ulie imn.r • I • - 1 m nillh '■•■ dr se . i n \ « |. >| .(■■
,i. de ici 'ii parut) comme dans rolohe, renouillei, etc.
Rampé. Etre manche à manche an jeu dans une partie; avoir parité de points. <>n dil indifféremment avoir, être el faire rampé : j'ai rampé ; je suis rampa ; j'ai fait rampé...
Rancos, s. m. pi., I.' râle de l'agonie. El en û as raneos, il ■ lise. D'où ràncoilleû, râler, respirer comme si l'on avait des mucosités dans la trachée.
Raitroupai, v. a., ramasser, faire ses provisions de réserve; faut faire qu'ment le coucou, raitrpupai pou son hivai !
Rassotte, s. 1'., abri. Se mettre at hn nusotte, pour éviter la pluie. Dans lr Saugeais, sota, abri,
Rassuai (se) v. n. s.> mettre au beau, eu pariant du temps.
En été >iaaiid le soleil lu
Las chemin* sont toue voêsus l (Ptot. iv.-r.nnt.)
Rasurc, s. f. Gratin qui se forme au fbad delà marmite quand on l'ait cuire des gaudes, du riz au lait, .-le.
La râaure des gaudes esl uni' friandise très recherchée des enfants en Franche-Comté. Qui est-ce qui racle lard* r A cette demande du chef de famille, tous les entants répondent : moi ! moi ! moi !
Ratonaie, s. r., réplique, répartie. /><• bonnet ratonaiet, benne riposte. Ratonai, écarter les bêles du dommage, a la même racine.
Ratouleux, s. in. pi. la pie des seigles, liatoalai signifie refaire des atoales (voir ce mot), c'est-à-dire faire succéder une réCOlte de céréales à l'autre.
Ratrombi, v. n., résonner dans la tête, retentir... Cèiài w'aî rutrombi <ia>is las oreilles, ça m'a étourdi... à Besançon, hmsombi.
Rebi, adj., se dit du pain qui n'est pas cuit, quoiqu'il soit
resté très longtemps au four. Le four n'était pas assez chaud, et
le pain n'est pas recuit ni trop cuit, ce qui ne le rendrait pas
mauvais ; niais il est rebi et détestable. Ce met, je émis n'a pas
d'analogue eu français.
On dit du linge qu'il est rebi quand il a été séché à un soleil trop ardent, séché trop vite.
Recarroilleu, v. n., c'est avoir une certaine ressemblance éloignée, mais frappante, avec certains ascendants; ê rccarroille son grand père.
Recerci, v. a., rapprocher les trous ou les déchirures d'une étoile sans mettre cte pièce. Au Bguré, dédommager, réparer.
Redouilleu, v. a, tromper.
Rejannai, v. a., imiter en contrefaisant. Copier, singer quelqu'an.
Relanguai, v. n. Ce n'est pas être rapporteur; c'est relanguai, c'est redire par légèreté ou par ôtourderîe ce qui a été confié dans l'oreille. D'où relangarde, personne qui s'en va raconter tout ce cpi'on lui dit.
Remesse, s. I'., balai; de rwfofl (voir ce mot.)
Remettre, v. a., vomir.
Renaidai, v. n., vomir.
Renouille, s. t.. grei i 1 1 « • . Hrnoi<iii<\ pécheur de grenouilles.
Reseilieu, v. a., couper l'herbe ; itié, mai faucher.
Ressannai, v. n., ressembler à quelqu'un.
Reuiaie, s. f. t ot rennes des bonnes tètes. Au premier janvier, cadeaux divers ; à Pâques, œufs colorés ; à Noël, le quignieu... oie Rêûle, rouie, contribution.)
Routie, s. I'., rôtie.
i* itemie étendu but du pain ;
Pain grillé, trempé dana le vin. On portail autrefois la
rôtis poivrée aUX jeunes mariés.
Ribouiai. \ a Ribeulai Uu auiUtê, signifie leur donner une expression menaçante on lea ouvrant démesurément.
ohanvre roulé et mis eu paquet de moyen volume
Roflou, s. r., pelUouléi ôpldermlquea 'in cuir chevelu, abon enfant) et ohea lea petits oiseaux.
Rogno-ii.urii.-. m i. ni. mi qui Burvient dana une famille, m lequel on ne oomptail po et qui réduit sensiblement la pari de auti
Roi-de-guille, s. m., roitelet.
Roillie, s. m., même sens que riéte. Ces deux mots s'emploient indifféremment pour exprimer un marne objet.
Roiche, s. 1'., crèche d'établi-, où les brousses du râtelier sont recueillies, où l'avoine el les aliments pâteux sont dépoe
La consonne dure tombe, comme dans raippe, iaude, etc.
Rondotte, s. t., lierre terrestre.
Rouailleu, v. a., grignoth-r. Le rouaillon est ce qui reste
(l'un irait dont la chair a été mangée tout autour. Roue, s. t., fossé peu profond, roue, rô,reue, sillon de cbarrue.
Rouegeu, v. a., remuer doucement et en rond les liquides
plus ou moins épais.
Rouetotte, s.f.,brioche fil (orme de couronne, faite de beurre, de farine el d'oeufs.
Rouillot, s. m , battoir de lessiveuse,
Rouôle, s. t., outil en 1er à Ion- manotM do bois servant à
retirer la braise du four, a Besançon ri&U.
Ru, s. m , petit cours d'eau ou, plus exactement, eau courante : tout bon soldat a deux chemises, une au cul, une au ru ; suivant un ancien dicton.
D'OÙ russe, ruisseau. Le ru D'est souvent (prune eau ipu
dévale dan- les rigoles d'un chemin.
Sairgot, s. in., cahot. D'OÙ sairyotai, cahoter, être cahoté.
Saivaie, s. i'., plaie allongée, comme celle résultant d'un coup de corne qui laboure la peau superficiellement. A Besançon, saivade.
Saune, s. in., sommeil.
Sauvoillot, s. ni. Yehle, sambucus ebulus.
Seillin, s. ni., saindoux.
Sennai, v. a., semer. D'où le mot de sonnons qui désigne en
Franche-Comté ces inombrablea tils qu'où voit au temps des
semailles, chaque feuille et chaque brin d'herbe ayanl sa toile d'araigné On appelle aussi cela a Broyé des petRtns. (Voir ce mot.)
Seu, seule, adj.. fatigué. D'où seûlai, fatiguer, être fatigué.
Seut, s. t., étable ;'i porcs. Quand les cochons sont^trop gras,di1 un vieil adage, é cassant lai seul.. .* Il en esl ainsi jle bien des serviteurs.
Siésant, siésante, adj., s'applique à une personne gracieuse, liien faite, à tournure agréable.
Cette fille est liieu siésttulr.
Simot, s. m., lisière du drap.
Soicherot, s. ni., ôpervier. Chasserel, oiseau chasseur. A
Broyé on a interverti les consonnes : ce qui arrive assez souvent . nu dit preti, pour pétrir; bré, peur berceau; fromai, pourfermer : aprovier, | répervier, etc.
Sombrai, v. a., c'est donner un deuxième coup de charrue après la récolte «les céréales.
i.e premier coup, on ratoule, cachant eu terre les atoules] le
deuxième < p. "ii sombre.
joie eu pie des sombres est celle où l'on a récolté du seigle l'année précédente. Autrefois, elle restait en friche; en laissait reposer la terre. Aujourd'hui, eu y fait des semailles de carême; du turquie, des pommes de terre, etc.
Sopai (se), c'est heurter du pied une uresse pierre, un corps
dur quelconque qui dé] u sopai t Oh ! qui boi
ri, ni | (Voir ce I j n . f . »
!.. haie. De $sp$s, dit l'abbé Dai :
Son. reniera fourrage. Le solier (vieux français)
Souiiu.-i-, m. me .1 supporter les Immenses che-
min* Olir donner par en liant du
un,,- ôtail le plui i " hoi de la il en reliai) deux autres qui étaient e du brenie, . h., iiiii i .
Quand l'enfant bat l'écorce du saule ou du coudrier en sôve pour la détacher facilement et en confectionner un sifflet primitif, un (ieutot, ou une trompette, il chante sur un ton monotone :
Subicu, subieu, mon ftoutot.
Su lai coue de Jean Jacijuot; Subieii, subieu. mai trompette, Sn lai coue de Jean Jaquette! . . .
On ne comprend pas le sens dé cette Invocation; mais on croit bien que sans cela \efieutot ne sifflerait pas et que la trompette resterait muette.
Taivane, s. t., mur de façade.
Tantoue, mot vague et sans précision qui signifie dans un temps indéterminé. Ainsi j'irai tantoue, c'est-à-dire de bonne beure dans l'après midi. Sur le tantoue, c'est sur le soir, à une beure qu'on oe saurait préciser.
Taifourots, s. m. p., cousins, moucherons dont les piqûres sont si désagréables. Littéralement : petit taivins. On devrait dire taivourots.
Taivin, s. m. taon
Quand enne mouche le pique é se croit qu'ça in taivin, (l'rov.
popul.), par moquerie des ^vn< qui se croient plus malades qu'ils ne le sont.
Tasson. s. m., blaireau. D'où tassenère, tanière à blaireaux.
Tatots, s. m. p., débris «le poterie cassée, Objets et ustensiles de ménage mis au rebut. On appelle tatillon celui qui perd son temps à des inimitiés, à ranger des tdtots ; et tatillonnaige, cette occupation habituelle.
Taulai, s. v., contusionner. Taulure, meurtrissure, contusion suivie souvent d'abcès.
Taule, s. t., table.
Tavillon. s. m., bardeau, encolle. Tovolion, à Montbéliard.
Tésse, s. f., la tésse ou tisse est un arrangement symétrique des gerbes, symétrique comme la natte. Faire une tésse se dit
entésseii las gerbes. Ce n'est pas les entasser ;e'est les mettre en piles bien ordonnées, par alternance, celle-ci, dans un sens; celle-là. dans un autre.
Le tas est confus; tandis que la tisse présente la symétrie» D'où tisser, tisserand, taxonomie, texus, etc.
Teuffe, t|([. f. Touffe (vieux français) touffeur, air pesant chargé d'électricité, qui rend mal à l'aise.
Teumai. v. n., renverser, répandre du liquide qu'on porte
dans un vase plein, ou qu'on décanté. 'Fumer, dans le sau-
ÎS, c'est s'épancher hors du vase, en bouillonnant. Du lat, tumere, gonfler.
Teurre, s. 1'., faire la leurre, c'est bouder.
Tine, s. i'., mesure employée pour la vendange, évaluée à 50 lit]
Tiquiot, s. m., loquet d'une porte.
Tirvacheu, v. a., même sens que tirvoipnii.
Tirvognai, v. a., tirer de droite et de gauche, comme on
tirerait une chose inerte.
Tocons, s. m. p., morceaux, pièces rapportées.
Toillon, s. m., ou Toueille, s. I.. nappe qu'on laissait sur
la taiiie en permanence et dans laquelle on enveloppoil la miche pour empêcher les mouches de la souiller. Après chaque repas on retroussai! le toillon.
Le vieul français dit t<><"uii<- en toaitte.
Topai, \ a., frapper pour faire du bruit • S tope <i<ms sus .le sureau donl la moelle est enle- \ l'aide d'un mandrin, en \ Introduit successivement deux balles d'étoupe, et l'air comprimé par la seconde chasse ec bruit.
ii.-u, \ toque /■-
Tomhou 1er, 'i "u toMOVj toseerotte, etc
ouffo 'i herbes ilrui Touillou m , n mi
Tourie, s. 1'., unisse.
Trac, s. m., vertige, maladie du bétail et particulièrement du porc. Avoir le trac se dil quand les jambes manquent.
Traîne-Bousson, à Besançon, trah ■■ de passereau.
Tramuai, v. n., transmuer, changer, s'applique au temps qu'il fera. Le ciel tramue. Ce verbe n'existe plus guère que dans notre proverbe franc- comtois: quand las taie» faisant lai feue Je oteïiramue; c'est-à-dire, il se met a la pluie. Le temps va changer : donc il va pleuvoir.
Muance esl un vieux mol français <|ui a exactemenl lemi sens que changemenl de temps.
Tran, s. f., fourche de fer à trois dents courtes el solidef Iran sert à jeter le fumier par mottes 6 travers le champ on elles sonl ensuite frâchées avec la main.
Trateiai, v. n., marcher comme un homme ivre.
Travoi, v. n., voir peu distinctement. / travoi, je vois comme a travers un brouillard, à distance, etc.
Treige, s. m., trage, passage étroit, petit chemin serré entre lieux haies.
Trequet, s. m., mais sur pied.
Trési, v. n., pousser, paraître. S'applique plus spécialement aux céréales. Les tvêsies sonl les blés ou les seigles en herbe.
Treuchie, s. I'., ensemble de branche poussées sur une même tige, ou seulement rapprochées les unes des autr<
Tricheu, s. a., corner. Une bique l'ai triche Tricheu, v. n., tromper au jeu.
Tripai, v. a., fouler aux pied-.
Trouillot, s. m., trèfle des prés. Cette berbea la réputation d'endormir. On dil d'une personne qui a manqué l'heure d'un rendez-vous, qu'elle s'est entrouilhû, qu'elle s'est endormie sur du trouillot. A Besançon, on * I i t ctrulu, elle s'ètrule.
Tunai, v. n. Quémander; aller chez les voisins pour ei obtenir quelque chose; solliciter d'une manière indirecte, pa" des insinuations, «les bassesses, etc.
La tune est le procédé du tuneur,
Vambe, expression adverviable qui signifie en plein mouvement, sonner en vambe; sonnera grande vambe.
D'où '•*iiti",ttlai , agiter à lour de bras. Quand on voulait avoir du feu, on entourai! le borli ou l'amadou allumé avec des herbes et des feuilles sèches; puis on vambeulait.
M. l'abbé Dartois donne bamboula; el à Besançon, on <lii vandoulà.
Vaine, s. t., aulne.
Vaupoiraie, s. 1'., une vesprée. G'esi le travail de l'après midi. On <lit : nous en avons à labourer pour une vaupoiraie.
Veillie. s. m. Automne, saison des semailles ou mieux des veillées. D'où reveillins, regain, foin récolté ou automne.
Veillins, s. m. pi., oc sont les inombrables toiles d'araignées, qui couvrent les prés ou automne. Veillie. s. f., liseron.
Vermeusselai, participe Mangé des vers, troué par les vers.
Viau, s. m., I" nu veau.
2" larcin de denrée, de blé, d'avoine . etc. . commis par un fils au préjud ii père :
."." moule de rivière.
tfrand-père , s. m., hisaioui. El revire-grand-père, anlébisaïeul.
Vire-main* s, m., dans nu vire-main, pour dire instantanément, le temps de i ner la main.
tourner. VUn toi tète I la tôte lui a oit*6l
.. du radical '•'»•<• qui n'existe plus ijue dans
le i précédent, mal donné une foule de composés,
"'". i ner de côté et d amie.
i |, . haï • tricot de la jambe qui «les
ii. m. ni |n (|u .i la >\i>\ llle, '■. le bu i ci il < lonté
I i i du i '• le plu pui' économie,
beaucoup de femmes à la campagne allaient nu-pieds, et par décence portaienl des virottes.
Voillottes, s. f., colchique d'automne.
Vouig-nai, v. u., c'est une manière de hennir particulière au cheval chatouilleux ou à la cavale qui est en rut.
Vbuinner dans le saugeais , signifie çjôer, pleurnicher! M. Barthelel fait venir ce mol de L'Allemand weinen. < tout simplement une onomatopée,
Vourie, s. t., tapage scandale,
Zaguai, \. n. Courir d'une façon exfravqgante.
On fait zaguai les vaches en imitant derrière elles le bourdonnement des taons, ou !<• sifflement des serpents. A ce bruit, tout le troupeau dresse les oreilles, lève la queue el ■i en mesure de décamper.