‹ Broye-lez-Pesmes, histoire - statistique - langageChapitre 4 sur 14 · III. — LE VILLAGE · texte numérisé non relu

III. — LE VILLAGE

Emplacement primitif du village.

La communauté de Brohe, de Broûe ou de Broyc-dans le principe parail avoir été formée par plusieurs petits centres de population. El cela se conçoit. Comme il n'y avail pas de château Féodal S0U8 les murs duquel les manants du lieu pussent abriter leur chaumière, ils la construisaient naturellement là <»ii les commodités de la vie semblaient peur eux

plus faciles : dans les léréls OU SU voisinage des prairies,

s'ils élevaienl des troupeaux; auprès de la rivière, s'ils vivaient de pèche. Ceal ainsi qu'un petit groupe de pécheurs ii établi autour du château do Fousset, là eu est l'église actuelle du village '••

Le hameau de Saint-Pierre, au dire de quelques ancien . aurait été le noyau principal de la communauté.

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Il esl constant qu'on a toujours désigné par le mol de bout <!<• lai velle, côté du village, le groupe de maisons qui se rapproche le plus du finage de Saint-Pierre. Du reste, comme le cimetière el une petite chapelle existaient vers le pori Saint-Pierre depuis la plus haute antiquité, c'était une raison pour que l'habitanl s'y établit.

Il n'en esl pas moins sûr que depuis mille ans peut-être le centre du village de Broyé occupait son assiette actuelle.

Hue ou Huon, le porte troubadour de l'empereur Barberousse, était de Broie-Selve» (1) sur VOgnon, el non de liroye sur la Saône...

Dans une requête présentée à l'intendance au nom du village, en 1688, il y a juste deux cents ans, à l'effet d'obtenir que la maîtrise des Eaux et Forêts les autorise à vendre quelques grands bois, il est dit que c'est pour enclore leur cimetière et pour réparer l'église. L'officier du baillage de Gray, P. Balahu, commissaire à l'enquête, reconnaît le bien ronde de la demande : « L'église, dit-il, avait besoin d'être » replanchéiée dans la nef du milieu et reblanchie, les murs » en étant tout noirs de vétusté. D'autre part, le cimetière » qui était à Saint-Pierre, distant de plus de deux mille pas d du village , et où il existait une ancienne chapelle, était un » endos désert et en friche où les bêtes de la forêt pouvaient » entrer librement V).... »

Le village, il y a plus de deux cents ans, n'était donc plus sur la Saône ; et depuis bien longtemps la chapelle de Saint- Pierre n'était plus l'église consacrée au culte de la paroisse, si jamais elle l'avait été.

Il y a autre chose encore. L'existence d'un villagi aécessité des rues, des trages, des chemins latéraux ; et

rien de cela n'existe à Saint-Pierre, qu'un chemin parallèle

(1) La prairie des Sèves se trouve à présent sur la rive gauche de l'Ognot, par suite du déplacement du lit de la rivière.

(2) Archives de la Haute-Saône, B. 18G9.

au cours de la Saône, e1 deux autres chemins qui vont de celui-là vers le port Guerrin.

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