‹ Broye-lez-Pesmes, histoire - statistique - langageChapitre 3 sur 14 · II. — TRADITIONS ET LÉGENDES · texte numérisé non relu

II. — TRADITIONS ET LÉGENDES

Emplacement d'Amagétobrie.

Notre vieux Gollut a écrit ceci : « Besançon n'haï esté » première et capitale, ains seulement la plus .mande et la «plus forte au temps de César, comme précédemment i Broyé l'estoit ».

El plus loin : i Brennus estoil de Praux, comme diel i Strabon, ville do laquelle dous n'avons aucune mémoire,

i ce n'est celle que les auteurs Allemands appellent » Broïa -

Praux, e'esi presque Hroue avec la prononciation germanique. DU l'esté (in se redit à l'.n.ye de grand-père à petil-lils (|Ue Broyé, jadis BrOlaC, avait été une Ville laineuse, une

rille capitale.

Des auteurs sérieux, comme Di d l'historien, comme

Amédée Thierry) ont aussi prétendu que Broyé ôtail Bitué sur l'emplacement de l'ancienne ville d'Amagétobrie.

Ce serait donc à Broyé que les Eduens auraienl éprouvé une défaite Bandante el perdu toute leur noblesse leur i, leur cavalerie, omnem nobilitatem, omnenuenatumi \cm equitatw/n ewiitiue.

il nr r.iut accepter cette opinion que roua toute réserve, malgré l'affirmation de nos lavants historiens. Commenl

■ notii • ■ n Ci) Mémoire* de lu République SéqutMoiêê, pp. 0 ■•! 18.

admettre en effet qu'une grande armée ait été acculée au confluent de deux rivières en somme peu profondes el se soit laissé anéantir quand il lui était si simple de les traverser?

Il est vrai que suivant certains auteurs, Axioviste n'aurait pas acculé les ennemis ; il leur aurait tendu un piège, cachant ses troupes dans Amagétobrie, la Ville des Marais^ et, surprenant leur arrivée, l'aurail détruite parjlétaiâRîments isolés, G'esl la version donnée par Ed. Clerc dans son essai sur l'histoire de Franche Comté.

La Ville des Marais, c'est Pieu la dénomination qui devait convenir à Broyé dans ce temps-là. Il y avait bien là des marais; mais la ville, où était-elle*/ Comment n'a-t-on pas jusqu'ici retrouvé les monuments de terre élevés à la mémoire de tanl et de si nobles guerriers tombés au champ d'honneur1? Où sont les armures, les lances, les boucliers perdus dans la bataille? Où, les tibias el les fémurs? Où, tes brimborions ei les colliers de bronze?....

Il ne nous déplairait pas qu'à notre cher village se rattachât quelque souvenir de l'antiquité ; qu'un tait mémorable s'y t'ùt accompli. Mais nous craignons bien que nos gra auteurs, en plaçant Âmagétobrie mter Ararim et Lignonem êonfluentes, n'aient lu et rapporté Bans vérification la conjecture historique d'un chroniqueur peu scrupuleux.

Quoi qu'il en soit, la plupart des annotateurs d len-

tairea de César ont répété, l'un suivant l'autre, cette assertion dont ils se sont contentés de varier la- formule.

Peu importe le nom que notre localité ait porté chez les Celles et chez, les Romains, il est constant, il est évident même qu'elle avait une importance stratégique et peut-être commerciale assez considérable.

A quoi en effet aurait répondu un cimetière de plus de quinze mille mètres de superficie, situé sur un plateau sablon-

neux dominant la Saône, à doux kilomètres du village actuel, s'il n'y avait eu sur ce point un groupe populeux de quelque importance ? On ne consacre pas un hectare et demi de terrain clos pour les sépultures d'une petite bourgade de quatre ou cinq cents manants. Sans compter qu'à quelques pas de notre cimetière il existe un emplacement dit le» Champs de feu, où les milices de certaines nationalités devaient brider leurs morts...

Il existait donc à Saint-Pierre un gros centre de population. Car c'est-là, c'est à Saint-Pierre et non au village actuel, que la voie romaine, que la rie de Sauvigney aboutissait. Elle ne traversait pas la Saône où il n'existe aucun vestige de pont. C'était un chemin spécial se rendant au port Gnerrin et qui avait pour point terminus le camp de Saint-Pierre.

C'est le sentiment de l'auteur anonyme de la découverte de la ville d'Antre.

GASTRUM KliRODUNENSE.

i.« >s notices du l». Sirmond et de J. Scaliger mentionnent dans la Séqnanie cinq grandes cités on villes de premier rang, sièges d'évéché os d'administration civile; et quatre camps, ou villes moins importantes, mais principales cependant, quoique de deuxième rang, qui sont :

I" GatttUMl raaraci ffl

2° Cailrtim ari/cntoritme,

Cctêtrwn ebrodwnemêf i» Ccutrum viriduntnit 0).

Suivant l'auteur anonyme mie nous venons de citer, le

ébroduntme aurait été II \ ille de Broyé au confluant

de la Saône et de l't fgnon.

/ /:, i ,1,1,1111,1, iiune ou hauteur do table près de Broye^

ou Brohe, ou Broue (vieille orthographe), L'étymologie ici

Découverte t. h, ,.,//,• ,i'.\,a,;-. i il. p, I 18 (\u, -i. i .Lu... MDGCIX)

est tout à fait conforme à la réalité des objets. 1,'emplacement dont il s'agit est en effet un plateau sablonneux qui domine au loin l«' cours de la Saône.

a La belle situation de la ville de Broyé, les débris qu'on y » voit, la tradition qui s'en esl eonservée, les auteurs qui en » parlent, les médailles romaines qu'on y trouve, et qu'on y » a toujours trouvées, sont les arguments convainquauls » qu'il y eut en cet endroit une ville qui n'était pas cité, y mais qui était assez grande et considérable à cause de son i commerce, et qui servait de forteresse sur la Saône contre

d les Eduens Le nom de Broyé qu'elle a conservé est

» une autre preuve que c'est castrum ebrodunense de la » notice (I) ».

El plus loin : « ... Au milieu du port de la Saône, il y avait » un château qui dominait sur la rivière et qui servait de » forteresse. On en voit encore les fossés où la Saône entre » quand elle grossit. La place s'appelle encore le Chatelot, le <> pori Guerrin... ». Ce qui esl exact.

G'esl par là qu'on exportail sur Lyon tes froments des

plaines de la Saône et de l'OgOOO, réputées les plus fertiles

de toutes la Gaule, ager optimut totiti» Galliœ. C'est aussi par là qu'on devait en importer dans les temps de disette pour le ravitaillement des postes militaires dispersés dans la Séquanie.

La grande affaire, pour une expédition si lointaine, c'étail de comparare rem frumentariam, de se procurer des vivres, d'avoir du pain ; et les approvisionnements n'en étaient guère assurés dans des contrées couvertes de bois et semées de mauvais pas.

G'esl pourquoi les Romains, jusqu'à l'établissement des

(1) lbid.

Burgondes en Séquanie, ont entretenu an grand service de navigation organisé sur le Rhône et sur la Saône. Une véritable Hotte de bateaux ravitaillait leurs places de guerre ei les troupes campées à l'intérieur de la province sëquanaise. il y avait un commandant spécial chargé de présider à la conduite de cette batellerie impériale remorquée par des chevaux : c'était le Ptœfectus classis araricœ caballoduno.

si j'osais, pour résumer, exprimer mon sentimenl dans cette affaire, je dirais : oui, c'est à Broyé qu'on doit chercher remplacement «lu castrum ebrodùnense . à Broyé où se trouvait un port militaire, an port de guerre.

D'ailleurs ce qui vienl corroborer mon opinion, ce sont les nombreux cadavres qui onl été exhumés au cimetièr< de Saint-Pierre dans ces temps derniers et qui sonl à peu près tous des cadavres d'adultes à la mâchoire bien garnie '

l.\ CONQUÊTE FRANÇAISE.

Nul doute, comme nous l'avons dit, que le territoire de Broyé n'ai! été exposé à bien des incursions, n'ai! été ensanglanté dans bien des luttes. Mais il ne pouvait guère, à cause des nombreux cours d'eau qui l'arrosent, servir de théâtre à une action entre deux grandes armées.

Les Romains avaient eu la précaution, si l'on s'en souvient,

I i il est bien re n*ettable que ce cimetière n'ait pas été Fouillé méthodiquement. On h ''H b exhumé 'i" •< cidontellomenl doa ossements <'t dos ecr-

uttochei d'importance qui objets de bronze ou nux fragments de poloi ie '|n on trouvait.

M. Vacher, le propriétaire actuel du terrain, n'a jamais pu retrouvoi une liai bette en bronxe qui! avait mi jours nvaul ma vî tilu,

Il la I - '. dit il, </<••- tndroita où il y <> do» tnon*

II a moment la démolition dos fondations on ciment de l'an«

ipelle i»'iii ■.. ■ t . - 1 inui de ■ onsti u< lion •■ |)an

i dirait que les squelette ont été scellé dun la m. ne

il i i 1 1 ■ luirmiuhlu, • (Note du M lîharpillot.)

de l'aire élever quelques travaux de défense à Saint-Pierre, sur la rive gauche de la Saône ; et, sur la rive droite de l'Ognon, en face de Chassey, une redoute, ainsi qu'un château mi fortin à l'embouchure de la Résie; c'est-à-dire sur les points où nos rivières étaient guéables. C'est précisément paires irois points que les troupes françaises ont envahi la tranche-Comté en 1674.

Le due de NavaUles, chargé de conduire les premières opérations de la guerre Franco/ Espagnole, après avoir inspecté nos deux rivières, reconnut que le passage de l'Ognon présentai! moins «le difficultés que celui de la Saône.

En conséquence, il arriva d'Auxonne le lwJ février 1674 . ei afin de distraire la petite troupe qui était venue de Gray pour défendre nos rives, il lit mine de jeter un pon1 volant sur la Saône, juste en face de Saint-Pierre. Ses adversaires l'attendaient là en force et bien retranchés.

Pour n'avoir pas l'air de renoncer à cette tentative, il laissa quelques troupes s'escarmoucher, pendant que dans la nuit, à la tête des cuirassiers du li«»i, des gardes de Coudé et du régiment de Villeroi,il se portait par Cléry sur la rive gauche de l'Ognon.

Il franchit cette rivière, non sans peine, par un temps

pluvieux et froid, en face de l'endroit OÙ les lî.nnains avaient

jadis construit l'endigUement défensif dont nous avons pari/'.

Aucune précaution n'avait été prise par le capitaine Espagnol qui commandait la place de Pesmes, pour s'opposer à ce passage; el nos défenseurs, qui s'escarmouchaient sur la

Saône, se voyant pris eu liane et débordés, se retirèrent sans

combattre. Ce qui permit au reste des troupes françaises de passer la Saône à Saint-Pierre , et l'Ognon, au gué de Broyé

(I) Deux époques militaires à Besançon et en Franche-Comte, 101 'i, 1815, par l n Ordinaire (Besançon, 1856).

Quelques vieillards ont encore entendu parier de cette

invasion d'il y a deux siècles. On montre encore l'endroit OU les Français ont effectué le passage de la rivière, en l'ace de ChasseytU

Un mariage celtique.

Nous avons conservé à Broyé une tradition druidique relative à une fontaine sacrée.

La source sort à mi-côte des terrains sur lesquels s, 'levait autrefois l'ancien ermitage dé Saint-Pierre (2).

Cette fontaine sacrée était encore, il y a moins décent ans, l'objet d'une très grande vénération, c'est là que les jeunes gens se rendaient, avant la révolution, pour s'y fiancer; on mieux, pour y Contracter un véritable mariage à la mode des

Celtes, l<i confarréation.

Les futurs choisissaient pour cette cérémonie, le jour de la Chandeleur, parce «pie le matin de ce jour-là le père leur

avait dit : c'est aujourd'hui hl CJutndeleur : bonjour, bonne

œuvre \... Ils apportaient donc à In fontaine de Saint-Pierre des gâteaux do pâte cuits dans nue tourtière, el qui figuraient grosêo modo un homme et une femme ayant chacun les attributs extérieurs do sou sexe, connue ces petits bons-

\ propos 'le Chassey, une autre tradition rapporte que, à une époque . . niée, bien avant le vieux 'lue de travailles, bien avant les quatre lits

Aviin.ii. époque historique p les ^<-ii^ .le- campagnes, il j avait sur le

lien «lit Champ Jean Leblanc, dans la forêt 'lis Chazeaux, une petite bour-

■ j i i i .un. ni été un t.. mu Jour assaillie, détruite et expulsée par nu.'

troupe d'envahi débi le de cette bourgade i tuvésdans

ils s.- sont fixée, D'où le nom de Chat

il ..i vrai que la nom de Chazeaux donné a la forêt Indique qu il j i eu

habitations dont M ne reste absolument au-

. un.' li

"i. . ompte ii "i ■ "iii ,', -mu , .• , mi. h 1 1 - • in plateau sablonnous de Saint Pierre i jota

On v.'ii i|u un . atnp établi dans coa i onditioni était abondamment i vu

hommes de pain d'épices qu'on vend sur les foires. Puis, après s'être mutuellement donné leur foi, nos amoureux trempaient dans l'eau leurs gâteaux peur les purifier, les échangeaient ensuite et les mangeaient. Les fiançailles étaient consommées.

Le mariage a La farine fut importé en Italie parles Gaulois. Il était encore très usité à latin de la République romaine

dans la (jaule Cisalpine et parmi le petit peuple du Latin m Mais il n'avait pas assez de solennité pour les riches Romains qui le laissaient à la populace.

La gravité touchante et, honnête d'une cérémonie aussi

simple devait répondre au sentiment religieux de> pa\>an>,

des hommes des champs.

Voilà pourtant ce qui se faisait encore à Broyé il y a moins de quatre-vingts ans ! Quelle race opiniâtre que celle des laboureurs! Et comme elle assure la continuité des temps!

l'ue autre pratique superstitieuse dont je me souviens

encore, paràil s'être conservée jusqu'à uns jours « il y a

9 quelques années, écrit M. Charpillet, la personne à qui > était confit' le soin d'ensevelir les morts ne manquait " de leur mettre dans |a main une pièce de monnaie, sans » doute pour qu'ils puissent payer la barque à Caron

J'ai vu mettre un sou dans la bouche d'un enfant décédé. (Test ee qui explique sans doute qu'en relevant d'anciens cadavres on ait trouvé si souvent des pièces à l'effigie de Louis XIII, de Louis XIV et de Louis XV.

LES ORVALS DE SAINTE A.NNE Al' PORT SAINT-PIERRE.

On croit que la chapelle de Saint-Lierre, où sainte Anne lui autrefois vénérée, aurait été construite sur l'emplacement

d'un ancien sanctuaire consacré à quelque taux Dieu.

On n'ignore pas qu'en effet, pour détruire peu à peu le

levain des superstitions païennes, saint Grégoire-le-Grand avait prescrit de substituer partout aux noms du paganisme

les noms de saints vénérés dans la catholicité. Le culte de ^aiiiio Anne aurait ainsi succédé chez nous au culte de Diane ou d'Hélène (la lune), que les Gaulois adoraient. Un clou chasse l'autre.

Nous ne savons ce que vaut cette opinion fondée sur des

altérations étymologiques assez, vraisemblables. Toujours est-il que sainte Anne était en grande vénération à Saint- Pierre, où elle avait sa statue depuis un temps immémorial. Un beau jour, on ne sait trop pourquoi, cette sainte prit la résolution d'abandonner la Franche-Comté peur la Bourne. Il y a plusieurs siècles de cela.

In matin on trouva l'image OU la statue de notre sainte dans les champs d'Œilley, de l'autre côté de la Saône.

On s'empressa de la réintégrer pieusement dans la chapelle. Mais comme Oïl se disposait à passer la Saône en

barque, il s'éleva une violente tempête qui rendu? la traversée l"<»it pénible.

Le lendemain la statue fui de nouveau transportée comme

par miracle, osons le dire, par un vrai miracle, au lieu où on l'avait trouver la veille.

Cette l'ois encore, on voulut la rapporter à Saint-Pierre. Mais alors il se lit sur la Saône un ouragan si épouvantable qu'on aurait Juré que la barque allail s'engloutir avec ceus qui la conduisaient.

Comme pour la troisième Fois, l'image fui encore retrouvée illey, il devint évident que c'était là ou-- la sainte enten-

il.lll rire h. MO

Œilley, à quelques pas du village que sainte Inné a maintenant sa chapelle ; o'esl là qu'elle opère de temps en temps quelque guérison, si l'on en juge par les béquilles el les ex-voto <pii sont appendus aus murs de i ini.i leur el b la voûte de l'édifice,

;uère un hou y ieillurd de B U\ mémo tlpoquo, au moit do

juill a Saône dtu touvbiUonSf dot coup* de

vent, îles orages, ee que nous appelons ici les orcnls de sainte Aune.... Jeûnais lei orvala de sainte Aune n'ont manqué au port Saint-Pierre, soyez-en mr(l)\

A.UTHES CROYANCES si PERSTITIEUSES.

Une sorte de crainte superstitieuse s'attache S t<>ui ce qui louche au petit territoire de Saint-Pierre.

On nous racontait, quand nous étions enfants, et on raconte encore, je crois, qu'une vouivre gardant ses tr< se tient cachée dans les souterrains du Cbâtelol ; que l'enfant d'un pâtre âgé de sept ans la surprendra et découvrira ses trésors, et qu'alors

Grande défense il y aura,

(>u l.i vouivre le maie

Je me souviens qu'on se demandait, quand on allait jouer sur les prés ilu port Guerrin : Quel Cujeas-tn 9 Oublianl que nous n'étions pas les enfants d'un pâtre.

On n'en finirait pas si l'on voulait rapporter toute.- les idées superstitieuses qui avaient cours il y a cinquante ans dans ce beau et riche village de Broyé ; village perdu, faute île voies de conununicatiiin ; où I on allait , mais où Ton ne passai! pas,

Grâce à leur isolement, nos Broyons oui encore conservé leur physionomie ;i pari , un certain air d'antiquité. Ils n'ont guère modifié leur caractère un peu défiant , ni perdu leurs croyances et leurs habitudes, ni surtout oublié les traditions de leur pays.

(1) Orvalia, dans Ducange, est une expression franc-comtoise pour dire orage, ouragan, cyclone, etc. (voir ce mot au Glossaire).

On rail souvent dans les vieux baux de nos pays dès réserves stipulées

en cas d'orvals « 11 n'y auroit qu'eu cas d'on esles,

ndies qu'on devrait diminuer les chai [rch,

de l'Intendance, (.:. 114.)

Ils sont demeurés simples, comme autrefois, laborieux, peu dépensiers. Ils ne sont, en général, ni présomptueux, ni sots : rVst-à-diiv qu'ils ne se croienl pas toul de suite plus sages ni plus éclairés que leurs parents, quoiqu'ils sachent mieux lire dans les gazettes ; et qu'ils n'acceptent pas une innovation, même on culture, sans un sérieux examen.

Cette réserve, composée de défiance et «le scepticisme, suivant moi, les honore, parce qu'elle donne en général beaucoup plus de solidité à leur jugement.

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