SOUS LA DOMINATION FRANÇAISE
La population continua donc de s'accroître sous la domination française qui assurai! au pays la sécurité.
De trente-six feux 01 mages mentionnés en 1657, à
Broyé, on remonte 6 soixante, en 1688; puis à cent dix, en
En l'an h (1803), l'annuaire de la Haute-Saône portée "Il le nombre des habitants de Broye-lez-Pesmes. Ce chiffre depuis n'a cessé de décroître à chaque recensement.
Jusqu'à la Révolution de 1 7S1 >, sur les Cent maisons du
village, "ii peut assurer que quatre-vingt-dix-neuf, c'est-àdire toutes, sauf le presbytère, étaient de pauvres baraques on des huttes bâties en bois, en torchis ou en clayonnage, et enduites de terre glaise intùi ei extra. Cela résulte évidemment des déclarât iu bailliage en 1750, quand il
lut question d'établir l'impôt du v ingtième (J i
habitations rustiques étaient adossées ou appliquées mi, ii v tvait me Imnn
./.• i,i Haute Saône
toiture de chaume, formant une seule maison, pour abriter cinq ou six ménages de pauvres gens qui se tenaient chaud pendant l'hiver.
Toutes ces chaumières étaient pouvues d'un auvent, d'une rabattue, d'une avancée de toit qui descendait très bas. Outre que cetauvenl servait à remiser le Lois à brûler el tes récoltes d'automne, comme haricots, inrqaîe, etc.; il préservait encore la maison des venis pluvieux et du grand soleil.
Du soleil el de l'air, on en prenait bien .iss.'/. tmis les jours dans la campagne ! Il faut, pensait-on, que Voûtait soit chaud en hiver el frais en été, connue une taissonnière !...
Les paysans puisent volontiers des leçons d'hygiène dans les exemples fournis par les bêtes du bon Dieu.
Quoiqu'il en soit, quand le feu se déclarait dans une agglomération de maisons pareilles, il formait en un clin d'œil un ardent brasier. Les incendies de Broyé de 1737 et de 1768 n'ont pas été moins terribles que ceux de -182ô et ,|t. 1854.
On s'en souvient encore dans la Franche-Comté.