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Derrière la balustrade était plantée sur chaque face, une t^rande lucarne construite ou renouvelée vers 1349 '. La balustrade et les tourelles d'angle furent restaurées entie i885 et 1889.
La lanteine octogonale, en pierre blanche du Biabant, fut construite entre 1483 et 1487 '. Elle est l'ituvre de Paul Roeluis, maître maçon, et oe son freie Josse, qui était tailleur de pierre. Josse Roelens a fait le patron pour la Hache, dite tii'eesle lanteerne, haute de 43 pieds, soit 12.34 ''"•
Nous n'avons aucune représentation de cette fléehe; mais nous en avons une description ^, qui permettrait de la reconstruire, en s'aidant aussi du contrat que nous venons de citer. Elle était belle, avec ses trois étages, ses lucarnes, girouettes et blasons dorés, s'élevant de 12.34 n^- au-dessus de l'octogone, couronnée d'une poire à chape
(hoos) doiée, sur laquelle un St Michel en cuivie battu, haut de i5 pieds, portant la bannière de la croix, terrassant sous ses pieds un dragon, long de 16 pieds. Cette pièce. qui servait d'anémoscope, était l'œuvre de Eeuwout van de Kelnare t. N'est-ce pas ce dragon qui a donné naissance à la fable du dragon ^. apporté de Constantinople, placé sur notre Beffioi, enlevé par les Gantois en i382, et placé sur leur Beffroi ? Le dragon de Gand est une œuvre gantoise, dont le payement est mentionné au compte de cette Ville, pour 1377-78 ".
n/'i gffte iiatier gheschiedi is biunen Brugghe sichtend jaer 14^ « 4. Plus haut, p. 399. Texles: I, VI. 49.. ^ 5. Wb*i.1i, B,i,s. c/ sis ', lit Gimd, XIII (içoS), i3q. Cfr. Messager sciences Ais/., 1860, 495 514.
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A peine achevée, celte flèche devint la victime de la foudre, le 23 janvier 1493 (n. s.) '.
La flèche fut icconsiruite par François Bruhault, en 1499- i5oi *. C'est celle que l'on voit sur nos gravures des pp. 33, 41, i 14, 1 i5. Elle était achevée en i5oi-2, quand on plaça sur son sommet, le lion de Flandre en cuivre battu, œuvre de Henri van Anderiiaken, d'après un modèle en bois, sculpté par Laurent 'Weins. Cette flèche fut détruite par l'incendie du 3o avril 1741; on ne la reconstruisit plus ; mais on répara les dommages causés par l'incendie (1752-55) \ La balustrade supérieure de la tour, déjà réparée par Jéiôme Stalpaert en lôig, fut reconstruite en 1822, quand on enleva la pyramide octangulaire très obtuse du Beffroi, pour y faire une plate-forme. Elle fut encore restaurée, en 1901. La tour inclinait, en 1604, de 33 pouces et demi, y compiis les 5 pouces d'niclinaison de la flèche *. Cette déviation était estimée à 22 pouces, en 1619 ^ ce qui ferait 0.55 m. ; en 1722 on constata de 19 à 20 pouces ^; mais on parle aujourd'hui de m. 0,43.
Examinons l'intérieur de la tour. Réparations après l'incendie de 1280, terminées, païaît-il, en i285 ?, et qui ont surtout consisté en ouvrages de charpente ; mais ont compris sans doute la construction des trois voûtes **, le renouvellement de l'escalier à vis, en pierre, et l'aménagement de la Trésorerie 9. Cette cage d'escalier est soutenue au rez-dechaussée et va jusqu'au-dessus de la voûte de la Trésorerie. Elle est construite en mouffes qui semblent être du XI II' siècle. Une des voûtes qu'elle traverse, peut, à la rigueur, avoir été reconstruite, en 1346 '"; mais les corbeaux qui reçoivent les retombées des nervures, dans les angles, seront bien ceux des voûtes établies à la rtn du XIII« siècle. La cage d'escalier fut ornée à la fin du XV^ siècle, de baies de portes et de cuis de lampe en pierre blanche. Les parties primitives, soit les revêtements des salles des deux étages, les armoires aux archives, les masques sculptés, les baies bouchées, sont des plus intéressantes. Le revêtement de l'étage supérieur de la partie quadrangulaire et la coupole sur pendentifs qui le couvre, datent de 1482.
Les cloches. — La cloche banale qui, te storme gheslegen, convoquait la grande commune, en cas de danger, tomba, lors de l'incendie de 1280, avec les charpentes qui la portaient '". Elle fut placée provisoirement, dans une charpente établie sur le Marché, avant ou en 1 284 '=. Je pense qu'elle s'était iêlée dans sa chute, car une nouvelle cloche fut fondue en 1290, placée d'abord au Marché et hissée à la tour, dès 1297; mais un nouveau bcflVoi pour la soutenir avait déjà été aménagé dans la tour, en 1291 ''\ On l'appelait campana, de cloche, campana capilolii ou in Halla, de cloche iiit belej'ruit. Au XV1= siècle, Damhouder l'appelle à'aldergrootste /f/oc/ie '" et au XVlll': siècle, on l'appelle Heilig-Bloedhloh et Triumphehlok '5. Je remarque que cette grande cloche fut refondue plusieurs fois. Elle le fut encore en 1743 par Georges Dumery'*; mais elle se fêla, le 2 septembre 1745, lors de la seconde visite en notre ville du Roi Louis XV ; et Bruges, depuis cet accident, dit Buyck,dans son Jaerboek '?, n'eut plus de nouvelle «cloche de triomphe «. Cependant, un arrêté du Préfet du département de la Lys, du 1 1 messidor an VIII (3o juin 1800) ■* ordonna d'enlever la cloche Marie, de l'église de N.-D., tondue à Bruges, par Melchior de Haze, d'Anvers, en 1680. Elle pèse 12.295 livres et donne la note 50/^. On peut voir encore au portail n le Paradis », les échancrures, qu'on dut y faire, pour parvenir à l'amener au cimetière de N.-D. 11 fallut sept chevaux pour la
I . Cfr. KoMB. DE DopPKRB, Fragments (Etiit. Soc. li'Ein.), t,\\\'Exceilettle crctiikc se n donne un acrosticlie en vers flamands ronteniporains. ^ 2. AA, c. 1409-1500, fol. 70; C. i5oo-oi, ^4. A A, Feriit. i585-l6o8. foi. 317 v, i3sept. ieo4. ^ 5. AA, Ftrieb. lôog-iôrq, fol. i;6, 7 ao IJ, 53. ^ 8. I,a voûte lien bas est meniîonnée en i3io : I, 111. 166, ^ 9. Plus haut, p. 184. * 10. I. Voir plus haut.p. ii4..«,i2.IJ,5i. j(.i3. I], 52-53. ^ 14 D. .^6, * i5. Plus haut, p. 24=-*": 53j.*i8. AAde X.-D., ancien I n- 41.
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