AE, III
1346. fol.
transporter. Elle fut montée à l'étage supérieur de la partie carrée du Beffroi, et sonnée une piemière l'ois le 3o mars 1802, pour célébrer la paix conclue à Amiens, le 27 du même mois, entre la France et l'Angleterre. On sonnait alors en manœuvrant le battant, au moyen de combleaux. Depuis 1810, on travaille du pied. Depuis une quarantaine d'années, on la sonne malheureusement trop vite.
Déjà, en 1298, il y avait plusieurs cloches, au Beffroi '. Campana nuptiarum {1291) ou Briiiiciciocke ( 1 3oj). La scelle 1 1 3o3], scepenen scelle (i3o3], existait sans doute avant 1280, car on dut la rixer sur un nouvel arbre, en i3o4. La werc cloche 1 i33i), fut refondue i523 ^. Llle soniuul le matin, le midi — appelée alors cloche van der maeltyl (1406,1 — et le soir, sunnenes supprimées récemment. Cette même cloche s'appelle poorlclocke, au XV1'= siècle •": elle sonne aujourd'hui les demi-heures. Une première cloche de l'heure fut fondue en i5o2-3, par Simon Waghenelis de Malines.
Le carillon ^. — L'on a tort de mettre l'oriyme de notre carillon -^ en 1299: il s'agit la d'orgues et nullement d'un jeu ac cloches. On avait, il est 1 '-
vrai, plusieuis cloches; et on pouvait ^
les battre avec des marteaux. C'est ce qu'on appelait betafiden, au moyen âge, ces qu il s'agibsail de trois cloches au moins. Le premier inaice d'un carillon, bc tiuuve, dans le payement, au coiiipie ue 1 332-3, d'une gratincaiioii a .lean Luenis, surnomme Apollu, pour avoir fait un recueil de pièces a )uuer, d'après les diverses saisons, aux heures et aux demies sur les appeelen ou toutes petites cloches ou bellioi". H est de lait que Marc Lcbcire eiitiepiU, le 7 juin i6o3, de tondre un « nouveau » caiiUon -.
Le i3 décembre 1604, Nicolas Helevvout entrepiii, non seulement de piquer ues airs au lambour, mais aussi de jouer aucaiillon en toutes circonstances parliculieics, comme le jour du St Sang, les jours de processions générales, ou des triomphes, des entrées, des
' 1, , • ].■.„„, PM r,u,v,-„t .les Auguslnis en i.i62. Exii:.it de la rarte
Victoires et bonnes nouvelles; kS jours ,le Marc Ulieeraeits.
de la Foire et chaque fois qu'il en sera
requis par le Collège; et régulièrement les dimanclies et fêtes de onze à midi, et l'aprèsmidi de tiois a quatre; les trois jours de marché, de dix à onze ". Ceci suppose un clavier et peut-être même un pédalier. La première mention des claviers du carillon d'Ypres est de 1608-9''. Bruges a toujours eu son cariUonneur depuis 1604
En i63i, on acheta six
i I.ii..i57:c.lS9i,iûl..7V.iol. i8v.*2. F, ll.ôi3.*3. IX 540. * 4. Voir plus haut, 240- î4=- * 5- U.Si; . ^6.AA,c.i552-3,fol.79V. *7. AA, A«««. i585-i6o8, fol. 3io. * 8. AA, FfWf*. l585-.6o8. fol. J20. ^ 9. AE, 10. AA, />'•'■<*• "SSi-iôoS, fol. ôao: i3 décembre 1604; voir au! " '
1620-3J, fol. i5i
petites cloches, pour compléter le carillon. La fonte li'Liii nouveau carillon fut entreprise par Melcliior de Haze, d'Anvers, en 1673. 11 devait compter 33 cloches qui pèseraient ensemble ^4.626 livres. La Ville fit refondre, en lOyS, la cloche de la Paix (i528j et celle de l'heure, heiirclocke (1384) et les corporations contribuèrent à la dépense. Le même fondeur ajouta encore quatre cloches, en 1681 '. Après l'incendie du Beffroi, du 3o avril 1741, Georges Dumery a fourni un caiiUon de quarante-six cloches, qui lut placé piovisoirenient dans un betiVoi, établi sur la toiture de la Waterliulle. On en joua une première lois, le lundi de la Pentecôte 1743 ^ Le carillon actuel comprend quatre octaves: trois notes manquent à l'octave inférieure ^.
Le tambuui . — Les ans pour carillon (divei sclie hymnen ende andere liedelceiis t{0 glieestelijiie als weei-elijck) de Jean Leunis, en i332 ■>, étaient destines à être « mis et joués » (ghestelc ende ghespeelt) aux heures et aux demies. Cela fait croire à l'existence d'un mécanisme actionnant des marteaux. A Ypres, on voit fournir un spelewiel (1547) par un hoi loger de Louvaiii =. C'est ce qu'on appelait, en la même ville, le saiighett^iel, en 1573. A Bruges, quand Marc le Serre s'engage, le 7 juin i6o3, à fournir un nouveau carillon (accoort van clocken), son contrat mentionne aussi la loui nilure d'un k nouveau n regislre. dont il lournna le « patron » afin qu'on puisse en délibérer avec l'horloger ". Aussi les Clopper.s ou sonneurs de la }lalle sont-ils chargés, le 21 janvier 1604, de sonner les heures et les dcmi-heuies, jusqu'à ce que l'horloge le fasse ?. Le i3 décembre 1604, on piqua les ans sur le « nouveau jeu » appelé aussi wyel ^. L'emploi continuel du mot nouveau, indique l'e.MStence d'un tambour, antérieurement à i6o3. Le tamboui a ete renouvelé en 1678 par Gilles Moerman, et placé en janvier 1680 **; puis en 1748, par Antoine de Hondt. Celui-ci pèse 19.966 livres et est percé de 3o.3oo trous.
L'horloge — Des textes des comptes, 1449 à 1451, parlent déjà de la réparation de l'horloge, nommée engien van de wijsere, engien van der 001 loge, ourluge '°. Le balancier compensateur est de feu Lûtzenrath (vers 1860). Des textes du compte de 144900 nous parlent du cadran, au centre du panneau en relief, à l'étage supérieur de la partie carrée du Beffroi ". Le modèle en peinture sur canevas a été appliqué d'abord sur la tour. Le cadran éiait en fer et fut peint et doré. Cette peinture fut renouvelée en 1492 93 '^. Le cadran se trouvait toujours à son ancienne place, en 1 362 (Marc Ghceraerts, p. 41). En i6i)5. il avait été monté à l'octogone '^, à l'endroit où il se trouve encore. Le cadran en fer, fut remplacé, en 1662, par un cadran en cuivre. On constate l'existence d'au moins trois cadrans, veis i63o'+. Le cadran du nord fut renouvelé en cuivre, en 1662; ceux du nord et du sud furent renouvelés en 1723; celui de l'ouest, en 1726. Jean Rossignol, aide plus tard de ses fils, répara ces trois cadrans en 1826, 1842, 1854, et fit le cadran oiicntalen 1843. Ce n'est que depuis 1841. qu'on ajouta de grandes aiguilles et les divisions en minutes. Le nouveau cadran au nord a été placé sur les indications de feu Louis Delacenserie, en 1891.
IL Le Bourg. — Voir le panorama, pris du Betîroi, p. 179. Vues anciennes pp. 41 . 107, 118, i33. De Burch, in de Biiich. Le Bourg était essentiellement la terreau Comte'". Ses echevins y étaient établis '^. 11 prit des parties de son territoire pour en faire
ta ue Cuiillon, voir plus haut, p. 408. ^ 4. AA, c. i.^ja- !. !jft6. A A, Fetieb. i58S-lôo8, fol. 3io. ^ ;. Uid.. foi.
ieb. 1674-80, fol. 220 V. ^ 10. I, v.a^-a. 524.^11. Jtid .
au ilusée comuuinal: ilars entuuié ôes Beaux Aits intols)5o *^ t4 Giavuie de Santienis. pijcedu filarclié
AA
S6, loi. .
54v.*2. AE,