XII. nô-iOi. ^6. Texte de h cliarte. A
Jox, 1.0,56.* 7. Ocigin:
. llALou, du culte du St Saitg de J. C. : giltlichen Heilandes... zu Biugge; . Jox, 1. c, 52. Cfr. RDH, m. 187:
maisons de la ville. 11 en fut de même en 1797. Elle fut rendue au culte le 3 mai 1819 '. Des plaques ont été placées, en i8o>, aux endroits où le St Sang fut caché ^.
L'exposition au peuple s'est l'aile sans doute dès le principe. Elle se faisait déjà sur une estrade, en i3ii. année où l'on fit confectionner deu.v fauteuils pour mettre sur celle-ci •".
Nous voyons dnns tous les documents (1297. i3ii. i388)que le iMagistiat de Bruges s'occupait du St Siintj. La première mention évidente de la C(mfrérie se trouve dans le compte de la Ville pour i4(>3-6: den ghesehcepe van deii helighen bloede^. Au compte de 1397. il y a quanliié de détails sur la Procession ' ; mais pas la moindre indicaiion du glieselscip. dont le piemier règlement est de 1449 ". Le plus ancien costume de Membre, dont nous ayons conservé le dessin, est de la même année '.
Procession et fêle *. — Les fèies du St Sang se célèbrent, de lemps immémorial, pendant la quinzaine ? qui commence le 3 mai. LofHce propre ne date cependant que de 1744'°. La procession e.\istaii au XIlli^ siècle. " L'obligation d'y assister se trouve dans des Keures de métiers. Elle a obtenu son caractère officiel, en i3o3, en souvenir sans doute de la délivrance de Bruges, en i3o2 '-. Elle est sortie le 3 mai jusqu'en 1780. De 1781 à 1795 on sortit le premier dimanche de mai '■'. La sortie du dimanche 3 mai 1795 fut la dernière pendant la Révolution. En 1819, on fixa le lundi après le 2 mai '•!. Tous les jours, pendant la quinzaine, dés le Xl'V^ siècle, on faisait des processions accompagnées du Magistral ; les Collèges et les ordies religieux avaient chacun leur jour.
L'itinéraire était tiés long. On soiiail à midi de St- Donalien, et on allait tout droit àSt-Julien. Le Magistrat restait dîner '^ à St .lulien. et le clergé avec les corporations faisait tout le tour du cyitgel. entre les deux rempaiis, pour revenir devant St-Julien où le Magistrat lepienait sa place dans le cortège pour rentrer au Bourg. Tous les ans nous voyons la Ville faire des dépenses pour aménager la route entre les deu.v remparts '6. Faisaient partie de l'Otumeghang''', toutes les corporations de métiers et les Gildes avec leurs croix, leurs bannières, des cierges et tous leurs membres. On y voyait le Magistrat avec tous ses subordonnés, les ouvriers de la Ville, les scaeitvettei s. Le Bailli et l'Ecoutète y figuraient en cavalcade avec leurs varlets. On y portait la grande bannière de Flandre et celle de Bi uges. Tout le clergé de la Ville y prenait part. Le St Sang était porté sous un baldaquin eiitouié de lumières. Tout cela s'appuye sur des te.Mes du XIV« siècle. Damhouder décrit, au XV1« siècle, la procession telle qu'elle existait de temps immémorial '*. Nous y voyons figurer tous les éléments que nous venons de mentionner, d'apiès leur place iiaduionnelle "'. L'on y invitait l'Evêque de Tournai, dès i3i2 ; d'autres lois 011 y voyait des evèqiies ou des piélais énangeis ; et la Ville leur taisait des présents. En iSpô, on y introduisit des représeiilaiions. C'étaient les rhétoriciens et les peinties qui s'en chai geaieni dans le principe. Ces « parcs en personnages » représentaient la Cène, Vliove/cin, la Tige de jessé eic. Mais en i5i3onyvoit le cheval-Bayard sur roues, puis le Géant et l'Enfer avec toute une troupe de démons ='°.
I. D'^.piés rnivitotion a.iiesséf aux Doy.^i.s du liiocèse.- Voir deux léseiide.v su, le St Siii.s: de Hiuge;, KUH.xli. 3t)i ; XX. 5. ^ 2. KhMBRV, Bekende Pasiot s ii„i Sl-Ci//is,yi6. <j^ 3. I, 11.425. ^ 4. I, IV. 410. ^ 5. J, 111.401. ^ 6 AE, I. 10. Von ibiii. sur la silualion de la confiérie vis-ii-vi» du Magistrat. jt> 7. Gaill , AVc/>r»<:/;M Au/., ï.lo. jfe 8- Coilectiou de textes G T, 412; F, IX. 143. ^ 0. Lee. de l35i-2 signaie 16 jours: I.Il. 452. ^ 10. KDH, vil. 186. ^ :r. A A, V.eure Aes pyndrrs <.\n pont St-Jean. art. 42. Cfr. UDH, xxll. 66. ^ 12. KDH, xxil. 63-71 ; et AE. xxxl. 110-124, article qui ..'est pas toul-.i-fait exact. ^ II. KDH, vu. 187-9. * M- Jl"<l- * '5. Ceci au moins vers la fin du XIV siècle: ^ 16. Textes depuis i3o6: I. il. 423.432. ^ 17. Ce mot figure déjà au c. de i3ti : F, ix. 152. ^18. D. ,156. ^ 19II y eut des procès pour la préséance. j|s 20. F, II. 3o6-2i, extraits des Fei icb.
La procession ét.iit annoncée pai- de nombreux coiirriers, envoyés par le Magistrat, dans toutes les linections '. Elle attirait des foules coiisid-érahles. Les scaerwetters devaient proléger les repiésentations qu'on y voyait, contre la curiosité trop grande des masses ^; et le Magistrat dut défendre d'établir des estrades devant les maisons, surtout depuis l'entrée de la rue des Pierres jusqu'au Maxché du Vendredi^. Tout Riuges était occupé de la procession, dès la fin d'Avril * ; et les particuliers donnaient à manger et à boire aux étrangers, à son occasion =. De nos jours, la pbpulation de Bruges est doublée, le jour de la Procession : le service du contrôle à la Gare et aux Trams, sert de base à cette évaluation.
L'itinéraire fut changé, en iSyS". 11 n'a plus été modifié depuis lors, sauf que, depuis 1870, on évite de rentrer par la rue de la Bride et revient en faisant le tour par la rue Philipstok. On revint à l'ancien usage, en 1908. Depuis iqoo, des groupes bibliques, magnifiquement dramatisés, ont été introduits dans la procession ; la même année, les Membres de la Noble Confrérie ont repris leur costume traditionnel.
m. Le M.\RCHÉ nu Vendredi. — En i 127, il y avait à l'intérieur de la ville, donc entre St-Sauveur et la Place du Sablon, un champ où se faisaient les grandes réunions politiques. Galbert nous décrit tout ce qui s'y passa de solennel, après la mort du B" Charles le bon. On v entend lire la lettre du Roi, on y élit le Comte, y reçoit son sei ment sur les reliques des Saints, lui jure fidélité et lui fait hommage ?. Ce champ était en ville * ; il n'était pas le Sablon, mais apitd Harenas "" : il était contigu au Sablon dont le rempart de la ville le séparait.
Nous avons décrit le fossé de la ville, tel qu'il était en 1 127, et nous avons dit quels travaux on fit alors'". La section qui nous occupe, comprend le Spcelmans rei toujouis ouvert, malgré les efforts tentés par des gens mal inspirés " ; le Smederei, voûté en i83q jusque près de l'angle sud de l'Hôtel 'Windsor, C. 19 ; le Capncynereitje, voûté jusqu'au Marais, en 1871 . Eniie le 5"iei/t?reî et les maisons, il y avait un passage. Voir Marc Gheeraerts.
Lorsqu'on creusa la grande enceinte (fin XI II^^ siècle), on incorpora tout un quartier où l'on trouvait alors déjà les rues principales, et où s'étaient établies des institutions religieuses, charitables et autres. La place a conservé d'abord son ancien nom. Je trouve dumiis site super arei iam fujas nord^and porte (12681 '==, ce qui n'est plus la place apud Harenas, de 1 127 ; et la rue des Fèvres ou Maréchaux est dite extra arenam ( 1288). C'est la forme supra arenam qui prévaut, avec Zabuluni, à la fin du XI11« siècle. On trouve ten :{ande, upt ^and, dans la première moitié du siècle suivant. Mais dès le Xllh siècle on trouve supra vryndachtmaert tl forum veneris : ce nom reste. Seulement à la fin du XV« siècle on écrivait tncovt l'ridachmercl gheseyt upt Sand. Depuis 1842, la section orientale s'appelle Place de la Station, et la partie occidentale, Marché du Vendredi. Le nom de Capucynereitje s'oublie peu à peu, depuis une vingtaine d'années.
A la sortie de chacune des rues du Sablon (nord et sud) il y avait une porte que nous ne trouvons plus désignée dans les textes après i 297 '•' ; mais les noms des ponts, à ces deux endroits, restent naturellement aussi longtemps que le rempart ne fut pas voûté.
7, (ul.9o:c. r397-
9«, fol.(
.te. * ;
). AA, HalirgeboJ. 2
mai ,5.7 *4