‹ BrugesChapitre 108 sur 137 · II · texte numérisé non relu

II

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1543-44, fol. 7;

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sentant des saints et des sujets empruntés à la Bible, fut peinte et dorée en 1404. Les murs furent décorés en 1410 '. La cheminée, contemporaine de la construction, a disparu. 11 en est de même de la tribune des ménestrels et du riche mobilier, datant de 1476-82, complété en 1487 et années suivantes, ainsi que des vitraux, qui dataient de i386 à 89. Le tableau du jugement dernier, de Jean Provost (i525), est de nos jours à l'Académie, il semble qu'il y a eu une porte de communication entre celte salle et la chapelle haute du St Sang. Le relevé, pris en 1 887, quand le crépissage avait été enlevé, le tait présumer.

La restauration de la salle fut faite entre 1889 et 1905 par L. Delacenserie. On y plaça de nouvelles verrières (1894) pour remplacer celles qui furent placées en 1867. Mais l'œuvre la plus importante est la décoration picturale de cette salle, l'œuvre, à savoir, d'Albrecht de Vriendt. Dans la frise, figures des Comtes de Flandre, des évangélisateurs du pays, de ses législateurs, guerriers et artistes. Albrecht de Vriendt commença, en 1895, douze grandes peintures murales, peintes à la cire, représentant, sur la partie occidentale du mur méridional, le retour triomphant après la Bataille des Eperons d'Or (i3o2). De part et d'autre de la cheminée, au sud: l'institution de l'ordre de la Toison d'Or (1430). Au nord : Thierry d'Alsace déposant la relique du St Sang, à St-Basile (1 149). Du côté du Bourg, en allant de l'ouest vers l'est : la charité à l'Hôpital St-Jean ; — le Magistrat de Bruges renouvelant les privilèges de la Hanse teutonique (i36o); — Philippe d'Alsace donnant à la ville de Bruges une charte (veis 1190) ; — le Magistrat de Bruges visitant l'atelier de Jean van Eyck fi433); — Jean Brito vendant ses livres, au cloître de St Donatien (14461; — Louis de Maie posant la première pierre de la Maison échevinale (1376); Jacques van Maerlant écrivant ses poésies. Toutes ces peintures sont l'a-uvre d'Albrecht de Vriendt, qui mourut le 14 octobre 1900, sans avoir terminé (I la foire franche de Bruges », sur le mur oriental. M. Julien de Vriendt acheva ce tableau et peignit celui de l'ouverture du Nouveau Zwijn ( 1402) sur le mur méridional. La salle a été inaugurée par sa Majesté le Roi, le 4 juillet 1905, à l'occasion du LXXV^ anniversaire de notre indépendance nationale. On y a placé, en 1907, les statues en laiton de St Donatien et de Louis de Maie, d'après les maquettes de M. Jules .A.ntone, ainsi qu'une inscription commémorative, brodée par M. Joseph Grosse.

Dans la Salle du Conseil on voit deux belles branches en cuivre (vers 1480) ; deux encriers en cuivre (i 632) ; une chaîne de sonnette en argent (i636).

Nous recontrons encore quelques portraits de souverains ; un tableau représentant 1-a réception à Bruges, de Napoléon I, le 18 mai 1810, par le Baron de Croeser, Maire de la Ville (gravure, p. i65) ; ainsi qu'un tableau de Henri Dobbelaere représentant les sept œuvres de miséricorde corporelle.

Dans l'antichambre de la salle du Collège, la grande carte à vol d'oiseau du Franc de Bruges, copiée par Pierre Claeissins (1596-1601), d'après celle qu'avait levée et peinte Pierre Pourbus, 1561-71, et qui était détériorée -.

Eglise de St Basile '\ — Voir le plan, p. 419, la vue intérieure, p. 21. bases et chapiteaux, pp. 423, 431, et la restitution, sur laquelle j'ai à faire des réserves, p. 29. Si l'on soupçonne peu, en voyant l'église de St Basile, à l'extérieur, quelle est du XI 1« siècle, c'est à cause de la chapelle des clercs de la Vierscare. qui fut bâtie contre elle, en i5o3^. Nous avons discuté l'architecture de la chapelle, aux pp. 3i4-3i5^.

I, (j r, 2J2: degrouic zalc jip scepcnhlittseXdt: sccpenencamcre. ^2. AE. xil. 201. avec réiiuctioii en litliORiapliie. ^ 3. Voir plus liHUl, p. 170. ^ j. GT, 84; IJ. 141. j(> 5. Voir mon élude sur la rhapelle dans ma rcponsea la i|ueslion 'riomc Ion des lincrs d'influence rhénane dans larchiteclurt t omane de Bri't;cs ? présentée au Congrès arilieoloRique de I.iè>;e, en 1009. Celte étude est écrile après ce qui se trouve à la p. 3i5, ci-deisus.

Robert II. dit de Jeiusiilem, avait apporté de Terre-Sainte, une relique de St Basile, Evêque de Néo-Césarée, docteur de l'Eglise. Plus tard, après 1 134 et avant juin 1147 ', Thierry d'Alsace et Sybille firent construire, sans doute sur l'emplacement du premier Steen de Baudouui I', une église en l'honneur de N. D. et de St Basile, et y instituèrent quatre chapelains pour la desservir '. Cette église pouvait, dès le commencement avoir deux étages. En 11^9. Thieiry d'Alsace apporta le St Sang '. Un incendie vint éprouver l'église et détuire ses archives, en 1184. Est-ce après 1 149 qu'on a construit la ciiapelle supérieure romane, dont nous avons vu certaines traces ; ou bien est-ce après l'incendie de 1184? Toujours semble-t-il que la voûie de l'église inférieure et l'ornemeniation par dosserets peuvent être postérieurs à ce sinistre. Ce travail aurait alors éié achevé avani le diplôme de Philippe d'Alsace, de 1187. La restauration a été laite, par L. Delacenserie (1896). L'Evèquede Bruges a fait apporter dans l'église quelques parcelles des reliques de St Basile, en 1897. L'autel a été rétabli d'après les données anciennes : les bases des colonnettes et la table sont primitives. Voir la gravure, p. 22. Les parties au midi de l'église comprennent une portion du mur d'enceinte méridional du Bourg -t, et d'autres constructions postérieures à la bâtisse de l'église avec ses contreforts. On trouve là une voijie en berceau à arc brisé. Je crois que ces anne.\es ont été aménagées pour servir de base à la chapelle de la Croix. — Les maçons ont fait leurs services dans l'église de St Basile, depuis les temps les plus reculés. Dans la même église on trouve, au XV<^ sièéle, les fabricants de chandelles et les Ménétriers \

Le tombeau peint de Jean van Audenaerde, grav. de l'ange, p. 388, a été retrouvé sous le dallage delà nef du milieu, en 1875 ''. On a recouvert de panneaux mobiles le tombeau peint, trouvé vide au côté méridional de celui de notre célèbre maître-maçon.

La chapelle septentrionale, bàtie en saillie sur le Bourg, fut construite en i3()3, pour les clercs assermentés du tribunal, sur l'emplacement d'une Caiiiei kiiiiie louée d'ordinaire à un Taelman. Les clercs vénéraient St Ivon, probablement a partir de i53i ; leur patron était d'abord St Laurent, dont la statue se trouvait à l'angle extérieur de la chapelle ". Cette statue détruite en 1792, fut remplacée en 1881, par une statue du même Saint, œuvre de Jules van Nieuwenhuyse *. Le retable de cette chapelle, sculpté par Corneille de Smit et Jean Roelandts, sur un dessin de Lancelot Blondeel, porte encore son ancienne polychromie faite par Jean Zutterman, en i53o. Il a perdu ses statuettes. — Dans cette chapelle sont conservées quelques anciennes consoles que les maçons avaient placées, au XVL' siècle, dans le chœur de l'église, pour l'orner.

Dans l'église de St Basile on vénère la statue de N. D. du bon secours (grav. p. 27g', qui est du XI V<^ siècle, mais qu'on a peinte d'une manière désastreuse, il y a une trentaine d'années. Dans le tympan de la porte méridionale, qui est primitive, on voit un bas-relief, du XII* siècle, représentant le baptême du Christ.

La façade du grand Escalier en pierre bleue, avec celle du Greffe criminel attenant (grav. p. 118; fut exécutée d'après les plans de Guillaume Aerts et Benoît vande Kerckhove, par Chrétien Sixdeniers (1529-34)°. Jean Zutterman en fit la polychromie '° et Lancelot Blondeel fit les patrons pour les statues, en 1542 ". On plaça encore, à l'Escalier et au Greffe criminel, en 1 552, neuf statues en pierre et deux en bronze '^. dont

I. Voir mon étuiie précilée. ^ 2. II, I. 552: cotreclions : 1. 1. 334. ^ 3. Celte date est appuyée sut les KcBesles lie lliieny d'Alsace, i«r.rf"///i/. rtd Arcliiol. deGnnd, /4 «m. , IV. 162. 253. — Meyer, ^/m.;?<7Hrf>-., 40 v : nidiis Aprilis-^- avril ; les Pâques lonibaieiit le 3 aviil. ^ 4. Plus liaut, p. 24, grav. ^ 5. Plus haut, p. 406. ^ 6.1, m. 389; RDH, x. 408. Avant dernière ligne, au millésiuie 1402, ajoutez: vieux style. ^ 7. GT, 84.^ 8. RI5H, SVI. 271. ^ o. AA, zc ville et ce. St-Sang de ces années Cfr AE, L, 125. ^ io.AA,c. 15Ô4-33. fol. 68. ^ ti.AE, LVlll. 2ç5 o. ^ i=. AE, l. 123.

les premières furent peinles par Jean Zutterman. — Cet escalier fut reculé de i6 pieds, \83i-3y. L:\ restauration des façades de l'Escalier et du Greffe criminel fut faite en iSqB 94. Les statues furent faites sur des maquettes de M. Micliel D'Hondt. La chapelle supérieure (i^rav. p^ 171. 118) dont les tracjs romanes ont pu être relevées au-dessous du dallage, n'était pas plus longue que l'église de St Basile et avait une abside ronde. I .e mur de façade occidental conserve les preuves de sa construction pré-goihique. Un escalier à vis, adossé ,t la face, du côté du Bourg, y donnait accès.

L'escalier en briques, au coin sud-ouest

n'a été construit qu'au XIII« siècle. Les arcades qui séparent les deux nefs, sont probablement romanes. Il faudrait les dénuder pour avoir une certitude sur leur âge. — La chapelle du St Sang et l'escalier d'accès avaient besoin de réparations, en i;ii I. On renouvela la toiture, travailla à l'escalier et Ht des travaux de sculpture et d'ameublement '. Au XV^ siècle, les travaux recommencent. L'on voit renouveler les meneaux d'une verrière =.En 141 i nous voyons signaler la préexistence d'une tourelle, à laquelle on monte au moyen d'une échelle ■', et à laquelle un couvreur en ardoises travaille encore en 1430 4. Cette tourelle, avant cette année, renfermait trois clochettes, et se trouvait sur la faîtièie de la chapelle méridionale. La voûte en bois du chœur est renouvelée (1432). On plaça des verrières, à partir de 1483. A la tin du XV= siècle, on construisit une chapelleau nord,grav.p. 118, surmontée de trois tourelles dont deux existent encore et dont on peut voir le pignon occidentalsurla cartede MarcGheeraerts(grav.

p. 41). Cette chapelle, démolie en i832, quand on recula l'escalier, fut ornée d'une veirière(i4g6). La toiture de lanefprin- ^ . , ', V. ,! — ^ J ^ „ ' ""'" . cip.ile fut ancrée dans l'Hôtel de Ville et

Façade, rue lie la Halle, C. 8, r/e Roo poorte, constiiiite '

vers 1570; daprès un dessin de Cli. Versclielde, 1S71. dailS XtSteeil, Cn iSig ^. Est-CC alorS qu'oll

allongea l'abside jusqu'à l'Hôtel de Ville ? En i636 fut construit l'escalier, à l'est de la chapelle de la Ste Croix, à l'usage du Magistrat 0. atîn qu'il ne dût pas emprunter l'escalier commun pour aller à la messe quotidienne. Est-ce alors peut-être qu'on ferma la porte donnant accès à la chapelle haute, par la grande salle de l'étage, à l'Hôtel de Ville? La chapelle de la Croix fut rebâtie, en 1672 7. A la fin du XVIH» siècle la chapelle avait besoin de grosses réparations «. Elle

TRÉSORS A R TISTIQ UES ; SJ TES ET SOU VENIRS. 4? 5

était bien délabrée api es la Révolution '. La restauration fut commencée en 1818 et teiminée en 1824^. Mauvaise balustrade en pierre bleue du cheneau (1870) ; restauration des tourelles (1877) ; restauration intérieure de la nef principale, construction d'une voùie en bardeau et polychromie par M.^éopold Mengé, sous la direction de MM. Fiaiiçois Coppejans et René De Craemer (1907-10). Ces messieurs aciièvent la peinture de la nef principale.

Décor et meubles. — Au XV^ siècle la chapelle était ornée de peintures murales, et il semble qu'elle avait ime tribune du côté extérieur, pouf l'ostension publique de la relique ^. Les murs du ciiœur et la voûte avaient été décorés en bon style du XV^ siècle, sous la direction de Thomas Harper King, en i856; les arcades, entre les deux nefs, furent peintes sous la direction de William Brangwyn, i865 ; les belles tigures de Ste Marie Madelaine et de St Joseph d'Arimathie sont de feu Jules Helbig, 1866; la peinture de la partie supérieure des murs du chœur et du mur du fond, était de William Brangwyn, 1868-69. ^^ travail était d'un dessin peu artistique et d'une coloration duie; la peinture des voûtes, de i856, trop intense. La très belle peinture décorative de la chapelle de la Croix, est de Corneille Leegenhouck, d'après dessins du Baron Bethune (1884). — Sept vitraux représentant les ducs de Bourgogne, ont eié faits parJ.-F. Pluys, 1846-47, d'après les dessins colorés des anciens vitrau.x, de 1542 \ sur des cartons dessinés par Edward Dujardin. Les vitrau.x eux-mêmes (1483- 1 5. .] ont été vendus par la Ville à un antiquaire, vers i83o; ils sont actuellement en Angleterre. Les vitraux de Pluys sont d'une technique très-défectueuse. Deu.x vitraux, représentant Albert et Isabelle, François h'' et Marie-Thérèse, de J.- F. Pluys, faits d'après ses propres dessins. — Grand vitrail occidental: scènes de la Passion, J.-B. Capronnier, i856, d'après les dessins de .lean Bethune. Il a l'air d'éire en porcelaine. Il a remplacé un vitrail représentant l'ensevelissement du Chiisi (1541) ■''. — Aux deux côtés du reposoir, vitraux représentant St Longin et Ste Véronique, par le Baron Bethune, i858; et deux vitraux, H. Dobbelaere, 186g. Les scènes au bas de ces vitraux représentent l'histoire de la relique du St Sang. Sous la figure de St Longin : Perez de Malvenda cache la précieuse relique, 1578. Sous Sie Véronique : Thieriy d'Alsace apportant la Relique à Bruges. Sous St Charles Borromée : Charles- Enée, Baron de Croeser, bourgmestre de Bruges, demande le rétablissement du culte, 1819. Sous Ste Hélène: Mgr. Malou remettant à Messire van Hoobrcuck de Mooreghem, prévôt de la noble confrérie, la bulle de Pie IX autorisant le jubilé en i85o. — L'ancien Maître-Auiel était orné d'un polyptyque représentant les Noces de Cana (Musée du Louvre, 11° 596)°. Il disparut en 1648, quand on fît un maître-autel en marbre. Maître-autel actuel, par Michel Abbeloos, i858, sur un dessin du Baron Bethune; polychrome, en 1882, par Adrien Bressers. — L'estrade d'exposition de la relique a été sculptée par Jules van Nieuwenhuyse, sur un dessin de Brangwyn, 1866. Le ciborium est de i85o ; on y a placé un crucifix en igoS. Le confessionnal date de 1861. 11 était couronné d'un polyptyque, par P. Boucquillon, 1860. — Chaire de vérité, Henri Pulinx, 1728 T. — Le jubé a remplacé, vers 1839, une galerie insignifiante, qui datait du XVI II« siècle ; polychrome, 1888. — Banc de communion, avec les figures de St Dominique et de Ste Rose de Lima, de St Dominique et de Ste Catherine de Sienne, provenant du couvent des Jacobines, XVIII« siècle. — Autel en marbre blanc et laiton doré, 1793, dans la chapelle de la Croix *.

I. Von gravmes Gaili., ^^c/i. ^/j/., 192. 197 ; et les portefeuilles 46;:-2'' pi. 5; 462-4", pi. 35. 35. 42. (Bibl. dr b Ville). . «1^ 6. Voir Cnzetle des Beaux Ar/s. 1866, m. 400 ^ 7. G.«llL , I. c , grav. p- i35. ^

Objets d'ail. — La plupart sont conservés au Musée, construit en même temps que la concieri^erie (tcSSy-oa). Nous ne meniionnons que L-s œuvres les plus intéressantes.

Grande CHASSR du St Sang. — Le grand reliquaire gothique fut oHiciellement volé par les Gueux en iS-S, et converti en lingots '. La grande châsse actuelle tut comrnandée à Jean Crabbe, orfèvre à Bruges, en 1614, et terminée en 1617; gravure, p. 384. Elle a I mètre 29 centimètres de haut et 61 centimètres de large. La base hexagonale repose sur six pieds ; et six colonnes corinthiennes cannelées, ornées d'arabesques, soutiennent l'entablement, couronné de trois tourelles. Celle du milieu, ornée de statuettes de N. S. et de la Sie Vierge est surmontée du pélican, symbole du St Sang. Celles des côtés abritent les statuettes de St Donatien, patron de lancienne cathédrale de Bruges ainsi que de la ville et du diocèse, et de St Basile, patron de la chapelle. Toutes ces statuettes sont en or massif. Dans l'édicule formé par les colonnes, se trouve un coftVet hexagonal, dans lequel on dépose le cylindre renfermant la Relique. La toiture est surmontée du Christ en croix, accompagné de la Ste Vierge et de St .lean. Sous le baldaquin se balance une gracieuse couronne en or emaille qui, d'après la tiadition, est celle de .Marie de Bourgogne. Malheuieusement lestroubles religieux ont fait perdre plusieurs pierres Hnes, remplacées aujourd'hui par de pauvres imitations. Cette châsse, dont l'aspect d'ensemble rappelle la conception du moyen âge, mais dont le style appartient à la Renaissance, est un objet d'unevaleur inestimable.

— La petite châsse, de forme

hexagonale allongée, qu'on emploie tous les vendredis, est un don des Archiducs Albert et Isabelle, 161 1 ; gravure, p. 190. — Le cylindre contenant la tiole primitive qui renferme la précieuse relique, orné de terminaisons en or massif, avec couronnes et anges (i388) fut restauré dans les ateliers de NL Van Dainme-Valcke, en 1887. Voir la grav., p. -205.

Tableaux.— La déposition du Christ, attribué à Gérard David depuis 1673 '. Gérard David est mou en i52o. On l'attribue provisoirement à un maître inconnu qu'on désigne sous le nom de Maine du St-Sang. Voir la gr.iv. p. 171, représentant le panneau central-'. — Panneau, vers 1460, acheté à Gand, en 1859, représentant deux scènes u'uiie légende indéterminée. C'est bien à tort qu'on l'attribue à Hans Memliiic. — La Ste Trinité et des Saints, tableau divisé en trois zones, subdivisées en compartiments, vers i3oo. — Deux volets de la partie inférieure de l'ancien

polyptyque du maître autel, représentant les membres de la noble Confrérie du St Sang et leur Clerc, signés : Pieire Pourbus, i556. — Triptyque; le portement de la Croix, le Calvaire et la Résurrection (i520-3o;. — Jacques van Oost, le vieux: Josepii d'Arimathie préparant le coi ps du Christ pour l'ensevelissement. — Portrait de Gerirude de Pélichy, par .1. B. Suvee — Un rôle des Evéques de Bmges. J. Garemyn, 1779. M. Cil. Rousseau en a fait un autre, comme complément, 1906.

Objets d'ail. — Trois plaques en cuivre ciselé et doré : la Cène, les trois Maiie au tombeau, le Christ apparaissant au.x apôtres (XVI I^ siècle). — Voile en dentelle : le reliquaire du St Sang, 1684. — Six sculptures : scènes de la Passion (XV!!!!^ siècle). — Bas-reliefs en albâtre (XV11'= siècle) ; encensoir en cuivre iXV« siècle) ; bassin d'offertoire en cuivre (XVI^ siècle). — Fragments de verrières et médaillons (XV'^-XVIl'^ siècle). — Miniatures des costumes des confrères depuis 1449 et cartons des anciennes verrières. — Chasubles à brodeiies du XV= et du XVI« siècle. — Tapisserie de haute lisse de fabrication brugeoise : la tianslalion ^

des reliques de St Augustin ; sur les côtés : St Frigidien et St Herculaïuis ('637).

La relique du St Sang. — La Ville de Bruges a probablement possédé une relique du St Sang, veis io36 '. Celle qu'on vénère aujourd'hui est venue dans nos murs, en 1149^. L'authenticité de cette relique est historiquement établie sur les bases les plus solides ^. Le comte de Flandre, Thierry d'Alsace, la reçut du Patriarche et du i-^ sé„,ina,re ùe Bn.ge., w.e pn.e „e la K.,e ,,«ç,).

roi de Jérusalem, comme prix de la ■

bravoure dont il avait fait preuve au cours de la seconde Croisade, entieprise en juin i 147. Thierry d'Alsace revint à Bruges, accompagné de Léon, dit Leonius. abbé de Si- Berlin, qu'il avait constitué le gardien de son précieux trésor, et déposa celui-ci dans sa chère ville de Bruges. La relique est encore conservée dans la tiole qui la contenait lors du don fait par le Patriarche de Jérusalem. Tous les vendredis, le St Sang devenait liquide et bouillonnait+, comme de nos jours encore, le sang de St Janvier à Naples. Ce miracle cessa vers l'année 1 325 ^ ; mais il se renouvela, en i388", lorsque l'évéque d'Ancone aéposa la fiole dans le nouveau cylindre-reliquaire, muni à ses extrémités de couronnes d'or et d'anges, dans lequel la relique se trouve encore.

De tout temps les Brugeois ont fait le plus grand cas de ce précieux trésor. En 1297, quand le roi Philippe le Bel s'avançait pour faire la conquête de la Flandre, ils envoyèrent une nombreuse députation à sa rencontre, pour le supplier de leur laisser le St Sang. Le Roi leur en fit la promesse solennelle, qu'il consigna dans une charte donnée à Ingelmunster, en septembre 12977. La relique fut sauvée au temps de Gueux, par Don Juan Perez de Malvenda, le 20 mars iSyS, et cachée successivement dans diverses

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