‹ BrugesChapitre 11 sur 137 · VI. 433; VI. 2,s.^. 444; C · texte numérisé non relu

VI. 433; VI. 2,s.^. 444; C

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GRAIK'DEUR ET DECADENCE

déjà désis^née, en i3o2, sous ie nom de Onde Biierse. et nous savons que la ville y avait un cellier, àtux ans plus tôt. De temps immémorial la Bourse de commeice se tenait devant cette maison, et elle ne quitta cet emplacement que vers ibyS, comme on verra plus loin. La lettre de voiture était en usage à Bruges, au XIV<= siècle '. Nos armateurs connaissaient, au W<^ siècle, le contrat d'assurance contre risques de mer =. Le prêt sur gage était en usage en i3o3 ■'.

Gui de Dampierre permit, en 1285, que tout liahitant d'Ypies piit tenir des bureau.x de prêt ; sauf que les Lombards déjà autorisés, conserveraient leur privilège jusqu'à la St Rémi 1290".

A Bruges, il y avait cinq buieau.\ de change tenus en fief du Comte. Ces fiefs sont encore mentionnés en iSSg, 140g, 1435, 1444. i 373 etc =. Quatre de ces bureaux étaient adossés au pignon septentrional de la Waterhalle ou se trouvaient près du pont sur la Reie qui prit, dès le XIVi^ siècle, le, nom de Pont de cha\^s,t (Wisselbrugge). Le cinquième comptoir était un bureau ambulant, monté sur roues. Outre ces francschangeurs assermentés, il y avait encore les bureaux libres. Car tout bourgeois pouvait tenir un comptoii- de change et de prêt. Cependant, en renouvelant, en iSoy, les privilèges de la Hanse teutonique, la ville de Bruges défendit à ses membres de faire le change d'argent ou de tenir des tables de prêt. Les changeurs non inféodés (onvrije) devaient une redevance annuelle à ceu.\ qui relevaient leur comptoir du Comte".

La ville elle-même établissait des bureau.v de change près de la Nouvelle Halle et nous la voyons octroyer, en iSqS et en 1406, un bureau dans la quatrième arcade de ce bâtiment; le compte de 1378-1379 mentionne la location de huit hureau.x.

En i3o9. le magistrat réglementa les tables de pici ?. Les changeurs jinés seuls pouvaient exercer le commerce de l'argent. Il leur est défendu de mettie en circulation des derniers rognés ou de mauvais aloi.

Au termes du privilège du 21 avril 1477, les changeurs et banquieis devaient fournir caution et s'abstenir de toute opération commerciale '^.

Nous avons parlé de l'atelier monétaire royal qui frappa des deniers d'argent à Bruges, du temps des Carolingiens.

Nous possédons des monnaies comtales, frappées à B'uges. au XI*^ siècle, d'un Baudouin, avec, au

revers, la mention de St Donatien ou de BrVGIS. Cet atelier a continué à fonctionner. Il va des mailles on petits deniers municipaux, du W\'' et du XI 1 1<= siècle, au type du chevalier en bataille ; au revers une croix, dont le type varie. Elle est cantonnée soit des lettres BRVG, soit de roses, soit de coquilles, brisure héraldique de Philippe de Thiette, gouverneur de la

en.

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