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. *5.I, VI. .500 ; V. 424* I. 2.0. ^ 10. /i,d.. VI. 278.*
GRANDEUR El DECADENCE. 47
Mais ce qui piouve plus encore le développement du commerce et du bien-être, c'est la construction de la Halle aux épices, aîle orientale de la Halle, où l'on vendait, au témoignage d'un document de i3o4 toutes les denrées coloniales, jusqu'aux plus rares ; ainsique la nécessité d'agrandir tout le bâtiment des Halles, devenu insuffisant.
L'on avait déjà déchargé les Halles de tout le service d'emmagasinage des draps au XHl'' siècle, en construisant la Halle aux draps, dite la Wateihalle. qu'on dijt agrandir vers i33i. L'on verra, au chapitie des travaux publics, quelle devait être, au XIV'« siècle la prospérité de la ville de Bruges. Le compte de 1367-68, clôture par un boni de près de 4776 livres parisis, sur une dépense de près de 74.000 livres.
Bruges avait acquis le droit d'étaple en i323'. Ce droit d'étaple constituait un privilège en vertu duquel une ville obtenait du souverain le droit exclusif d'acheter et de vendre certaines marchandises, et avait même le droit de détourner de leur route certaines marchandises, afin de les exposer en vente sur son marché. C'était un véritable monopole, qui constituait une grande source de richesse. Nulle marchandise entrant dans la Suène, ne pouvait être présentée en vente qu'à Bruges ou à Damme. Des lettres de Louis de Maie, de i358 "=, déclarent Bruges l'entrepôt général des Flandres. Marie de Bourgogne, Maximilien, Philippe le beau tiendront à confirmer ce droit, La Hanse teutonique même est forcée de reconnaître ce droit, en 1487 '\
Devrait-on s'étonner alors que, par ces temps de protection, le marché et les magasins de Bruges renfermassent, à la fin du XII1<= siècle et au siècle suivant, des marchandises venant de quarante contrées ?
Une grande cause de la prospérité de Bruges, que nous n'avons pas encore signalée, fut la force de ses maisons de crédit, le commerce de l'argent.
A la fin du XI I« siècle, Arras était la ville des banquiers. On y trouvait les Cahorsins les Lombards, les Florentins, les Siennois. Quand Philippe-Auguste eut conquis l'Artois, la banque émigra à Bruges. Le commerce d'argent resta toujours entre les mains de ceux que nous venons de nommer, et les Juifs ne pénétrèrent jamais en Flandre^.
Les Cahorsins ou Lombards, prêteurs sur gages, se trouvent déjà dans les comptes de notre ville de 1298. Ils quittèrent la ville en 1492. Le souvenir de leur séjour s'est conservé longtemps dans le nom de Gi oote Camuersine, la maison qu'occupait le Lombard '.
Bientôt nombre de banques du nord de l'Italie établirent leurs succursales à Bruges.
Nos textes nous ont conservé le souvenir des grandes firmes des Soria, des sociétés de Bernard Lescot, des Pignatelli, des Paganelli, que nous trouvons tous dès la fin du Xni<= siècle; mais surtout de la société des Peruzzi, de Florence, dont l'historien Jean Villani fut un des agents en notre ville, au commencement du XIV^ siècle *.
Bruges resta, jusqu'au dernier quart du XV<: siècle, le premier comptoir d'argent de l'Europe septentrionale ?. Les Médicis y établirent une de leurs succursales que Thomas Portinari et Thomas Guidetti administrèrent. Chastellain nous parle d'autres financiers italiens, dont les opérations trop risquées amenèrent la faillite.
Bruges paraît avoir la priorité pour l'usage de la lettre de change et avoir eu le premier comptoir d'escompte '. La Bourse de commerce paraît antérieure au XHJe siècle". La maison au coin de la rue Flamande et de la rue des Pelletiers, était
i. CE, I. i54 ; I. V. 232. ^ 2. I. m. vz. * ô. C 4. P, 1.247-8; CB. I. 5i5. ^ 5. I. IV. i85. 467; GT. 66 422; I. vm (Table Jes noms.) aux noms de ces firme ^ 8. F, XI. 327 ; I. m- 240 ; CB, 1. 459. ^ q. CB. i. ^Sy.