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portail du tiansepi septentrional, au XVI^ siècle, et sur le m:iîiie nuiel, depuis 1690 au plus laid. Le titre de St Eltiy ayant été éteint par Grégoire XVI (i83-|). Si Donatien prit la place de St Eloi. au maître-autel, et ses attributs furent placés dans les mains de la statue de St Wulfram. Ce dernier saint avait son autel à StSauveur. en 1260: on le fêtait le I 5 octobre, dès le XI II« siècle ; et son autel, déplacé en iSoy. di.sparut en 1669".
L'église fut vendue le 9 fructidor an Vil (3 septembre 1799) ; mais rachetée par de bons paroissiens =. L'incendie du 19 juillet 1839 ne détruisit t|ue les toitures et les charpentes de la tour ; d'où la destruction des cloches ■>. La tour a reçu son couronnement en faux style roman, en biiques jaunes (18-14-46) ; flèche centrale, couveite de plaques de cuivre (1871). Il aurait fallu la compléter en briques rouges, suivant le style du XI V« siècle de l'étage ancien supérieur, compris entre les deux rangées d'arcatures.
Je me demande si l'on n'a pas eu. vers i36o, l'idée de construire contre la tour, au nord, une chapelle, comme on l'avait fait au sud, giàce à la fondation de Walter de Hondt (i36o). Tout semble l'indiquer : mais le bienfaiteur ne ee sera pas présenté.
Intérieur. — Gravures, pp. i53. 3i3. L'aspect de la nef est tiès beau, et, quoique le dallage ait été e.xhaussé de o.25 à 0.27, en 1840, les pioportions restent très heureuses. Il y a quelques déformations. La nef a été badigeonnée, pour la première fois, après les e.\cès des Gueu.x, en i585 ; on continua au XVI I»^ siècle, afin de réparer tant bien que mal les ravages produits au temps des troubles. Le grattage commença en 1871. On trouva partout des traces de décors polychromes, et même un St Pierre, du XVI 1« siècle, près de la petite porte du nord. La nouvelle polychromie fut faite sous la direction du B" Béthune et de M. Aiihui Verhaegen (1874-75). La caihédiale de St Donatien étant démolie et la plupart des sarcophages des' Evoques déiiuits, on eut l'htuieuse idée de peindre sur le grand mur si nu du fond de l'église, l'histoire épiscopale de l'Eglise de Bruges.
Dans la tour, cloches : Maria, ut ciié:;e., fondue à Bruges, 1847. parles fièies Petitfourt, d'Arbot, Haute Marne, Eiance ; Eligiiis. si bécarre . fondue à Tellin par Adrien Causard, 1869. de 3.288 kilogr. ; Salvator, la ^. fondue pai- M. Sleghers Causard, à Tellin, 1904, de 4.500 kilogrammes. Celte cloche est plus haute d'un 1011 que le Bourdon du Beffroi. Il y a encore une petite cloche ou schelle du nom de Joaiiiies. 45" kilogr. fondue en 1847, servant pour l'office du chapitie, qui donne /<; , ei une clocheilc, Gtiillelmus, qui sonne les messes basses.
Sous la tour. — Voijte, vers 1844; porte et fenèiie, fin XV^' siècle, meneaux modernes. Arcade de communication avec l'église : colonnes et chapiitrau.\. X1I1« siècle ; l'arc reconstruit vers i36o. Tableaux: Conveision de St Hubert, signé Jacques van Oost, le jeune, 1668; l'Annonciation, vers 1640; Jésus chez le Phariséeii et la Pèche miraculeuse, cartons de Jean van Orley, pour les grandes tnpisseiies de haute lisse, vers 1725 ; le martyre de St Barbe, Corneille Cels, 1809.
La Nef. — Vue, 1671. avant le déplacement de l'orgue, p. i53 ; vue actuelle, p. 3i3. La voûte en bois de la nef lut remplacée par la voûte en biiques, en i635. ^- Mur du fond : Le Christ en croix avec la Vierge, St Jean, Ste Marie Madelaine et St François d'Assise, Jean van den Hoecke, grav. p. 265 ; St Charles Borromée portant le viatique aux pestiférés de Milan, Gilles Backereel, grav., p. 223. — Chaire de vérité, Henri Pulincx, 1778-1785. — Les statues du Christ et celles des apôtres, qui se trouvaient aux piliers (i6i8), ont été enlevées en 1871. — Jubé, grav., p. 337, lourde masse, qui rompt
i.KUH, VI. i3j| VIII. .Î67.*:. VSIC, i;(,. ^3. VSK, 1S4 (eireiic de il..le) ; GK, 3So {même remarque).
complètemenl l'unité artistique de rédifice, 1676-82. Ce jubé serait mieux à sa place dans l'église Ste-Walburge. Le jubé actuel a remplacé un joli écran, posé en 1414-15, par Guillaume Pike. Statue de Dieu créateur, par Artus Quellin, le jeune. 1682. L'orgue qui se trouvait d'abord au-dessus de l'entiée de l'ambulatoire septentrional, fut placé sur le jubé en 1718. On enleva alors la poutre avec le Calvaire, qui était de i585. On a commis une grosse faute, lors de la restauration de l'orgue, en i()02, de ne pas le remettre à sa place ancienne. Quelques beaux lustres en cuivre (XVlIe siècle). Les girandoles du gaz, vers 1860.
Le chœur. — Gravures p. 127. 44Q. — Voûte en briques qui a remplacé, en 1739, une voiite en bois, qu'on voit sur les anciens tableaux et qui est mentionnée dans les documents. Sur le remaniement de l'abside, von plus haut, p. 338. On a eu tort d'ajouter (1876) des chapiteaux dans les colonneiies d'avant des piliers de l'abside et d'insérer dans les ociili du Iriforium des redents qui n'ont pas le tracé de ceux des arcades du triforium. Portes d'entrée en cuivre, 1705. Stalles, vers 1430, dont les baldaquins furent enlevés à l'occasion du XI 1 1^ chapitre de la Toison d'or, tenu à St-Sauveur, le 3o avril 1478 '. Les terminaisons, qui ont été reculées, les statuettes des accoudoirs et les miséricordes historiées sont très intéressantes. Les stalles sont surmontées des blasons de chevaliers du XI 11*^ chapitre de la Tois<in d'or, placés dans leur encadrement actuel, au dessus des dossiers en 1727. Les deux dernières stalles, de part et d'autre, furent faites en 1834. La devanture de la stalle de l'Evèque est moderne ; et le baldaquin date de 1864. Les grands lions sont du XVIe siècle; les petits datent probablement de 1608 ; les chandeliers, mal conçus pour le gaz, sont de 1873. — Portes latérales : au nord, 1629; au sud, 1626; clôture autour du sanctuaire, 1765-70 ; porte derrière l'autel, 1704; trône de l'Evèque, 1877. — Les Mausolées de l'Evèque van Susteren, 1747, et de l'Evèque de Castillon. 1758, les deux par Henri Puliiicx, provieniieiil de St- Donatien ^ Monument de Ma.ximilien van Praet, par Corneille Gailli.ud, 1670, au-dessous duquel, celui de Marguerite de Puyenbeke, avec ses trente deux quartiers émaillés. placé en 1791 , grav., p. 127; idem de .loseph Adrien Lebailly, décédé en 1775. Le monument van Praet occupe l'emplacement de l'ancien Sacramenlshuus de 1554. — Grand lutrin aigle en cuivre. i6o5, avec sièges duXVIII<= siècle; lutrins latéraux, 1727; deux grands chandeliers en cuivre battu, 1719 ; chandeliers et croix d'autel, en cuivre battu, vers 1750 ; lustres en cuivre, Bequet, d'après d'anciens modèles I1845). — Crédence en chêne sculpté, vers i65o ; autre, vers 1765. — L'autel, qui gâte l'abside, fut achevé en 1642, d'après le projet dessiné en i636
, Exell. crun., fol.
, lHSC*-.,/uHCf., Si Dl/I
par Jacques Cocx, sculpteur à Gand. Le tableau de la Résurrection qui le garnit, de Jean Janssens, fut acheté à Gand en 1640 et restauré par Jacques van Oost, le vieux. 1643. L'autel est couronné par la statue du Christ ressuscitant et par celles de St Donatien et de St Eloi '. Dans le retable de l'autel, deux belles têtes de St -Pierre et St Jean, pan neaux, de Jacques van Oost. le vieux ; ainsique le Christ et sa Mère, peints en buste, sur panneau, attribués à van Thulden, vers i638 Aux grandes solennités, on applique aux côtés de l'autel, des panneaux sculptés, vers 1700, provenant de la clôture de l'ancienne chapelle des mesureurs de chaux, établis dans le bas côté méridional de l'église. Dans l'auiel se trouve ménagée une armoire à Reliques. On y conserve les reliques de St Maxime el la tête de St Jean, évêque ; ainsi que les reliques de St Donatien, de St Eloi. de St Chryseuil. de St Basile, etc. Les vitraux représentant les douze pairs de France fuient enlevés en 1739. Cinq de ceux qu'on y voit aujourd'hui, sont l'œuvre du Baron Bétiiune-d'Ydewalle (1.S67-72) ; deux sont de M. Arth. Verhaegen !i894); six, des tiéres Coucke (1904-1907).
Ras- côté septeutrioval. — Petit portail, inséré entre les contrefoils (tin XIV^ siècle).
— Bénitier en pierre bleue, vers i5oo. — Mur du fond : L'Annonciation et la Descente du St Esprit. Jacques van Oost. le vieux. i658 ; trois pièces: sur celle du milieu, le portrait du Maître et celui de son fils. Trois vitraux ; M. Jules Dobbelaere, igoS : Henri Dobbelaere. 1871. M. Jules Dobbelaere, iqoS.— Tableau votif provenant de î'Eekhouie.
— Le Sacre de St Eloi. peint pour l'autel du Saint, en 1621, par Ghislain Vroilynck.
— Dans les arcatures de la troisième travée, les panneaux d'armes de Maximilien d'Autriche: 1478. quand il devint chevalier de la Toison d'Or ; iSig. son obit. Dans les deux bas-côlés, panneaux d'obit de nombreux souverains (1646 à 1780).
Baptistère (ancienne chapelle des Droogscheerders ou tondeurs de drap, construite en 1454). A l'entrée, deux superbes lames funéraires en laiton de Georges de Munter et de sa femme (1439, 1423); de Jean de Liedekerke et de sa iemmeii5i8. i3i5). La chapelle a été gâtée par une restauration inintelligente, en 1840. La mauvaise clôture est de 1845. Cuve baptismale, 1839, exécutée plus ou moins d'après le modèle de l'ancienne, qui provenait de N. D.. et avait été brisée dans l'incendie de 1839. Les fonts anciens, en pierre d'Ecaussines. fin XV^ siècle, «e trouvent à l'Evèché. — Tableaux : Calvaire. Jean Garemyn. 1760 ; — le baptême de Constantin, Jean Maes, vers 1685. — Tableau assez naïf, mais fort intéressant, représentant des sujets tirés de la légende de St Joachim et de Ste Anne, commencement du XV|e siècle. — Triptyque de Pierre Pourbus, i55q. représentant la Cène, gravures (pp. 177. 181. i83). Sur les volets : Abraham et Melchisedech ; Elie sous le genévrier. Reveis des volets : la messe de St Grégoire et les portraits des membres de la confrérie du Sacrement, qui firent peindre le tableau. Ce tableau dégradé par les Gueux, fut restauré par le maître luimême, en 1369. — Deux volets de triptyque : Le Chapelain avec vingt-et-un membres du métier des cordonniers, ainsi que St Crépin et St Crépinien. Antoine Claeissins, le jeune, 1608; faussement attribué à François Pourbus. — Deux volets de triptyque: St Martin et Ste Raibe avec inscriptions commémoratives de Martin van Hulendonck, + 1623. et de Barbe Beerblock. -f i6i3 ; revers : St Nicolas et la Madelaine. Signé : L. G. K. i636. — Calvaire de la corporation des Tanneurs, panneau garanti par un volet à pentures anciennes, qui se rabaisse (gravure, p. 145 ; lisez ce qui est dit à la p. 367) : Le Crucifiement avec Ste Catherine et Ste Barbe, d'un peintre brugeois, vers
1400. Peiiituie à la détrempe recouveile, semble-t-il. d'un vernis rcsineux. Peut-être y ii-t il des louches à l'huile, dans les drapeiies. à moins que ces touches ne soient l'œuvre d'un restaurateur ancien ■. — Porte de l'ai moire aux Stes Huiles, en albâtre: la Vierge et ses sept joies, i536. — Quatre bas-reliefs en marbre, provenant du monument de l'Evêque van Susteren. 1747. — Bras de cieigc en fer battu, J. Ryckam. vers 1700.
Transept. — On peut aisément reconnaître ici les parties antérieures à l'incendie de i358. et celles qui appartiennent à hi leconstruclion. Voûte, vers i36o. Grande fenêtre septentrionale, reconstruite en gothique par Henri Pulincx. 1749; renouvelée, 1875, par P. Buyck. On enleva, en 1749, le vitrail représentant la vie de St Eloi. Vitrail, Henri Dobbelaere. 1875 : en bas. les douze fils de Jacob ; en haut : l'aibre de Jessé. — Mauvais décor iiiiciieur du portail, aux deux transepts, 1844, qu'on devrait enlever pour ramener à l'état pi 1 mil il. — Grande fenêtre méridionale, réseaux 1611. renouvelés en 186 5. Le vitrail de i6i3 fut enlevé vers 17Ô5, et remplacé, en 1870, par le vitrail représentant, en bas, les douze petits prophètes, en haut, les apôtres ; dans le réseau, le Sauveur,
entouré des emblèmes de la Passion (Henri Dobbelaere). — Les grands tableaux de Jean van Orley, qu'on voit ici et ailleurs dans l'église, proviennent de St-Donatien. Ils furent peints vers 1725, pour servir de modèles à des tapisseries iiySii. qu'on tend dans le chœur, aux grands jours, particulièrement depuis Pâques jusqu'à la Trinité. — Transept septentrional : Tableau en trois compartiments ; scènes de la passion. Louis de Deyster : i656?- 171 II. Le prophète Elie sous le genévrier, du même.— St Jérôme, P. Hijcx, 1644; le martyre de St Liévin, attribué à Théodore van Thulden, ( 1607- 1686). — Transept méridional : l'indulgence de la Portioncule, Jacques van Oost, le vieux, i636; — les œuvres de miséricorde ; quatre sont de'Josse de Laval, i53i ; trois de Jacques van Oost, le vieux, 1643. — Tableau de confrérie, style Louis XV. Armoire à affiches, tin XVHIe
siècle. — Contre l'entrée de la chapelle des cordonniers, statue de N,-D. d'Ardenburg. modèle de celle qui se trouve à la façade de l'Hôtel de Ville '.
Chapelle des Cordonniers. — L'entrée est une fenêtre de la tin du XIII' siècle. prolongée jusqu'au dallage, à travers les arcutures. Bàiie, 1372; agrandie, sur une profondeur de deux travées, 1424 (voir les repjises. à l'intérieur). Clôture remarquable, vers 1430, restaurée, 1860; tout, même les balustres. est original; clôtures latérales, vers 1340, remplacées, vers 1700, par celles qu'on y voit aujourd'hui. — Fenêtre du fond, aveuglée en i486. Autel des cordonniers, avec leur insigne de la botte couronnée, 1667 ; les marches, 1782. Pielà (repeinte), provenant de St-Donatien ; sous l'autel, le Christ au sépulcre, provenant de l'oratoire se trouvant deirière l'autel de la chapelle de la croix. Dans le retable : cruciti.v, provenant de r.\bbaye de l'Eekhout. qui est du XIV« siècle. On l'a repeint ^ et les cercles en argent qui ceignaient la poitrine, ont disparu ■'. — Relie collection de couvertures de tombes en lames de laiton : i^ Celle de Wouter Coopman. décédé en 1387, est la plus belle, grav. p. io5 ; 2" de Martin de Visch, seigneur de la Chapelle, décédé en 1433, grav. p. i8g ; 3° de maître Jacques Schelewaerts, 1483, docteur en théologie de l'université de Paris, cuié de St-Sauveur, donnant sa leçon de théologie à l'université de Louvain, grav. p. 289 : 4" d'Adrien Bave, bourgmestre de la ville de Bruges, gravée vers i55i. — Le miracle de St Antoine, tableau d'après le van Dyck du Musée de Lille, Jacques van Oost, le vieux. — La Madone, avec St Bernardin de Sienne, St Georges et St Jérôme, copie d'un tableau du Titien (Louvre, n" 1244'. — Job sur le fumier. F. Arschoot, 1701. — Réseau.\ des fenêtres, 1910. Vitraux: Henri Dobbelaere, 1861, renouvelés par M. Jules Dobbelaere, iqio. — Peinture de la voûte par Corneille Leegenhout, vers i865. On dit à tort qu'elle reproduit l'ancien décor : l'on n'a lien trouvé sur cette voûte.
Ambulatoire septentrional. — L'ambulatoire était fermé, de part et d'autre, par des clôtures, dessinées par Gui Zutterman, avec balustres en cuivre et de jolis panneaux à arabesques (i563); elles avaient été alourdies, en 1690. On les a enlevées, à tort, au lieu de les restaurer, en 1878. — Les trois premières travées, de part et d'autre du chœur: ont toujours eu leur largeur actuelle, mais l'ambulatoire, autour de l'abside garnie d'arcs boutants, était étroit, avant la construction des chapelles absidales. Les deux premières voûtes sont du XI II=-XIV<^ siècle. — Triptyque: Adoration des Bergers, attribué à .■\ntoine Claeissins (1 5..- 161 3). — Deu.x toiles de Jacques van Oost, le vieux. — Monument funéraire de Jean de Schietere (t 1575) et de sa femme, Catherine de Damhouderc (ti583), par Gilles de Witte "t. — Statue du Christ avec sa croix, Pierre Pepers, vers 1760.
Première chapelle, achevée en 1497. Clôture, i5i3. Portrait en pied, de grandeur naturelle, en bois découpé, du bienheureux Charles le Bon, comte de Flandre, martyr, repeint en 1609. Le retable ancien, 1517, vis-à-vis de l'autel, est l'œuvre la plus ancienne de la Renaissance, conservée à Bruges. Fragment du tombeau de Guillaume van Halevvijn, seigneur d'Uitkerke, décédé le i4mai 1455. Joli vitrail. Béthune-d'Ydewalle. 1869
Deuxième chapelle, voûtée à pendentif, en 1499. C'est ici que commence l'œuvre lie Jean van de Poêle. Clôture, 1517; crête, 1548; balustres de la porte, vers i583; les autres sont modernes. — Mauvais vitrail par J.-F. Pluys, 1848. Au-dessus de l'autel ; St Bernard, à genoux devant la Madone ; dans le fond, plusieurs scènes de la vie du Saint, très beau tableau portant le monogramme A. C, Antoine Claeissins (i5..- 161 3u
I. KDH, 111. 234 ; V. zig. Vuir plus Laut, p. 450. ^ i. Je dois prolester Loiitie celte uiaiiie lie tepeiiidie de vieux objels liait, dont nous aurons plus loin de nouvelles applications, datant tùutes de iSoo-1002. ^ .V Cfi B. I, 84- 134- :5o ^ 4. tlrav.,
Chapelles absidales. — Continuation de l'œuvre de Jean van de Poêle (1480-1500); mais les voùies ne turent toutes achevées qu'en i356. et polychromées au fur et à mesure de leur achèvement. Ces chapelles sont séparées l'une de l'autre par des clôtures avec baiustres tt céroféraires en cuivre, les trois premières, 1628 ; la quatrième. 1676. Première chapelle, dédiée à St Joseph, consacrée, vers ijoo, en l'honneur de Ste Barbe. — Clôture, 1907:1a sculpture de la galerie supérieure est trop épaisse. Autel, 1906. Deriiére l'autel : Armoire à leliques, renfermant la châsse du B'' Charles le Bon, faite en 1884. sur les dessins du Baron Béthune-d'Ydewalle, gravure, p. i55. Le culte du bienheureux Comte, gravures, pp. 27. 28. remonte à sa mort ; il a été ratifié par le Pape Léon XllI, par décret du 9 li-vner 1SS2. l.'fiffice et l,i messe ont été approLn'és le 9 décembre, et le l^ape a établi le Bienheureux comme pation secondaire de la Ville et du Diocèse, le 14 décembre de la même année.
Bruges a célébré, au mois d'août 1884 de grandes fêtes en l'honneurdu Comtemartyi-. Comonne de lumière offerte en 1884 par la Société de St François-Xa vier.— Reliquaire moderne, en forme de triptyque, renfermant une partie de Li tunique de Ste Brigide, piin cesse d'Irlande, née dans le diocèse d'Armagh et décédée en 523 '. — Triptyque : le martyre de St Hippolyte :
volet senestre : l'empereur Dèce engageant St Hippolyte à renier sa foi ; volet dextre : dans un paysage,
figuies des donateurs Hippolyte de Berthoz avec Elisabeth sa première femme.
Gravures, pp. 297 et 3oo. Elisabeth Hugheins ne devint la seconde femme d'Hippolyte Berthoz qu'après le 16 mars 1494 (n. s.). Or, le triptyque doit être restitué à Thierry Bouts, qui est mort en 1475. Si les donateurs, comme on le pense, ont été ajoutés par Hugo van der Goes, décédé en 1482, la donatrice doit encore être la piemière femme de Berihoz. Extérieur en grisaille : sur les volets du triptyque: St Hippolyte et Ste Elisabeth de Hongrie. Le tableau fut donné par Charles de Berthoz et sa femme Marguerite... à la corporation des Mesureurs et porteurs de chaux, vers i3i5. Panneaux ajoutés, (grisaille) vers cette année : le B" Charlemagne et Ste Marguerite d'Antioche. Notez que ces panneaux étaient attribués à Memlinc, dans une description de St-Sauveur. datant de i6q5. Les glacis ont été enlevés. Les tons vert-bleu intense des volets intérieurs sont des retouches. — Triptyque: descente de la Croix, avec portrait de Charles-Philippe de Rodoan, quatrième évêque de Bruges, le B^ Charlemagne et St Philippe, Antoine Claeissins, 1609. — Deux tableaux de Jacques van Oost, le vieux : la fuite en Egypte et Jésus dans l'atelier de St Joseph. — La bataille de Lépante, par Henri van Minderbout (1632-96).
Dans la fenêtre du centre, vitrail de i55i, brisé en partie par les Gueu\. recomplété par MM. Coucke frères, 190!^. La partie ancienne comprend les carreau.\ quatre à huit, sur toute la largeur de la fenêtre. Les vitraux latéraux sont de M. J. Dobbelaere. ic)()8. — Monument de Jean Carondelet, archevêque de Palerme et Prévôt de St Donatien, décédé en 1544. t^rav. p. 221. La statue de ce monumeut était autrefois décorée de dorure et de polychromie : j'en ai encore vu les traces, il y a vingt ans. Il provient de St-Donatien '.
Deitxicme chapelle absidale, dite de la Ste Croix. Toiture placée en 1496 ; voûtée, I 336. — Derrière lautel, une absidiole dans laquelle se trouvait, avant i83q, le Christ au tombeau, placé aujourd'hui sous l'autel de la chapelle du Nood (Jods. L'autel (i8o3) est surmonté d'un retable en chêne dans lequel on a inséré deux tableaux, genre Claissins, vers i63o. représentant l'un, le Sauveur, l'autre, la Ste Vierge, en buste. La partie supérieure est ornée de groupes de la Passion, en bois doré et polychrome, provenant d'un ancien retable du XV*; siècle, donné par M. van Huerne. On a eu le tort de les repeindre en 1902 ^ Vitraux. 1898. M. L. Grossé-De Herde. — Six médaillons, provenant t1e l'ancien retable de l'autel de N. D. des VII Douleurs, attribués à François Franck, (1581-1642). — Beau lustre-.Iupiter, vers 1600.
Troisième chapelle absidale ou chapelle du Si Sacrement. Toiiure placée en 1402 ; voûtée. i536. Au pilier d'entrée à gauche, monument funéraire. 1620. de .lanus Leriiutius, l'ami de luste Lipse. qui a écrit une vie latine du B" Charles le Bon. .^u pilier d'entrée, a droite: bas-ielief ciselé en cuivie, l'ensevelissement de N.-S.. P.Wolfgatick. vers 1333. Vitraux latéiaux. d'un style grandiose, par le Baron Béihune-d'Ydevvalle. 1861 ; vitiail du fond par M. Aiiluir Verhaegen, 1876. Autel en pierre blanche, sculpté par ,1. van Nieuwenhuyze. sur les dessins du Baron Béthune-d'Vdewalle. 1873 ; polychiome en iqoi. — Quatre petits panneaux : l'Agneau Pascal, la Manne céleste. David dansant devant l'Arche, les Disciples d'Emmaûs, attribués à Gilles van Conmxloo (13441610). — Deux couronnes pédiculées en cuivre, par M. Fonteyne, d'apiès un dessin du Baion Béthune-d'Ydewalle. — Banc de communion. 1708. Agenouilloirs des membres de la Confrérie de Sacra, vers 1740.
Quatrième chapelle absidale, dédiée à N.D. des VII douleurs ; construite, 1482-83, livrée au culie, 1494. Autel, sculpte par.l. van Nieuwenhuyze, i883, d'après un dessin du Baron Béthune-d'Ydewalle; polychrome en 1901. Vitraux, par M.Jules Dobbelaere, 1900. — Dans le dallage, couverture de tombe en laiton des premiers membres de la Confrérie de N.-D. dés Sept douleurs, gravure, p. 112, avec effigie de Bernardin van den Hove {de Curia) décédé en 1527 (restaurée en i865). — Portrait de Charles-Quint, adolescent, grav. p. 20g. L'on a dit fort longtemps et à tort que c'était un portrait de Philippe le beau, et le cadre (commencement du XVI I« siècle) porte encore cette inscription. Ce portrait n'est pas de Hugo van der Goes, comme on l'a dit. Ce maître mourut en 1482 ; or le portrait doit dater de iSiy à i520. — Mater Dolorosa, sur fond d'or, gravure p. 217; réminiscence très éloignée d'un tableau attribué à St Luc, conservé à Rome dans l'église d'Ara Cœli ; vers i535, signé J. V. (E ?), qu'on interprète Jean van Eeck ou van Eeckele; mais la lettre E de la signature me semble surajoutée. Ce tableau n'est pas de Jean van Eyck, qui a vécu de i3.. à 1441 ; il est la répétition de tableaux de Quinten Metsys au Musée royal de Bruxelles et à la National Gallery, de Londres. — Le Crucifiement, provenant, comme les six médaillons que nous avons vus dans
I, Voir, grav., Gaill , Itncr./imér. Si Douai., 42. ^ 2. Voir note !, p, 466,
la 2"« chapelle, de l'ancien autel de cette chapelle-ci ; attribué à François Franck (i58i- 1642). — Statue de N. D. des Vil douleurs (vers 1670) mal repeinte récemment '. Sur le Pestesto/c, qui v est appendu, voir plus haut, p. 22O. — Très laide couronne de lumière, offerte il y a peu d'années. — Clôture séparative de cette chapelle avec celle qui suit, 1676.
Cinquième chapelle absidale, de N.-D. de Lorette, construite 1482-7, voûtée vers i53(3. Autel, par M. Wispelaere sur dessins du B"" Emmanuel de Béihune, 1906. Retable, fin XV^ siècle. Le milieu, en bois sculpté, peint et doré, qu'on n'a pas repeint récemment : la généalogie de Ste Anne. Sur les volets peints: à l'extérieur (vers i^8o), St Gilles, trois sainis Evêques; à l'intérieur, conversion et sacre de St Hubert; charité et immobilité de Ste Lucie. L'iniéiiciir des volets paraît peint seulement vers 1545. — Jolie statue de la Ste Vierge, 1776, par Pepers (1730- 1785 . provenant de St- Donatien. — Au dosseret. à dextie, la Maison de Lorette, vers 1690. — Bras de chandelier à patère, en fer battu, J. Ryckam, vers 1700, restauré 1909. — Lustre-Jupiter, vers 1600. — Trois grands tableaux, vers i65o, la légende de la Santa casa. — Ste Agathe et Ste Dorothée, Jean Maes (16.. -1677). Vitraux: l'Annonciation, la Ste Famille, les premiers apôtres de la Flandre, par M. Jules Dobbelaere, 1899. — Tombeau de Jean-Robeit Caïmo. seizième évêque de Bruges, décédé en 1775. C'est une laide composition, dans le goiit d'une mauvaise époque artistique. Ce tombeau se trouvait au chœur jusqu'en 1844 ='. Provient de St-Donatien. — A l'un des dosserets, monument funéraire très élégant, orné de couleur et d'or, 1616.
La .sacristie. — Construite entre i5ioet i526; nouvelle porte d'entrée, i632. On y voit un arcosoliiim, dont je n'ai pas encore trouvé l'explication. Le style de la sacristie — voir grav., p. 325 — est un heureux mélange de style religieux et de style civil, comme il convient. L'étage servait encore en 1740 de comptoir aux Archives. Quand ces riches archives pourront-elles rentrer en possession de leur antique local ?
Ambulatoire méridional. — Les voûtes des deux travées occidentales appartiennent à l'œuvre du X111-X1V« siècle. — St Simon Stock recevant le scapulaire des mains de la Ste Vierge, Erasme Quellin, le jeune, 1686. — Triptyque : la Présentation ; volets : la Naissance et le Mariage de la Ste Vierge ; revers : St Louis, Ste Gudule et deux autres saints, attribué à Jean van der Straete {i536i6i8). L'Assomption, attribué à van Baelen (XVI« siècle). Deux tableaux : scènes de la vie de St Augustin, Erasme Quellin, 1666. — Monument de François d'Herts (f 1628) et de sa femme Marie Breidel (f 1642), orné d'une statuette de la Madone, d'après celle de Michel Ange qui se trouve à N.-D. — Vierge avec l'Enfant, en pierre, vers 1760, Pierre Pepers. — Monument de Charles Calloigne et de sa femme, par leur fils Jean Calloigne, 1814. — Banc sculpté de la confrérie de St Eloi (de Cavelotters) 1696.
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