‹ BrugesChapitre 114 sur 137 · l65; il p · texte numérisé non relu

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N.-D., xixi, 2 mars 1761.

474 ^OS PLACES El' NOS RUES; MONUMENTS ET

1907-8. Les tourelles auraient dû être leconsiruiies en lut rose, et il faudrait qu'on rétablisse le porche.

La cuve quadrangulaire de la tour lui comnicnCL-e probablcmeni veis 1270 et achevée avant 1340 '. On commença la Hêche veis 1440 ^ Ln i5iq on démolissait et reconstruisait la flèche ^ en l'oinant d'une couronne ajourée en pienc bleue. Le coq fut placé en i534. Cette flèche figure sur la gravure de Marc Gheeiaerts. p. 273, où l'on voit que les tourelles d'angle, cylindriques, portent en encorbellement entre les contreforts. Les tourelles furent enlevées en 1759 i. En 1818, dit-on, on démolit une partie de la flèche \ La reconstruction de celle-ci fut commencée en i833. Ce travail laisse tout à désirer : on choisit des briques d'un autre ton que celles de la cuve ; les crochets et la couronne manquent de style. Le coq, qui porte le millésime 171 1, fut replacé le i'' aoiàt i858. Les tourelles d'angle furent construites 1872-73, ainsique la balustrade qui les relie. On les lit octangulaires et chéiives. Elles ne portent plus à faux, sur des encorbellements entre les contreforts, et l'on exhaussa ceu.x ci. La pose du paratonnerre fut achevée le 4 août 1876 •=. La hauteur de la tour, du dallage jusqu'au coq, est de 122 mètres, 3o centimètres, La cuve est haute de 76 mètres.

Les cloches. Depuis que Maria a été volée — voir p. 439 — il ne reste, dans la tour de N.-D. que Boiii/ace, iy3b, de 9326 livres; Joseph, 1840, veuve Dumeiy et fils; Gaspar, qui datait de 1620, fêlée en avril 1905, refondue en 1909 par la firme Causard. à TcUin ; Alors, de la même firme, 1909, et une clochette de 5oo livres.

Intérieur. — Voir une vue intérieure de l'église vers i632, sur le huitième tableau de l'histoire de la Ste Croi.\, et vers 1670, tableau dans la chambre des Marguilliers ; sur quelques uns des tableaux de la chapelle de la croix (1632-34) ^°"* figurées, certaines parties de l'édifice. L'église était polychromée. Partout, au triforium, on a retrouvé des traces de dorure et de polychromie, qu'on aurait dû rétablir en restaurant. Les peintures en figures étaient remarquables : nous en avons parlé plus haut -. L'église fut badigeonnée une première fois, à la suite des dévastations commises par les Gueux. Nouveau dallage, 1827.

La }ief et le chœur. — Dans les arcatures, au mur du fond, on a découvert, en 1880 *, deux peintures à la détrempe: le Christ et la Samaritaine, la résurrection de Lazare, peintes avant 1482. Aux colonnes, statues votives des Apôtres. 1Ô18. Chaire de vérité, d'après le dessin de Jean-Antoine Garemyn, 1743. .lubé construit en 1722. A partir du XV^ siècle, de grandes orgues se trouvaient au fond de l'église, et de petites dans la première travée au nord du chœur. Buffet actuel, 1722, surmonté de la croix triomphale, de l'ancienne entrée du chœur, i 394, dont le Christ est de Jean Aerts. De part et d'autre, l'Archange et la Vierge de l'Annonciation, vers 1610. La Vierge du milieu, 1597, était peinte en glacis transparent sur bois argenté. On l'a repeinte en 1889 ! Porte forgée sous l'orgue, aux armes du Prévôt van der Stricht ( 1 742-75), par Kinsoen. Les portes latérales, aux armes de l'Evêque Ca'imo {1753-75), furent adaptées ici : elles proviennent de St- Donatien, où l'entre-colonnement était plus étroit. Porte derrière l'autel, aux blasons de François van Beversluys et sa femme, par Jean Ryckam, d'Ostende, 1699. Les stalles 1770, aux armes d'Antoine Joest, abbé d'Eekhout {\y5j-y5} proviennent de l'église de cette abbaye. Elles sont surmontées des blasons des chevaliers de la Toison d'Or,

I. Voir p. 333-025. ^ 2. Vo.rp. 3j5. ± 3. AE. i.iv. 414-15 ; Gaili., 1- c, 403. ^ 4. Gail, ///« / . .A'. Z^.. p. xixv.i. Uu. H, 174. 182. j^ 5. Voir la lilhogr. de Borreaians, Aliiim pilloresçiic de Bruges, in fol., liiug , Bufti, 1837, 1. 23. jjl: ô. KDH, 11. 3o2, et gravure p. 3oo. Voir sur l'exploit de Stevens, ibid., v. .179. ^ 7. Voir pp. 366-- et RDH, xvm. 405. ^ 8. RDH. sv, 24S. 28S.

TRESORS ARTISTIQUES; SITES ET SOUVENIRS. 47b

qui

iMtiit leur onzième ch;ipitre à N.-D., du 7 ;iu 9 mai 14e

provient de l'abbaye de Si - André lez Bruges. L;\ pielà de la tahl(

de l'iene Pepers et de son fils. Dans le chœu

Marie de Bourgogne et de Charles le Téméraire.

. Le maître-autel et les deux anges se trouvaient les u dessus de leurs

e trouvait un tabernacle-tourelle.

ioiation de rKnt'ant .Jésus, tableau la porte de la unir l'ut enterre le

ornée de ses ai moines et de celles

P. L. Beernaerdt. 1660.

adorateurs mausolées

ossements. Au nord île l'autel, contre la colonne, B^s-câte septentrional. — Mur du fond : 1 remarquable de Gaspar de Crayer, 1662. — Deva célèbre peintre Géraid David, sous une dalle bleiit de sa femme, Cornelie Cnoop. — La Ste Trinné

Nef extrême septentrionale.— Portail actuel fait des chapelles de St Fiacie et de la Chantrerie De Boodt. — Chapelle de Ste Catherine : arcatures avec anciennes peintures à la détrempe iXV' siècle). Dalle funéraire avec bordure en cuivre, vers i5i2. — Chapelle suivante, due. d'après les époques, Barynghei scapelle, Kinds bedde, chapelle de Josse Berthilde. Tableau d'autel : lestiois Saintes, Ste Barbe. Ste Catherine et Ste Marie Madelaine.

Jean-AniomeGaremyn, 1764. La Madone, assise, en marbie blanc. Pierre Pepers.

provenant de St- Donatien. Devant cette chapelle dans la nef, fut enterré Messire .lean Breidel, fil de Messire Jean, fils de Michel, le brasseur, décédé en 1364 (n. s.), ainsi que sa femme Clara de Pynckere, et à leurs pieds, vers l'est, leur fille Clara '. .lean Breidel, le boucher, est d'une autre branche de la famille et n'a pas (té enterré ici -. — A l'est de cette chapelle, le nouveau Kindsbedde, après 1472, où se trouve actuellement une belle statue en pierre blanche de la Ste 'Vierge, faite vers i5oo pour le jubé de l'église de St Jacques. — 'Vis-à-vis, emplacement de l'ancien Goiide Capelle. ou de St Victor, où l'on a trouvé, vers 1867 de magnifiques peintures murales ■', recouvertes peu après, d'un nouveau badigeon !

Sous la tour se trouvait l'horloge (XV= siècle) et la statue de St Christophe, haute de onze pieds, dont on peut voir une représentation sur le neuvième tableau de la légende de la relique de la Vraie Croi.x dans la chapelle de ce nom. En entrant dans l'église par le portail liet Paradijs, devenu chapelle baptismale en i83o, cette statue venait frapper le regard ". Au-dessus de l'entrée de cette chapelle, tableau.x de Jean-Baptiste Herregouts (i6,.-i72i) : le martyre de St Pierre, des Frères Prêcheurs; l'extase de St Dominique. Statue du Christ, 1G18.

Chapelle de la Ste Croix. Série de dix tableaux représentant l'histoire de la vraie croix, donnée à l'église de N.-D. en 1473, par 'Wautier Uutenhove ' ; peints par Pierre de Brune, 1632-34. Intéressants à raison des vues intérieures qu'ils donnent de l'église, à cette époque. — Série de dix tableaux de la Passion, Jean-Antoine Garemyn, 1775-77. Crucifi.K ancien, vers i5oo.

P/w/. de M. Jir. De Cou

erges, D. 34-28.

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