C.ios.l'Aisientc f'h. .1/. J. De ConiHck
: de Constantiiiopie ; Alost).
ibiiietdeMt-r. leH-deBelIi
Elle est maïquée actuellement D. 22. Nous tiouvons la Monnaie dans la rue flamande (i355), au Braeniberg {[3y2), enfin d^uis la rue de la Monnaie (1489); et certains textes nous prouvent que la Ville payait le bail du local où l'atelier monétaire était établi. Nous ne nous arrêterons pas à la question, encore controversée, si la présence du nom de Brujies sur certaines monnaies prouve l'existence d'un atelier monétaire municipal, jouissant de la Irancliise. el si la cummuiie possédait le dioit de battre monnaie.
Toujours est-il que le Comte avait concédé à notre magistrat un ontrôle sur la fabrication de la monnaie, sur la vérification de son poids el de son aloi. D'où l'institution bien ancienne de la Wardurct.
cliambre fondoire [liai nelcamei\.
atelier d'affinage et de vérification qui fut réorganisé en iSog ". Cet atelier était établi dans la rue des Tonneliers, en i3o5; en 1489 il s'était rappiochédel'atelier monétaire, dans la rue de la Monnaie. C'est encore la Ville qui paye le bail du local, qui renouvelle les poinçons (1298), achète les outils (i3o5-6) ; et elle paye les salaires du maître maçon et de ses compagnons, qui. en i3o6, travaillent pendant toute l'année à reconstruire le local. C'est là que les orfèvres faisaient poinçonner les métaux précieux et où tout le monde avait le droit de faire vérifier les monnaies. Le Musée Archéologique possède une plaque de dépôt de poinçons.
Fermée en 1524. la Monn-iie de Bruges fonctionna de nouveau de 1527 jusque vers 1755, où la frappe fut suspendue. L'établissement continua cependant à fonctionner comme comptoir de change et comme contrôle de l'or et de l'argent. Joseph II le supprima, ainsi que le corps des fiancs monnayeurs de la ville de Bruges, le 5 avril 1786 ^. Notre atelier monétaire dût être fort actif à cerlaines époques, et l'e.xtension de nos relations répandit les monnaies flamandes dans toute l'Europe. Témoin ces monnaies de nos comtes, parmi lesquelles des monnaies certainement brugeoises au nom de St Donatien, mêlées à des monnaies anglo-saxonnes, découvertes au Danemark, en Finlande et en Norvège •*. Par contre, la monnaie étrangère affluait à Biuges. Au W\'^ siècle, le denier de Cologne avait la vogue; mais, au siècle suivant ce fut l'esterlin iinghelsche) qui prend le dessus sur le marché. C'est pourquoi Marguerite de Constantiiiopie fit frapper des deniers valant les deux-tiers du gros tournois ou deux esterlins. En 1283, Gui de Dampierre fit frapper des esterlins. Le développement, à Bruges, de la banque ilalienne engagea Robert de Béthune à frapper des deniers d'or copiés des florins ou deniers d'or de Florence, sur lesquels on voit la fleur de lis, symbole de cette ville ■». Vers i3oo les princes commencèrent à conclure des conventions monétaires, et au XI V^ siicle la livre de Flandre était d'usage courant dans toute l'étendue de l'Allemagne '.
Enumérons rapidement les diverses «nations » qui vinrent s'établir à Bruges. Nous y ajoutons les dates auxquelles nous les trouvons pour la première fois dans nos archives.
IlK Si HOiir. CoM^i . aichi ; 4, Ibid., passim. * 5. V,
îf/y.Phcc.dfFl.. vr.
GRANDEUR El DECADENCE.
Nous ce
instal.
ons p;i
des maicli.in
ds Al
iglais
Je la Lomba
,di. (
sion de privilèges, la présence à Biuges. de comptoirs Orientaux (1252). des marchands du Gotland fi253) 1282), d'Espagne, de Bayonne. de Montpellier (1284), d'Ecosse (1291), de Florence, de Gascogne, du Bordelais (1292), de Hambourg (1298), du Danemark (i3o4), de Norvège et du Portugal (i3o8), de St Jean d'AnJJely et de la Rochelle (i 33 1), de Venise (i336). de Bilbao (1345), de Castille (1348). de la terre du Nord (1349I, de Kampen (i36i) de l'Irlande (1387). de Berwyck à l'embouchure de la Tweed et du Portugal avec les Algarves III (1387). Les marchands de Gènes résidant alors à Bruges, reçurent en 1414 des privilèges très étendus ; mais ils y séjournaient avant 1409. Ceux de Sicile fixèrent un comptoir à Bruges, en 1493. Les Italiens étaient établis à Bruges bien avant 1410 '.
Les étrangers étaient souvent admis au
de inouïs ite Cl éLy((jiami). j-,.ji ^-^ •• iji
(Cabinet lie iigr. le K" de iseihune! droitde bourgeoisie, saus avoira solder la
taxe=^; ils jouissaient de l'exemption d'assises, d'aubameié et d'imposiiions personnelles, restaient justiciables, sauf en cas de grand criminel, de leurs propies magistrats ou consuls ■'.
Au XV"^ siècle, l'on comptait à Bruges une vingtaine de comptoirs ou consulats de nations étrangères. Les consulats ou hôtels consulaires servaient à la fois de lieu deiéunion des négociants de la nation, de tribunal pour ]
vider les différends, tenir les actes de l'état civil, coiitiats et testaments, ventes et achats, ainsi que d'entrepôt des marchandises -•.
C'était surtout avec les pays méridionaux que Biuges eniieieii.iit des relations commerciale^, f>'imp(ii tance extraordinaire que prit la marine maichande de l'Espagne et du Portugal touriièieiit à l'avantage de Bruges,
Nous devons à Victor Gaillard un travail très intéressant sur les marchandises qu'on , appoitait sur notre marché, de i25o à la fin du XV^ siècle. Nous ne poLivons qu'y renvoyer le lecteur ',
Une charte de Philippe le Bon, du 5 no vembre 1441, terminant les contestations Rhvms.
pendantes entre les villes de Bruges et de (Voir la g, avure précédente).
l'Ecluse, au sujet de l'étaple des marchandises, nous cnumère quelques unes des marchandises que les caraques et les galères apportaient vers notre port : pommes d'orange et de grenade, olives, citrons, limons; eaux de roses et de Damas et autres eaux aroma-
^ 3. CE, IV, ,^85. ^ 4. CE. IV. i».i ; lîBAU
tiques ; succades et confiiiiies en pots de six livres et au-dessous ; singes, ours, lions, marmotes, faucons, peiroqueis et autres manières d'oiseaux et d'étranges bètes sauvages;
Jlo.uiaie.de Louis. ie M;i1l-,- Kuvk
(type en cavalier). - III. Heaume dor. - (type à pied). - V. Lion heaume dor.
- IV. Fran.
(Cabi
; de Mgr. le li" de Betliune .
oignons et roseaux d'Espagne ; tapis velus, nattes, colophane, faïences de Valence, éponges et semblable (i nouvellitez u '. Une pièce de 1470 = nous mentionne les sucies en pains de Malaga, de Venise, de Babylonie ; le riz, le cumin, le savon en briques, les
GRANDEUR ET DÉCADENCE
amandes, les bois rares, la gomme, les noix de galle, le soufFie, le blanc d'Espagne, l'anis, les raisins de Corinthe, les prunelles, la crème de fartre, le safran, la cannelle, la noix de muscade, le poivre, le gingembre, les dattes, la térébentine, le salpêtre, des graines, des fleurs et produits pharmaceutiques tels que la sanlonine, la scammonée, la rhubarbe, et tant d'autres choses diverses qu'on trouvait, il y a cinquante ans, seulement dans quelques villes ayant un port de mc-r de premier ordre.
Bruges était alois en rapports avec les comptoirs poiuigais de l.i côte d'Afrique, qui débarquaient chez nous des singes et autres annnaux c.\oiiques. Rn i-iyq, les Portugais chargeaient ici .des marchandises à destination des mines d'or de la Guinée. Les laines
espagnoles remplaçaient alors, dans nos ateliers de tissage, les laines d'Angleterre. Et, en 1487, sur soixante- quinze navires entrés dans noire port, il y en avait tiente-trois de l'Espagne et du Portugal '.
Philippe le bon disait, en 1430 ^, de sa ville de Bruges, qu'elle était « une des plus notables villes de tous ses pays et seigneuries, et la plus renommée par tout le monde. par le fait de marchandise qui s'y hante et des marchands qui y repairent. u
Elude sur les telat. cornu
aies entre U Flnndre
'Espagne, Paris. i8uy, 14: I.
GRANDEUR ET DECADENCE
En 1468, disent les chroniques, on vit, en une seuli^ marée, cent cinquante vaissaux étrangers accoster aux quais de l'Ecluse '.
Zegjier van Maie vit de ses yeux, vers i55o, les Ostrelnii^s commander, en un seul jour, jusque deux mille six cents pièces de drap de Poperinghe et de Tourcoing, pour la Pologne et la Moscovie, sans parler des draps flamands, brugeois ou yprois et d'Armentières =.
En 1557, trois galées de Venise, une hulqite du Portugal, deux caravelles d'Espagne côtoyaient dans nos eaux six bateaux d'Ecosse, quarante-deux caravelles de
Bretagne, douze baleinières el uru
ssaux de Hambourg. L'on pouv
quar
,',s- servan
se plauidii du mai^isti
-omme communaut
y von-, en même temps, quatre :he du haieng '.
Guicciardini nous vante l'excellence du canal dit de Soete, par lequel des bateaux chargés de'4oo tonneaux pouvaient an iver à Bruges 1. Fi est de fait, qu'en 1467, entra dans notre port une caraque chargée de 3o6i 1/2 livres de cire d'Espagne".
Industrie. — L'histoire de nos corporations est encore à écrire. Mais nous pouvons dès aujourd'hui, en prenant pour base la draperie, qui lut la plus importante de nos corporations, distinguer deux grandes périodes dans cette histoire, et nce 1-282 se trouve, semble-t-il. au touillant.
Nous possédons quelques documents sur la draperie datant d'environ 1262, de 1268, 1276, 1277^. Ils auraient été plus nombreux sans l'incendie de nos archives, en 1280. Cette législation est purement cconomique. Le magistrat seul décide; les doyens et vinders ne font qu'exposer eurs désirs au magistrat qui formulera la réglementation. Vers 1262, ils demandent déjà la spécification des diverses industries drapières ?, ce qui démontie l'importance qu'elles avaient prise.
Après l'incendie des archives et le soulèvement du Moerlemai, un mouvement se produit pour demander la révision de toute la législation corporative. Cette seconde période consacrera l'accession des métiers à la vie politique. Nous les voyons ; en 1280 *. Nous voyons le Comte et les
I. Alfu. Ronsr, Nos commmiic. nvrc la mer, 1S74, 4a. ^ 2. Lnmeili., éii. VI. Biblioph., 46. ^ y-M. Kir. , 1612. p. 298 ^ S. CCÉ, 55. — Cfr. Alfu. Konsb. 1. c, 42. jt> 6. G. Espinas et H. Pirknnb,
. de rin.liish ie Ji aHirr in A/., 1, Ô42-608 (CK.H) ; — 1!H. II. I-Sô. 3. 4; 1.233 et suivv. (remarquer que l'auteur curpsdes textes aucieus, d'autres textes plus réeeuls ; ce qui est lie niiture i. caus.-r des suipiises. Les textes lauière plu» diplomatique par MM. Espiuaset Pireiine. ^7. EU, 11, iS3. ^8. WU.lv. 253.
FiNor, 1. c.,2o3.
. de. doc. relatifs
GRANDEUR ET DÉCADENCE. 55
échevins édicter la Keiire de 1282 pour les tisserands, les foulons et les caideuis, tandis que, pour la première fois, le conseil des drapiers et des gens de métier, ambnchters. coopèrent à édicter les règlements pour des métiers divers dépendant de la draperie ". La législation de 1282 fut révisée en 1284 ^ En 1294, apparaissent les jurés de métiers, qu'on continuera cependant à nommcv vindeis, même au XV« et au X.VI<= siècles Le doyen reste l'homme important. Ainsi c'est lui qui encaisse en i3o2 les sommes prêtées par la Ville au métier *. La législation de 1 3o3 consacre l'accession des corporations à la vie politique; mais elle subit bien des modifications, dès i325 =.
Des modifications introduites au XV*-' et au XYI^ siècle, sont venues se gretfer sur cette législation et lui ont donné un aspect quelque peu différent ".
Plusieurs de nos métiers sont nommés dans nos comptes de la fin du XIII<= siècle: Sniders, lijnwaedsniders,U^^'^^^^^i^- la mercerie, les alittarii ou corroyeurs (i285)7.
En i3o2, la liste apparaît déjà assez complète ? : il y en a près de quarante, qui sont qualifiés ambacht, qui tiennent campagne, ont une caisse, souscrivent à l'emprunt émis par la commune '.
Les corps de métiers de Bruges auraient été organisés collectivement, d'après une tradition relevée par Despars et Meyer", dès le temps de Baudouin IV (qSg-iojb), formant les IX Membres de la Ville. Ceu.\ qui admettent cette tradition semblent ne pas remarquer que l'organisation des IX Membres ne se retrouve, dans la forme que Despars leur donne, que plus tard.
11 y a quelques indices assez vagues d'organisation, dans les comptes de la fin du XIII« siècle'". Et cependant nos documents de 1285 à i3o8, les rôles des otages de 1 3o5 à i32o ", comme toutes autres pièces de cette époque ne nous apprennent rien sur l'organisation collective qu'auraient eue alors les corporations des métiers. Nous voyons, pour la premièie fois, dans les documents connus, les /A' leden, sous ce nom, dans la charte de Marie de Bourgogne, du 21 avril 1477'-. Cette organisation cependant semble contenue implicitement dans l'article raturé du brouillon de la grande charte de i3o4, qui pourrait avoir été le septième article du petit brief aujourd'hui perdu ''\ D'après cet article, barré et mis a nient, peut-être après 1329, les métiers auraient eu le droit d'élire annuellement neuf échevins et neuf conseillers. Cela prouverait-il une organisation en neuf membres? En i3i8, le coffre aux privilèges se fermait avec di.x cadenas; mais il semble qu'il n'y en avait que deux, en i3o5. Nos corporations, au nombre de cinquantedeux au commencement uu XIV<: siècle, pouvaient donc être organisées en neuf membres, à cette époque. Mais faire remonter cette organisation jusqu'au X'= siècle, époque à la quelle nos métiers ne pouvaient avoir qu'une existence assez rudimentaire et purement économique, paraît assez audacieux. On semble cependant le faire ''».
D'après nos documents de la fin du XIII^^ siècle ■-% le premier membre pouvait être composé des marchands de drap de laine, des marchands de toile, des brasseurs et des merciers. Le second membre aurait compris les tisserands de laine, les foulons, les tondeurs et les teinturiers; le troisième, les bouchers et les poissonniers; les membres suivants, les autres métiers.
I. EH. 11. 159. 16J. i65, 172. ^ 2. EPR. 1. 398; EB. I. 245 (nvec iiileicalalion rie textes plus récents). ^ i. EPR, I. 463; EB.1.Ô08; -I,iv. 161. 417; - EB. I. Ô77.* 4. C. i3o2; AE, xxxv. 191-192. * 5. EPR.l. 532; - Uni.. l. =64. et suivv. 6. EPR. 1.345; AVKi«éJitêespar V.i Sociilé <t Emulation, m 1842. Dm.KPlERUB. /»>ré;i n./n/., I , 2. 6Rii544).* 7. A A. Comptes. ^ 8. I. I. 84; C. i302. AE, XXXV. 92. ^ 9. Chion.,tA. Dbjongiib, i. 167; IIkver. Anu.. fol. 23 v. ^ 10. A A. ce. ia85 à i3o8. ^ II. De Limb.-S.irum, Cod. dipl., M. Emul.. I. 405-17 ^ 12. I. Vl. 146. art. 3. ^ i3. A.A, Pnrp^.eub.. ms. du XIV siècle, fol.4S; WG. IV. 137-S. * 14. Ccngy. Aich.ei hist^ de Bruges. 1S87, i99-20o. ^ i5. WG. iv. S3.
GRANDEUR ET DÉCADENCE
inJ nous iioiivons le corps de la cité divisé en neuf membres, la bour- I premier. Le second membre est formé des quatre grandes corpora-
l'ins lard ' qii; geoisie i-n lormc It
tions [snede ou Li/iensnijders. lijnwaedsniciers. hier et imrceniers) ; le troisième, des bouchers et des poissonniers; le quatrième, des dix-sept petits méùevs (smalle neringen] ; le cinquième, des métiers du marteau ; le sixième, de ceux du cuir; le septième, de ceux de l'aiguille; le juiiiiéme, des boulangers et autres métiers. Le neuvième comprenait les courtiers.
Ces neuf membies. avaient chacun son représentant, et c'est ainsi que, dans les glandes circonstances, nous voyons paraître les Negen leden pour traiter au nom de louie la ccimmunaiiié Ce représentant était appelé Ziuaifi dcheii «m Ondtrhooflman.
Celui du premier membre c'est-à-dire de la bourgeoisie! ; '^ju^ portait le litre de chef de la ^,s^i^.section St-Jean ; les huit autres étaient les doyens des, tisserands, des fèvres, des cordonniers, des battei^^rs , ^t|^^aj des boulangers, des cour,jfjjj>JV iicrs et le sciU-drager ou porte - étendard des bou-
Si l'on veut se donner une juste idée de l'impori.ince relative des corps de métiers à Bruges, il faudra considérer tout d'abord que le boulanger, le cordonnier sont des industriels et en même temps des marchands, qui vendent directement à la clientèle ce qu'ils produisent.
Le menuisier travaille immédiatement pour le public.
Le tisserand, au contraire, ne vend pas directement :
il est producteur, et il produit spécialement pour l'ex-
I,;i maison de la CurporatuHnles roissoniULis, tJi.nidriace, J4-.Î5; ii-.-i. pOltatioil. Il eSt eil COlltaCt
avec le drapier (snider ou tailleur de drap] qui fournit la laine, prend la pièce achevée et la vend à la Halle. Le courtier, intermédiaire dans les grosses transactions, est l'homme important. De là celte situation spéciale, que le courtier forme à lui seul tout un membre du corps de la ville, tandis que les producteurs se groupent pour former un membre, et que tous ceux qui travaillent directement pour l'habitant se trouvent groupés, de plus en plus nombreux, dans les membres suivants.
GRANDEUR ET DÉCADENCE
Cette hiérarchie des métiers, à Bruges, indique suffisamment la ville commerçante, férue d'exportation. La même importance relative des métiers se manifeste en toute circonstance.
reçues par le Pape : Ste Ursule ro
pèlerins se coiifesseiil, d'autres
sième panneau de la Châsse de Ste Ur:
(+ i865) de Jacques Pelyt, décédé le i:
En i328, quand la ville emprunta vingt mille livres parisis à « Donad fil jadiz Pachin de Pruches de Florenche, » nous voyons parmi les garants, soixante-quatre tisserands, foulons, tondeurs et teinturiers, formant les quatre groote neringen, figurer à côté de douze bouchers, de sept poissonniers et de vingt-quatre courtiers.
GRANDEUR ET DECADENCE
KHie ville, ceiiu'il y av;i Je ii'iii pas a iaire \c\ les enloiiraient. Notons
Les autres exemples nombreux, que j'ai dans mes fardes, se rapportant par exemple expéditions niilliaiies, ne diiaient lien d'autre, ni rien de moins. Il est de fait que la draperie et le courtage on; été, pendant la période de grandeur de plus important.
histoire déiaillée des tisserands de Bruges, ni des métiers qui les eniouraieni. iNotons seulement que les tisserands constituèrent le premier organisme corporatif en noire ville. La fabrication devint si importante que la laine du pays ne pouvait suffire à la fabrication, ei qu'un besoin uigent de laine étrangère se fit sentir. La laine anglaise était d'excellenle i]ualilé et lut préférée à toute autie. Les grands propriétaiies anglais et les grandes abbayes cisterciennes d'outre mer développèrent l'élevage du mouton. La laine de Lliacune de ces abbayes était cotée spécialement sur le marché de Bruges, tt à la fin du XIV'-- siècle, les di'oits sui' l'exportation de la laine
faisait une des principales recettes de la couronne d'Angleteiie. Delà les H anses qui s'organisèrent d'abord en groupes locaux, puis en une vaste assnciaïKiii. Peu après la coiuiuete normande de l'Angleterre, avait commencé cet échange du drap de Flandre contre la matièie piemièie anglaise; et celle- ci s'accumulait dans les entrepôts de Douvres et de Londres, où nos courtiers déivuquaient les draps de Flandre.
11 paraît que l'enlrepôi de laine de Bruges, le Wulliuus, d'où la rue
; prt
nom, XI L'
sonnes appartenant aux quatre grands métieis tondeurs ou teinturiers.
Par son industrie, la Flandre entière était Bruges était devenue le marché central de toute