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iv. 540. * 17. CE, iv. 525. « .8. CE. iv

LE TERRITOIRE

c tcintoirc.

Le sav.iiit M. Lecuinle. directeur v.iioiie de l'nixelles '. que je remercie la position de h\ tout- des FLilles à Biu longitude, 4' 33 " à I ouest de l'Obser de Gieenwich.

Notons que l'Obseivatoi, e de Pai

entitique du service ast

onomique de l'Obser-

son inleiessante conim

inication, établit ainsi

: latitude ou hauteur t

u pôle : 5 1" 12' 32" ;

)iie royal d'Uccle. oli

2' 54" à l'est de celui

;st à 8' 6" à l'ouest de

celui d'Uccle, et que

Chauve, celle vieux moulni

de L

rpenti

à l'est du nouvel Observatoire d'Uccle.

L'observatoire conveitit en sexagésimales (36o") les valeurs en grades (400) des cartes du Dépôt de la guerre ^.

La différence de longitude, en temps, entre Biuges et Uccle, Bruxelles et Paris est respect ivemeiit de 4' 33"; 4' 35"; 3' 33'.

Le seuil de la porte occidentale delà cathédiale de Biuges est à l'altitude de Sn'ôo. Celle côte de niveau est rapportée au niveau de la basse mer aux vives eaux, à Ostende, qui est de 2'"oi2 au-dessous du niveau moyen de la mer. Le O adopté par le Dépôt de la gueire correspond au O d'Ostende ; mais celui de l'administration des Ponts et chaussées se trouve à o"'i 66 plus bas.

11 r.ini ajouter oinooS à la hauteur b.iioiiu'ii iqiK- d'Uccle. réduite à zéro, et o'"(),>4 à celle de Bruxelles (ancien ObservMlone), pour avou' la hauteur barometiiquc de P>i liges. Ces valeurs varient légèrement suivant la température.

I . Limites de icchevinage. — La constituiioi) des sections de la Prévôté sur le teiiiioiie de Bruges, en-deça et auliclà du le] moire de la ville actuelle, en lo.Sii, semble prouver que la constitution juiidique du territoire de Bruges ne peut cire antérieure à celte charte ^.

La charte de i. iigo •• fixe les limites

de l'échevinage de Bruges: le pont N. D.,

la Hotei bi'kc. la maison de Gauthier le

i terre de Baudouin de Prat, le fossé du

ir notre carte sommaire.

;i'.ii,3.

LE TERRITOIRE. 79

Le ir mai 1273, un acte d'arbitrage de Marguerite de Cnnstantinople ■ établit une délimitation beaucoup plus grande, qui est reprise dans l'acte de traiistert de droits de Tonlieu à la ville de Bruges, de juin i2g3 ^ Ces limites furent confirmées, en i3o3, par Philippe de Tiiielte •'. Le triangle eniie la Cour des Templiers (hors du canal d'Oslende et à l'ouest de Scipsiallel. l'église de St Pierre, et le canal de Dnmme. était compris dans cette banlieue, d'après des documents de 1690 et 1714 utilisés par.lean l.obbrecht, quand il dressa, en 1719, le tracé de la limite de la banlieue de Bruges ; tandis qu'il se trouvait fil dehors, en 1275. 1293, i3o3. Je ne saurais dire quand ce changement est survenu. Nous trouvons l'indication des limites de la banlieue sur la c:\\[t i paal-landi'n] de .lean Lobbiecht, conservée au.x archives de la ville. On peut les voir aussi sur deux cartes conservées au Musée archéologique, local des Halles; nous les avons indiquées sur un carton joint à notre carie des enviions de Bruges •*.

Ces hmiles fuient indiquées alors par des poteaux; et. pour traduire en gros les actes de la fin du XII 1'^ siècle, nous pouvons dire que ceux-ci furent établis au midi de l'église de St-Pierre sur-la-Digue; à mille mètres de l'amorce du canal de Damme au rempart; à une soi.\antaine de mètres au-delà de l'église de Ste-Croix ; à l'ouest de Zevccotc qui restait hors de l'écheviiiage. De là, la limite descendait vers le sud sur une longueur approximative de deux kilomètres, pour remonter jusqu'au sud de l'église de St Michel, comprise dans l'écheviiiage, passer à l'ouest de celle de St Bavon, qui était également dans l'échevinage, et reiTioniei jusqu'à celle de StPierie-sur la-Digue, qui restait en dehors. La partie de l'échevinage enserrée dans les remparts s'appelait la Cuve de la ville. Au cours du XVII h siècle. Bruges se désiniéressa de sa banlieue: l'entretien des chemins vicinaux lui rendait la charge trop lourde. Elle ne consc-rva que le droit de planlation le long des routes jusqu'aux confins de son ancien territoire et les droits de quai jiisquau Waggelwatci . qui devinrent l'objet de cmflits -^ Il n'est pas exact de dire que le décret du i3 liiumaire au XI (3 novembie 1802)" a supprimé la banlieue de Bi uges. Mais à la suite de ce décret fut faite la délimitation de la ville, du 3o mars 1812, où il n'est pas question de banlieue '. La ville avait tout au contraire sollicité l'administraiion de la « banlieue autrefois administrée par les officiers municipaux de cetie ville «. et le commissaire du Gouvernement fiançais, Boutteville, rejeta sa demande le 22 floréal an IX (12 mai 1801). parce que « en général toutes ces banlieues attachées à de grandes villes éiaient un ,1e ces ai'us de l'ancien régime aristocratique que le système républicain a voulu et doit détruire l)^ Ouf!... Bi uges e>t ainsi rentrée dans la limite de son cingel, ou rempart extéiieiii .

Ce territoire éiait de 430 hectares, 6 ares et 3o centiares; on y comptait, en 1895, 9. i63 maisons.

A la suite des travaux du nouveau port en eau profonde, à la côte, entre Blankenberghe et les Ecluses de Heist-sur-mer, un Arrête royal, du 12 .Juillet 1899. a incorporé au territ(nre de la Ville de Bruges toute la commune de St Pierresur-la-digue. qui fut supprimée, et des parties des communes de Coolkerke, Dudzeele, Uitkerke et Lisseweghe ; de manière à garantir à la Ville de Bruges sa sortie sur la mer et le territoire de ses deux ports, le port à la côte et le port contre la ville. Cet Arrêté royal a sorti ses effets le 25 juillet de la même année?. La superficie de la commune de Bruges s'accrut

1. GlLl... Cul. felil.s ,nlUs. V il ; CIV i. 2 «o Cf. . Ohi epikrkk P.nis auahl . l. i ixlx. * 2. WG.. IV. 2R,V * 3. Gll.L.. Coul.pttUesvitlcs.-i.y:,. * 4. Vol. a.issi WG. iv. ,>,/c„/«/«. * ,v Co„s. ",,„■., i^/„ FI. O.c . -ess ..■.! iScib. T.... è.- v^.ba.ix.

XCII1.223. *6. DB BkOUCKKKR Kl TlBLKMAN.S. /?</if,Y. «I-f /' .-/rf»... IV I7. * 7- AA .InlHoiel .1^ Vlllf .Ir 11,,,^.:». * ». Co„t.

Pyov.delaFL Oc-., sess. 1898,537. 4t 9 Rapp 'iu Collège éclievuMl pour .89<,. p. 09.

LE TERRITOIRE

ainsi jusqu'à 2526 hectares 73 ares et 82 centiares. Le territoire de Bruges était devenu près de six fois ce qu'était le territoire ancien de la ville.

Par suite de l'incorporation de nouvelles parties de Heist. de l.issewt-i^lie et d'Uitkerke (Loi du 12 août 1001) et de St-André ( Loi du 28 août içioi). ce teniloiie est aciuellement de 2903 hectares, 19 ares et 61 centiares.

L'on a commis une erreur en donnant le nom lie Zec Ihit^^^e ;i la section maritime de notre territoire. Ce mot, en saine linguistique flam.iiuie, signifie Pont mai itiinc. Il aurait fallu dire Briigge-aan-Zee, ce qui veut dire Bruges-surmer ; nos ancêtres auraient écrit limgfçe an de Zee. ce qui serait devenu : lin/gg' atit' :;ee ou, plus simplement Antsee. Une convention-loi, votée avec le Budget du pays pour l'e.xercice 1900. créa une station balnéaiie sur le terriioiie de l'ruges, s'élendant à l'ouest, jusqu'à liSom.du i'ier de Blankenheiglie. Ce territoire de la nouvelle section de Bruges, pics de la mer, s'étend sur(|iii licclaics linii! S .<. J: ■ iciid' (nit iKs icii.iins à bâtir; ce qui l'.iil le double

de l'ancienne ville. M. Thooris, secrétaire liono laiie de la ville de iiruges. à fait un Rapport très soigné sur l'avenir de ce territoire à la côte, connu sous le nomdeZee Brug-

/<■ Bill g et les enceintes de 1,1 ville.— Nous nous occupons ici des agrandissements succes-

,887- App^.rtien

sifs de la ville. Notons qu'il ne s'agit pas ici des limites de la juridiction lies échevins. ni du développement économique et de l'extension du fonds bâti et habité, mais uniquement des tracés d'enceintes.

L'on a beaucoup compliqué cette matière -. En confondant les extensions de juridiction de la municipahlé par le rachat de certains hefs. ainsi que les extensions du terrain bâti sur des prairies et des potagers, avec l'élargissement de l'enceinle. l'on est arrivé à donner à celle-ci des extensions successives multiples, comme, par exemple, à retarder jusqu'en i332 l'incorporation dans l'enceinte du quartier Ste-Anne. alors que le fossé et les fwrlifications. depuis la porte de Damme jusqu'à la porte de Gaiid datent de la fin du XlIIe siècle.

Voici les conclusions qui semblent à admettre. Baudouin 1' construisit le nouveau Biiig, en dehors duquel il laissa raiicicn Malberg. Ceci fut fait vers 870. Nous trouvons

/:///,>«. Ht,ig.. 10 '.a Flandre. VI. 289 ;

LES Environs de Bruges

1908 ' /'• " -™r./„,.,.. lr\.,„N Jf^y

N B La c-arlo .Xmiuc VcUi ncl,..-l c^cs liqucs .^u c-k-nùn .V- (I-v. Les noms i^cs tV^mmum-s ?ont soiilicim's.

Limiii-s ic l Eclicvinaçic i>c Bnigcfi "5'r depuis 127,^ Jusque vcis le Xl\' • siècle.

GS„ • La nouvelle atarc avec tvacé ^eii iignci:

au:t abclr^5 'be J)ru3<-s b' après le yrojct ïic IP04-]

LE TERRITOIRE

Phologr. de M. y,

GÉRARD DAVID. Cambyse fait saisir sur son mandé en 1497 et achevé en 1458

iiege. le juge prevan - Musée communal,

sur Sisanuiès. Tableau : de l'Académie.

ce Buig SOUS le nom de Castellum Brugeiise {io'i~) ^ \ Castrum, Biirgus, Castellum. dans Galbait (i 127) = ; Castrum Brugense, dans Gauthier (i 127) ■'.

Baudouin emprunta à la Reie l'eaLi des fossés dont il entoura son Buig au nord, à l'est et au sud, la Reie le protégeant à l'ouest. Il munit ce fossé d'un mur en veltsteen.

82 LE TERRITOIRE

dans lequel il méiKigea sans doute deux ou quatre portes, auxquelles on avait accès par des ponts.

CeBuig renleimait: l'antique église de N. D., dans laquelle le même Baudouin déposa les reliques de St Donatien ; le cloître et autres bâtiments accessoires du clergé ; le Steen ou habitation du Comte avec la chapelle castrale ; le Giselhuis ou maison des otages.

Ce Bufg protégeait les hameaux ouverts, dont nous avons parlé à la page 26.

Nous n'oserions soutenir, faute d'éléments d'appréciation, que la Btiig de Baudouin If était tel que Galbert le décrit en 1 127. Les murailles, d'après celui-ci. avaient alors une hauteur d'environ soixante pieds, soit i6™38, étaient munies de tours, d'un chemin de ronde, auquel on montait par des escaliers intérieurs ', et de portes ^. Celles-ci devaient être au nombre de quatre : au pont du château, à l'ouest, plus tard le Hofbriigghe ; le pont St- Pierre, au nord; au « troisième pont )> ou pont (mental, qui n'est, ni cet « autre pont » vers la maison du Prévôt, ni le pont du château, lesquels sont nommés ensemble avec lui "'. Il semble cfependant que le mur méridional du Bourg ait été moins élevé que les autres •».

Vredius a tait graver ce qui restait des murs du Bourg vers 1646 ^ Nous avons donné sa gravure reproduite par la photographie, à la page 24.

2. Première enceinte de la ville. — Le faubourg se désigne dans des chartes et autres documents par les noms suivants: Castellum forinsecitm {q6} , 1089), oppidum (1037, 1 127), siibiirbiiim (i 127J. Ce serait le Bidtenburg.

L'on a dit " que Baudouin 1"^ fortifia une première cité, dans laquelle son Burg occupait le coin sud ouest. C'eût été l'ancienne paroisse de Ste Walbuige, exclavée dans le coude de la Reie et le quai des teinturiers, laissant à l'extérieur la rue Flamande, le quai vert et celui des marbi iers. On est tenté de l'admettra, quand on regarde un plan ancien de Bruges, sur lequel le quai de la Giue n'est pas encore voûté. Malheureusement Vredius n'apporte aucun argument. Le texte de .lean le Long, dit Iperius, sur lequel on semble vouloir appuyer cette conjecture, ne dit pas un mot qui puisse justifier le système. Je n'ai moi-même rien découvert, à part les inductions que la philologie impressionniste fournissait, il y a une trentaine d'années, qui puisse faire croire à l'existence de cette première enceinte.

Il semble, au contraire, qu'il faille admettre la tradition, qui rapporte ii Baudouin II, dit le chauve (878-918), la construction de notre première enceinte. On place ce travail en 881 * ou vers y 12. Baudouin II aurait creusé le fossé de ce faubourg, depuis le Burg jusqu'au fossé du vieux moulin — le Steenhoiiit'ei sdijU et le quai vert — , et peutêtre d'autres sections encore, qu'il peut avoir armé de palissades. Il est possible qu'il continua ce fossé tout autour du Siibiirbiiim, ou qu'il établit au moins la palissade par le Blaiicardsbrugge (pont des Carmes) jusqu'au Dijver, en passant par le Sablon. C'est le tracé que nous donne une charte de 1270 ", et que nous pouvons suivre encore depuis le pont des Carmes, par le quai des Espagnols, le quai des Augustins, le fossé qui continue jusqu'au Poot tgraclit (quai des Ménétriers), la Smedereie iquai des Maréchaux), voûtée sous la place de la Gare, par le Capucinereitje, voûté aujourd'hui devant l'Hôtel Windsor etc.; par le fossé passant à l'ouest du West-meersch, laissant hors du faubourg le lieu

I. (iP. .Si. 61 6,1. «J; i. /<*/./■ . .14. 60 66. * 3- /*/</., 73. 7J. .jo 40 * 4. //>i,/ . .i- 06. * 5 /•/. <//in . 5.14. Liv. i.xxin. «1^ e.Vmn.F/ fM/;. 407. 514. - Gaii.i... E/>iém. H,„s..lo. - G. Gbzklliî. .i;,ns kllH, ri. 36=- * 7 Cli,««.S. H^,l„nVm. Germ , SS. XXV. 768). Liie ciuctuyn sivk vtm-o vet fortnlitio, un lieu ne %iue comme 011 u trîiiis.Tit, ^ 8. /7 fthti.. .îaS. <fe 9. ,^rch. Lillt, Itiv. iomm., II. 4. I* ciirliil. de FI., ii" 85. — Dui.iipIERRU, Précis anal., I. I, LIX

LE TERRITOIRE

idiction des

dit Viiiea, qui devint plus tard le Béguignage ; par la Reie. depuis la Walbrugge et la place publique, la Walplaats, qui remémore l'ancienne enceinte et se trouvait en dehors de celle-ci. L'Hôpital St-Jean est enclavé dans ce faubourg. Le Dijver sert de limite ; ainsique le quai des Marbriers, le quai vert, le Fossé du vieux inoulin ou VerwersdiJ/c jusqu'à la Carmersbrugge. — "Voir ma carte sommaire.

Toujours est-il que la première charte de Bruges (± i igo) fixe la ju échevins à l'intérieur de la ligne que nous venons d'indiquer.

Les pieires du Vieux Bourg ' servirent à Bau- \\

douin II pour construire des portes, des tours etdes propiiffiiaciila, espèces de demi-lunes percées de meurtrières, .le dis k les pierres provenant du Vieux Bourg ». C'eût été vraiment une peine inutile d'aller prendre, à i8 kilomètres de loin, à Oudenburg, comme les chroniqueurs le disent à la suite d'Iperius, du veltsteen de jemploi, quand on pouvait en trouver si facilement dans les bruyères aux alentours de la ville et dans les coteaux d'Aertrike, et même au Biirg ancien de Bruges, qui était en ruines.

Nous tiouvons la désignation des anciennes portes de cette enceinte dans Galbert et dans les comptes les plus anciens de la ville. Ce sont : la porte du vieux moulin, au bout de la rue haute ; ' i t ^i ' ' , ""^ ' '" , ,

„ , ^ , ' Debs li|l me tell Cl lei Kousse looo d i e ^on Ubleju de imv

celle du pont flamand ;

de St-Jacques, E^elbrugge actuel , du Sablon pies de la gaie du chemin de ter

N. D. à l'entrée de la rue Ste Catherine.

Le souvenir des anciens remparts s'est conservé. Tantôt c'est la Fossa ville, prés de l'ancienne porte de St Jacques, dans laquelle on pèche en 1299. Tantôt ce sont des documents du XV^ siècle qui donnent à ce canal intérieur le nom de « vieulz fossez de la ville » ; ce sont les registres d'aliénations dit des Sestendeelen. qui dcumen

de

uiXVIe siècle.

LE TERRITOIRE

au fossé qui s'appelle aujourd'hui le Speelmansreitje. le nom de poortgracht. qu'on trouve aussi au XV^ siècle.

Ce fossé est certainement antérieur à 1127. Il est impossible, pour qui lit Galbert avec attention, de retarder jusqu'en 1 127-1 128, le creusement du fossé, l'établissement de portes, de défenses. Nous voyons bien travailler, à partir du 6 mars 1 127, aux portes et au creusement des fossés d'enceinte. On y mit des palissades, on fit des tours, des demi-lunes, des défenses pour couvrir les sorties '. Mais il n'y a pas suffisamment de temps entre le 2 mars et le 9 mars pour rendre impossible à Gervais de Praet d'entrer dans le siibwbium, sans le consentement des habitants, par la porte du Sablon, s'il n'y avait eu là ni portes, ni fossés, ni défenses d'aucune sorte, avant le 6 mars. L'mdication de (( portes », ci la date du 14- 1 5 mars, est encore là pour nous faire admettre qu'en mars 1 127 l'on n'a fait qu'améliorer rapidement ce qui existait; et quand on parle de n nouveau.x» fos ses, qu'on creuse en mai i 128, il faut comprendre qu'il s'agissait d'en lecreiistr d'anciens ".

Le fossé du vitaux moulni e.xistait, 'en 1128, ainsi que le fossé du sud, iHjtre Steeuhoun>ei s dijic ^ ; St- Sauveur se trouvait dans le Siibiii biiiiii en 961 ■* tandis que (voir p. 20 plus haut) ni la paroisse actuelle de N. D.. ni la terre de Prai. appartenant alors à celle-ci, et devenue plus tard la paroisse de St Gilles, ne se trouvaient alors dans ce Castelhim foriiisecum \

Nous pouvons donc admettie la tradition d'après laquelle Baudouin 11 aurait fortifié le subiirbitim, au moyen de fossés, qui peut être n'en faisaient pas tout le tour, de palissades et de quelques ouvrages en pierre, tels que des poites, des demi-lunes etc.

L'on ne doit pas se baser sur une charte de Marguerite de Constantinople, de 1270 °, pour dire que c'est elle qui a autorisé de creuser l'enceinte entourant ce siibitibium. Il s'agit, dans cette pièce, de canaliser, pour la commodité du commerce, l'ancien rempart de la ville, à un largeur à établir par quatre arbitres, bourgeois de Bruges, choisis de commun accord par la comtesse et par les échevins. Au-delà de cet ancien rempart, il y avait alors tout une couronne de rues nouvelles s'étendant au loin, et que vingt ans plus tard on allait ceindre de nouveaux remparts '.

Ces fortifications aussi ont laissé des souvenirs. Il reste deu.x constructions en demi-lune contre le fossé, la première près du pont de la clef, l'autre au fond du jardin de la maison de M. le Comte Visart de Bocarmé, rue Pourbus. Ces restes sont devenus méconnaissables, quoique reconstruits sur les anciennes bases. En 1668 e.\istait encore l'une de tours carrées de la porte Noord:[and — voir Marc Gheeraerts — et nous avons vu, il y trente ans, une de ces demi-lunes près de la Leebriigge, aujourd'hui Pont des Lions.

Entre le temps où cette première enceinte de la ville fut faite, à la fin du X'^ siècle, et les dernières années du XI 11^^ siècle, il ne fut fait aucun travail d'agrandissement de l'enceinte de la ville.

I. GP, 44- 45. iSg. * 2. Ibid., i58. <3t> 3. Ibid.. 169. ^ 4 CP, n. 7 *.VCP, 11 itul. de FI., n- 85. — Dblepibiirb,^»«ij titwl}!.. I. 1., ux. * 7. IJ, 441

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