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LE TERRITOIRE
Ainsi la ville de Bruges n'avait alors d'autres remparts, ni d'autres fortifications ou portes, que ce dont nous venons de parler. Et si le traité du 24 octobre 12 14, avec Philippe-Auguste, le traité de Melun (avril 1 225), le traité avec St Louis (aoiît 1229), qui parlent de fortifications d'autres villes de la Flandre, ne mentionnent pas celles de Bruges, c'est que la ville de Bruges était censée n'en avoir plus. Développée au-dehors de ses fossés et de ses portes, sur la très grande partie de la ville actuelle, elle n'avait pas même de fossés autour des nouveaux quartiers bâtis, qui restaient de véritables faubourgs ouverts.
3. Deuxième enceiule. — La ville de Bruges se fit. à la fin du XI II' siècle, une nouvelle enceinte, dont le fossé existe encore, sauf le tronçon entre la porte des Baudets et le Bassin, comblé si indûment en 1900. Cette enceinte a été mesurée, en i3o5, et l'on a trouvé, en laissant là, avec la largeur du Minnewater, celle de la Poterne et du mur se terminant par une guérite à la porte de St Léonard, un total de 1768 verges; ce qui ferait 6 kilomètres 789 mètres.
Le Frère Mineur de Gand dit que le sire de Nesie et les barons français envoyés à Bruges, en 1297, par le Roi de France, firent fortifier la ville et creuser ses fossés '. D'autres disent que la ville fut fortifiée, sur les ordres du Roi et ^^, . de Charles de Valois ^. Quoi qu'il . / ' en soit, dès 1293, on fit des em- '■:■'. prunts, allant de sept à 1200 livres, pour faire des fortifications et des remparts, entre la Bouverie et la porte St-Jacques (des Baudets)^.
Malheureusement, nos comptes entre 1293 et i3o2 manquent ou sont incomplets. C'est ainsi que nous ne trouvons nulle part mentionnée la construction du gros ouvrage de XnSpeipoorte (poi te de Damme), mais seulement des ouvrages accessoires de celle-ci.
Il est impossible de décrire ici ces travaux. Tout ce qu'il y a d'important à leur sujet dans les comptes de la ville, a été publié par M. Gilliodts, archiviste de la ville de Bruges 4.
On creuse les fossés, on enlève des buttes à moulin élevées dans les tracés de l'enceinte, on construit sept grandes portes en maçonnerie et en pierre de taille et une poterne vers Coolkerke ; la contre-escarpe du rempart est garnie de bastides en bois, reliées par des palissades (statboomen, liastae paliciiim) etc.