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232 LA SPHERE D'ACTION
rtimpaii exiciieur, d'après les plans de l'ingénieur hainuyei- Joachim Chalon, et le bâliinent du rempart iiitciieur n'a plus servi désormais que de réservoir '. La roue très intéressante, que j'y ai vue dans le temps, a été remplacée en 1802 par une roue en fer, sans qu'on ait songé à transférer l'ancienne au Musée archéologique =.
La moerbui^e ne fournit pas l'eau dans toute la ville. Il y avait des prises d'eau munies d'un tamis (frelta, \eve) au XI I^ siècle, en plusieurs endroits ^ On avait de ces hoofden ou stecnen huisekin dans les remparts au bout de la rue aux Oies et des Bouchers ; derrière la Coepoorte, sortie du Béguinage, au Marais ; près de la porte des Baudets ; etc. C'était de là que partaient des tuyaux alimentant certains quartiers, vers lesquels l'ancienne Mofi biii^e ne s'étendait pas : on les trouve indiqués dans les comptes du XI Ve siècle et dans la description ancienne de la Moerbui^e •*. Quelques uns de ces IwofJen existent encore ; l'on en voit sur la carte de Marc Gheeraerts, sur laquelle figure aussi le Watui liiiiis du bout de la rue des Carmes, signalé en 1426-27 " ; mais elle n'indique pas clairement celui de la rue Wulpen, signalé dans un registre de 1542-46 '', et qui lut supprime seulement en 1790.
La Ville était Hère oe ses Waterliiii:{en. Aussi quand il était question de les améliorer, comme en 1406, elle s'adressait à des spécialistes ^ ; soit au Frère Lambert van den HiUe, d'Ypres, pour 1 entendre sur le projet de Maître Colart Caelgeele, de Tournai, qui promettait d'alimenter toute la Ville par un seul Walerhuis ; soit à maître Hans van Luxembuerch (1462-63J. Elle fit même faire une maquette d'un nouveau projet en 1413-16 '^ Aucun de ces projets ne fut cependant réalisé.
Des puiis publics se trouvaient dans la plupart des rues, et étaient en communication avec les luyaux divers. On les voit sur la gravure de Marc Gheeraerts. Il y en a une viiigiaine, mentionnes aaiis les comptes antérieurs à l'année i3oo, soit pour construction soit pour lepaïaiion. Ces puits avaient aussi leur utilité, en cas d'incendie.
De iiombieuses concessions de prises d'eau accordées à des particuliers, sont mentionnées dans nos archives. Celles-ci devinrent fréquentes, surtout a partir du XV'-' siècle, le plus souvent en faveur de brasseries.
4. *Sii'flaiii»atioii ou service D'iueeiiDie. — Nos chroniques ont exagéré, sans doute, les ravages produits par les incendies, comme ceux produits par les épidémies et les inondations. Ainsi un incendie, en i36i, aurait détruit tout le quartier compris entre la rue de Groeninghe et les portes de Gand et de Ste Catherine ; un autre, en 1412, du côté de la rue de l'huile, aurait détruit quinze-cents maisons. 11 suffit quelquefois d'examiner les dues des chroniqueurs à la lumière des textes authentiques, pour réduire l'importance de ces sinistres ''.
11 ne faut cependant, pas plus en cette matière qu'en toute autre, se laisser entraîner par l'esprit hypercritic[ue contemporain. Que venons-nous de voir, le 11-12 avril 1908, aux Etats-Unis d'Amérique, à Boston, ville de près de six-cent mille habitants, où un incendie a tout détruit, sur près de 3oo hectares, le tiers du boulevard de Chelsea ? Trois-cents habitations, treize églises, douze usines, cinq écoles, un Hôpital et deux bibliothèques publiques sont devenus la proie des flammes. Ce faubourg n'était cependant pas bâti en bois, et le service d'incendie était supérieurement organisé.
Les incendies, certes, devaient être assez fréquents '" dans un aggloméré aussi
I. A A, I.|. 12. 2» ; Cusns, 7,.«-4., m. ii.j. ^ z. R, iSg2,.S4-»5. ^ J. C. 120; ; IJ, .M4-5- * 4- U. 4™- 4«-3'i- * S- L V- -'■'. ^ 0. IJ, 5.<). * 7. I, IV. .ïas; V. ,Sï7. ^ X. I, v. 3i.j. j^ .,. F, I. 29. 'P- * ■"• t-'ft- K^H, ix/iS.S; Ad. Duclos, Artdesfacadts, b.
actif que Bruges, où la plupart des maisons étaient construites en bois, couvertes en chaume, très habitées ; où l'on s'éclairait à la chandelle, au ciert;e ou à la torche en résine, et où l'on se chauffait au bois (risekens. Icetenhout, biiitlioiiti, sur des chenets, dans des àtres ouverts, ou par des tourteaux de tourbe (turi'fji) ou du charbon de bois.
P/wl,:s;i. Je M. J. De Cuuiiid!.
l.e (Couronnement de la Sie- Vierge, devant la liié
hie des Anges, se de St Jacques.)
.\LBERT COPNELIS.
Nous n'avons encore aucune certitude sur l'époque de l'introduction de l'usage de la houille, à Bruges '. En tout cas on peut constater les incendies dans nos comptes communaux, qui ont un paragraphe spécial pour le Braiitghelt.
Comme mesure de précaution, la Ville décida, en 1417, de donner un subside d'un