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LE CULTE, L'ENSEIGNEMENT
L'Evèque van Susteren décl;.re, en 1719, qu'il y avait alors deux de ces hospices pour passants '.
* Parmi les institutions charitables figurent les maisons d'aliénés. Je suis tenté de croire que les Arme hiiiisweeken étaient des déments paisibles, soignés soit à domicile, soit dans des couvents, aux frais de la Ville ou des Menses des pauvres - : tandisque les aliénés agiles étaient désignés sous le nom de diillc licdeu, qu'on enchaînait ou tenait sous clef, qu'on faisait transférer par les Scacrii'efters ■', et pour lesquels le Magistrat avait fondé le Dulhuits. Nolis constalons. en 140J, l'existence de cette maison, rue de la BouvL'iie, à l'est de St Julien, hatie sur un teiiaui appartenant à N.-D. L'on y recevait les
Les Ficies du Tiers-Ordie eurent une maison, dite Heilig Geesthinis, bâtie en iSSj, rue PLiits aux oies. Ils avaient aussi une maison plus ancienne, rue d'argent, en 1415 ^, qui n'existait plus en iSyg. Ils tenaient des Scamele Iniitsweeken et des aliénés agités ",
■^u XVI<; siècle, les Soeurs grisée, rue du Vieux Sac, entretenaient également des aliénés, aux frais de la Ville ou de leuis familles, d'après qu'ils étaient indigents ou fortunés '.
L'Hospice St-Julien, qui était une institution communale "', leçut des aliénés dès 1601 et a continué à les lenu'. La direction de cette maison fut la'ique. depuis la Révolution jusqu'en 1842, où le rév. M. Pierre Maes en prit la direction, avec la communauté des sœurs de la Miséricorde de Jésus, qu'il institua. Les bâtiments qu'occupe l'Asile appaitienneni au.\ Hospices civils ; mais la communauté de St Julien a commencé en moy. la cnnstrLiction d'iiii vaste établissement sur le territoire de St-Michel.
Une autre maison d'aliénés a é;é établie, par des particuliers, en 1834, dans les anciens bâtiments des Jacobines, où les malades reçoivent les soins des Dominicaines deputs ,846-7".
Un détail, pour caractériser l'aspect de nos rues, au moyen-âge. On avait l'habitude de conduire par la \'ille. dans un chariot, les déments et les enfants trouvés, afin d'exciter la compassion et de recueillir des aumônes en leur faveur '°. Un tel spectacle répugnerait à nos mœurs.
* La maison des religieuses Augusiines de Béthanie. fondée vers 1462, rue des Carmes, dite aussi Maegdendal. n'accueillait primitivement que des filles repenties ".
* NoLis venons de voir que les enfants abandonnés étaient entretenus par la Ville, Celle-ci institua également des asiles pour les orphelins pauvres. L'un de ceux-ci est l'école de Ste Elisabeth, Huis dei scainclcn niaci^dckcns. iGodshirys van de Meyskens schole deser stcdc, tundee en 1S17-1S poui les orphelines, dans le ci-devant Hospice ou :;usti'rliiius de Ste Klisabeth, rue des Baudets ; transférée dans l'ancien Collège des Jésuites .-Xiiglais au pciiiî du Roi (1781) et à l'Hospice de la Madelaine, marché au Fil (i8<i.')'- L'école d'apprentissage des fieras Boggards. passa à la Ville, en i3i3, et devint l'orphelinat des garçons {godshicus van den Boghaerden, ptieii ten Bogaerde, sclwlc van dcn Bogaerden. de scole vande Aerme cnechtiens ien Bogaerde)''. L'Ecole Boggaide et celle de Ste Elisabeth furent supprimées, en i883, du temps du Gouveriiemeni libéral 'K C=s écoles avaient joui de beaucoup de privilèges '■'• et leurs Gouver-
I. AA Evèclié. AWat. Slafiis 1710. ^ 2. I, iM.X; v. 362-, vi. 476. ^ 3. Textes de 1403 i 1415, I, m. 441; iv. .^40. ^ 4. I, m. 440-'. * 5. I, IV. .>4o. ^ 0. Ibi.l. ^ 7. (JEU. 3-0. ^ S. I. r. 202; m. 4,î8. ^ ç). Rbmbry, Bek. Pas/. Sl-Gillis, 617-20. ^ 10. I, iri. 441. ^ II. M, IV. 44U-1. ^ 12. Eli, 1,63, note; GK, 204; GEB, 3SI-2. 4:0: i'M/iîUf/MA//, AE, ILIU. 271; I.I.490. <J(; lî.EK, I. 57-62. Sur les. V/ee'rfs«^,,-ii,//eii, cfr. K.IJH, x. 120; vu. 374. ^ 14. R, 18S0, 42-44; 1881, 3o-3i ; i883. 45-46 ; 1884,14. 3o ; ■885. 37-39. Cfr. SlanJatritiau Vlaendcren, du 20 octobre i88ô. ^ l5. CB, il. 477-82, EB, passim.
ET LA BIENFAISANCE
iiei
.-nt.
a Révolution fr;t rême. par les six
quête ;
iiidema
sieme dimanche du Signalons encore Y Ecole Lem, commencée vers 1700, par Isabelle Lein, dans sa maison 1 ne des Chevaliers :
dotée par le testament de la fondatrice, décédée en 17J I : transférée au coin du pont Calis (1713), en la rue du Cheval ( 1714). Depuis 1743, cet orphelinat vivota jusqu'en 1794. nés 1725, l'école était connue sous le nom de Mariaschool '.
Une autre école, fondée en 1774, parle célèbre prédicateur Ignace deVlod, curé de la portion d'or de N.-D., devint plus tard un or pheli na t pour tilles, et po>tan le même nom de Mciriaschfxtl. dès 1776. Elle occupe, depuis 1807, la mai son dite de Engelsche poorte. rue neuvedeGand,etest tenue, depuis 1872, par les Maricoles -.
* Les établissements de prêt sur
gage, à la semaine, peuvent être utiles aux nécessiteux. Bruges avait son Wouch comme on a dit plus tard (de Woucke, tueke, semaine), certainement dès le XI II»; s sous le nom de Cainversine •\ La principale de ces maisons de prêt était le G- Cauu'ei sine ou grand comptoir des Cahorsins, au Hoiitbrekers dam ».
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ècle, •oote
3û6 LE CULTE, L'ENSEIGNEMENT
Ces banques trop lapaces fuient remplacées par une institution purement charitable, le Mont de charité, grâce au zèle d'un maître d'école brugeois, Gilles van de Weghe qui, en 1571. se mit en rapport avec le Magistrat. L'institution brugeoise, ouverte dés 1572, fut imitée à Ypres et à Lille. Une institution toute différente est le Mont de piété, d'après le système de Wenceslas Goeberger, patronnée par les Archiducs Albert et Isabelle, et fondée dans les locau.v alors vacants de l'Hôtel de Gruuthuse, en 1628. Elle y resta jusqu'en 1876, quand elle fut transférée à l'ancien Mont de charité. Après la Révolution française, les deux institutions avaient été réunies.
* L'Eglise, depuis su fondation, s'est occupée des pauvres. Aussi constatons-nous, à Bruges, au XIV<; siècle, dans chaque paroisse, l'existence, à côté de la Fabrique d'église, d'une institution charitable connue sous le nom de Disch, Table des pauvres ou Table du St Esprit. Le méreau de bienfaisance pour le service des distributions à faire par les maîtres des pauvres, était en usage bien avant 1449 ', année en laquelle nous en trouvons mentionnés.
Le Disch des maîtres des pauvres se trouvait d'ordmaire à la droite de l'eimée occidentale de l'église. Tel était celui de N.-D., du XVI^ siècle, qui sera déplace ; tel celui dont les traces existent encore à St-Jacques, et qui est un peu plus ancien.
Au XVIe siècle, c'était généralement notre Magistrat qui désignait le receveur de nos Tables du St- Esprit -. Le cuié avait la direction de l'œuvre. La Ville prétendait, de temps à autre, avoir la surintendance ; mais le plus souvent elle cédait sur ce point, tel en 1604 ^ Somme toute, en i6g3. l'Evêque donna au.\ Tables du St-Esprit, un règlement d'ordre intérieur, applicable dans tout son diocèse; et Charles de Lorraine ratifia encore, en 1762, le droit de l'Evêque, que le Roi avait reconnu, en 1681 +. En 1775, le Magistrat ne se hiisait leprésenter, à l'audition du compte, qu'à St-Gilles et Ste-Anne^.
* La décadence de Bruges avait fait poindre le paupérisme, surtout aux alentours de la ville ". De plus, les fléau.x de la guerre, de la disette et des maladies contagieuses avaient frappé la Flandre, dans la seconde moitié du XV<= siècle. Les Broodbidders avaient augmenté dès 1401 ■ ; plus tard apparurent les bandes de mendiants, souvent armés, les idiickeluose Imechteii, qitade bouiuen, vertasseirders, ti iiiuanten, egipcienen oft pracghemiL'is -. Voilà comment on les appelait dans les Hallcgeboden et dans le premieirèglement contre la mendicité et le vagabondage, publié par Hallegebod, le 26 novembre 1496''. Avec les troubles religieux du XNl'^ siècle, la mendicité et le vagabondage étaient devenus une plaie sociale, dans toute l'Europe occidentale. Nous constatons que la partie septentrionale de la Flandre en souffrit beaucoup. Aussi, les « cris » et les décrets du pouvoir central se suivent- ils, de plus en plus nombreux ■".
* Nous avons, à Bruges, sous le nom de Jointe générale des pauvres, une institution charitable, qui complète celle des Tables du St Esprit. Elle passa en 1808, à la Commission des Hospices civils, et avait pris sa forme actuelle, en 1776 ". Le nom seul dejiintti. qui est espagnol, semble déjà indiquci iiik' migineplus ancienne. Ce mot désigne une union administrative, et il s'est appliqué jadis à d'aiitres associations qu'à celles qui avaient pour objet la chanté publique '-. Aussi voyons-nous qu'à la suite de la publication du livre
I. Alph. De Schopt, Mireniix de bien/aisance de la vtllede Bruges, 172. ^ 2. AA, Secr. rrsoliitieb., 4 juin et i.i juillet 1,184, * 3. CB, II. 400. ijt! 4. De .Schodt, 1. c, 4. 16, — Cfr. CK, m, 187. 189. ^ 5. Documents de la Chambre des Rcpresenlaiits, sess. i8.'iJ-34, n- oo. * 6. Plus liaut, p. 67. ^ 7. I. m. 3oq, V. 74.>I. 478; GT, 273. ^ 8,1, vl. 35l, 476.477. *9. I, VI. 476. jfcio.CIr. Kk, Hallegeb.xiii-la. fol. 6.16, ;53o-40, fol. 3. etc. ; GT, 443; Table des Placards, 40. ^ti.Ch. Docmii. farlem. iSii-4, in6; De ScHODf, 1. c, 12. 14; Ger.v.kg, Descr.des clab!. chant delavilUde Bruges, 77;GK.32o; AE, xl.vni. 34.S AA Evùclic Hrut;.. Relatio Plains, J778. ^ 12. Table des Placards, 263 : Décret de lôôg et Règlem. de 1736.
ET LA BIENFAISANCE
de Louis Vives, De siibventione paupentm (i526), une bourse ou caisse commune des pauvres fut instituée à Bruges, vers i538'. Elle s'alimentait par des quêtes hebdomadaires, iaites à domicile et dans les églises, et elle s'appelait la Généralité des pauvres ^
-ce pas là l'oiigine du la Jointe? La mendicité, contre laquelle des peines sévères
3oS
L'ART ET LES BELLES LETTRES
eux auxquels le Au 2Ù juin lyyt
Det'lmannen
valent
rdures
étaient comminées. n'était plus peimise ; mais concédé la plaque ', purent, en suite du réglemcn en rue ; et ceci fut en usage jusqu'en 1864.
Le nombre des indigents, à Bruges, ne ht qu'augmentei' =. surtout après les années '40 du siècle dernier. En i85t3, le nombie des personnes assistées par le Bureau de Bientaisance était de 2j.'i2i sur une population de 47.000 âmes. Constatons avec satisfaction que ce nombre était tombé, en 1901, au chitiVe de 7.702, soit au tiers du chiffre relevé
cinquante ans plus tôt, pour une population moins forte de près de 9.000 âmes. Il était de 5.8o3 personnes, en 1907; et le Budget du Bureau de Bienfaisance, pour iQoi). s'équilibre, sans subside de Vu Ville \
* .\ raison du paupérisme de la tin du XV'-- siècle, le besoin de maisons de refuge et de correction se fit sentir.
Nousavons parlé sommairement ■> de ces institutions, que l'Evêque van Susteren appelait ■"' Maisons pastorales et Maisons de correction; dites encore Rasphiii^en.
parce qu'un des travaux qu'on y exerçait consistait à t râper » du bois de Brésil pour la teinture des étoffes ". Ce n'étaient pas tout à fait des prisons : c'étaient plutôt des ouvroirs, qui furent l'origine des Dépôts de Mendicité. Il existait à Bruges, avant 1818. un de CCS Dépôts pour les arrondissements de Bruges et de Furnes; il fut notablement agrandi en 1841-42.
Phologr.deM.Nels.
Quai Vert. Hospice le Pc.
XVf
Xi!^
:t les belles lettres.
1. L'.\RCH1TECTURE D.\NS LE QUARTIER DE BRUGES. — Le premier élément qui e.xerce son influence sur l'art de bâtir, est la nature des matériaux qu'on peut utiliser. Si l'on a bâti d'abord en bois et en torchis, l'on n'a cependant pas attendu longtemps avant de mettre en œuvre la pierre siliceuse dite Veltsteen, schelfersteeii, et la pierre ferrugineuse dite ij^ermaalsteen, qu'on trouve encore, la première dans les bruyères à l'est de Bruges (Bloemendale, Beernem, etc.) et la seconde dans la plateaux d'Aertrike et environs. Comme mortier, on employa des cailloux, des coquillages, du tuf ou des débris de tuiles, le tout pilé et mélangé de sable. L'appareil était fait en blocaille.
.^ux constructions du XI1= siècle apparaît, dans tout le quartier de Bruges, un tuf
igo8. ^ 4. Voir plus haut,
; et plu:
f, p.iiq. *;. Vo.rpl..ih..ul, p. ,.7. ^ i ; elle, Reialio Stahis 1719. * 0. UEB, io5.
LART ET LES BELLES LETTRES. 3og
calcaire d'un ton gris, jaunâtre ou josé, que nos maçons appellent tras ou terras. Il est employé quelquefois comme élément principal df consti uction. quelquefois d'une façon tout accessoiie, faisant présumei- le remploi. Ce tuf viendrait-il des environs de Tirlemont, de Landen ou de Maestriclit ou nous viendrait-il plutôt de Munster et du Rhin 1
Au XI I« et au XllI"^ siècle se dessine l'usage J'une pierre grise ou rosée très dure, à grains brillants, qui tait songer au grès d'Arras, de Béthune, de Cassel, de Valenciennes; mais surtout l'emploi ordinaire, ensemble avec le veltsteen. du calcaire bleu de Tournai et d'Aiitoing. Une pierre blanche française s'emploie, pour les colonnettes, les pilieis et les sculptures, dans nos monuments du XII !<= siècle. La pieire blanche, ■^ands(een. de Baleghem, au nord de Sotteghem, en Flandre Orientale, et celle du Hrabant, noiamment d'Afflighem et deDieghem, s'emploient surtout à partir de !a seconde moitié duXIV*^ siècle; tandis que la pierre bleue d'Ecaussines, ainsique la pierre de Valenciennes obtiennent une grande vogue à partir du XV= siècle.
Il est évident que la facilité d'amener les matériau.x à pied d'ctuvie comptait pour beaucoup, dans leur choi,\. Des établissements riches n'hésitaient cependant pas, en ces temps où tout transport lointain était coûteLi.x, à fane venir de loin, des matériau.x de choix '. Mais la mer et la Suène furent probablement la voie qui nous amena le tuf du Rhin. La pierre de Tournai nous fut-elle amenée par l'Escaut et la mer, car nous n'avions, avant 1614, aucune communication, que je sache, jusqu'à Bruges, par la Lys =?
Nous constatons qu'au Xlje et au XIIL- siècle l'influence artistique toui naisienne fut prépondérante. .A. l'intioduction de la pierre blanche coi respondent les influences françaises d'aboid ; puis, quand on commença à utiliser la pierre blanche de Flandre, il se produisit un premier élément d'indépendance de style ' ; plus tard, l'emploi de la pierre blanche du Brabant produisit une influence nouvelle, irès atténuée.
Vint ensuite l'usage de la brique. Galbert nous décrivant, en 1127, l'église de St Donatien, dit qu'elle était couverte d'une voiite en briques ; et le dortoir était couvert en tuiles plates 4. C'est la première mention que je trouve, en nos parages, de l'usage de la terre cuite. Nous trouvons la brique proprement dite, en grosses mouffes, au premier étage de la tour de St-Sauveur, qui peut remonter jusque vers 1200. Depuis lors, la brique est employée régulièrement dans la Flandre maritime = et surtout dans le quartier de Bruges. L'Hôpital St-Jean avait sa briqueterie, en 1290"^. Le nombre des marchands de briques était considérable à Bruges, vers la même époque ' . et. parmi eux, on trouve des noms de personnages en vue, tel le Seigneur de Sijsseele: La ville elle-même eut sa briqueterie à Ramscapelle *, au moins dès i33i. Au XI V<^ siècle, on employa beaucoup de briques provenant des établissements d'Oedelem et de Slalhille; au XVe siècle, nous en trouvons, qui sont fabriquées à Damme, k Sluus, à Steenbrugge, surtout à Stalhille et même à Baudeloo.
Nos plus longues mouffes mesurent o,36 et 0,34 ; mais d'ordinaire leur longueur tourne autour de o,3o, au XIII^ et au XIV^ siècle, pour tomber à 0,26 et o,23 vers l'an 1400. Au XVI^et au XVII= siècle, elles ont de 0,20 à o, 17. L'épaisseur diminue également d'après l'époque. Vers 1200, nous en trouvons qui dépassent o, 10 ; mais 0.07 à 0,08 reste la moyenne, auXIII« siècle. Cette moyenne descendu o,o35 vers 1400, pour diminuer encore vers le XVI 1"= siècle.
I. Exemples: Lemaire. Oiig. du style goth. en Brahant. I. 264 ; VioLlF.T-r.R duc, Dicl. arc/iit. franc. II. 277-S. ^ 2, Plus haut, 20,ï. ^.>, Ku/l. GildeSt Thovtas el SI Luc. I. i.;3. * 4. GP,6o; « Contecta ficlitio opère, ollis et lateribus iacuminat.1. •
grandes briques longues de o.ôb et épaisses de o,0Q9 et d'autres de 0.00 svir 0,074 ^ o. F, VI. 287. * 7. C. 12OQ. IJ. 348. ^ 8. Plus haut, p. 2,^4.
3io
L'ART ET LES BELLES LETTRES
Nos briques sont toujours de couleurs variées, et l'on n'écartait pas celles qui étaient vitrifiées ; mais ces couleurs donnent tanlôl un Ion général rouge plus ou moins foncé, comme à St-Sauveur et à Lisseweghe ; tantôt le ton général est jaune-gris, comme à la de la tour de N.-D. Nos briques rouges les plus anciennes ont un ton vif, très caractéristique. Au XV'=-XVI<^ siècle, ce ton devient assez souvent rosé.
Avec la brique s'introduisit un élément qui nous amena lentement ^M M à la formation d'un style
^^^^k ^B propre. Le petit calibre
^^^É^^^^ft ^^^ de l'appareil produira la
^^^(jj^^BSÊBÊt^ ^^H finesse des profils, qu'on
prend toujours dans une
Photogy. de M. C. Van dtn
La Façade de
consiste dans les
seule biique, jusque vers le milieu du XV'î siècle; de sorte que la multiplication des moulures s'impose '. Le tore, taillé' dans la tète d'une mouffe, s'introduit au XIII« siècle. L'arc à redents, impossible à réaliser en briques à des réseaux de lenélres ouvertes, s'obtiendra, dès le XII 1= siècle, par des combinaisons spéciales, au.v oculi etaux arcalures établies sur mur plein. Enfin il s'introduira lout un système de décor, résultant de ce que ce petit appareil peut produire.
* Un second élément, qui a exercé une influenelations extérieures qu'avaient
ce sur le style de notre architectu les habitants du quartier de Bruges.
II faut placer en premier lieu nos relations religieuses ^. Nous appartenions au diocèse de Tournai, avec lequel nos ecclésiastiques et nos Magistrats avaient nécessairement des relations suivies. Ces relations doivent avoir eu une grande influence sur le goût, principalement lors des constructions remarquables faites à la cathédrale de Tournai '.
Tournai appartenait à la province ecclésiastique de Reims. La translation des reliques de St Donatien, de Reims à Bruges, et les relations diverses avec le métropolitain ■♦ peuvent facilement expliquer les influences champenoises qu'on pourrait trouver
I. Clv. Ad. DuCLOS, L'art des faqadr.s à Bruges, ic). ^ 2 XU* siècle; absides du transept, fin du même siècle : ^ 4. 1, l. i
o5.* 3. Nefs, achevée!
WCi, IV. 240; GT, 43o
LART ET LES BELLES LETTRES. 3i
dans le style de nos monuments. Mais l'Evèque de Tournai était en même temps Evêque de Noyon (Ile-de-France), et l'influence parisienne, comme celle de Beauvais et de Laon, peut s'être exercée par Noyon sur la formation du style tournaisien, à moins qu'il ne faille dire, comme je le crois, que c'est Tournai qui a agi, au moins sur Noyon.
Notre suzerain était le Roi de France et nos relations avec Paris étaient léi^ulières. Il y a ensuite nos comtes. Mathilde, fille de Baudouin V, épousa Guillaume de Normandie ; Charles le Bon était seigneur d'Ancre et comie d'Amiens, et sa femme était de la maison de Clairmont en Beauvoisis ; après lui vinrent les princes d'Alsace, qui nous gouvernèrent jusqu'à la fin du XI I^ siècle : Philippe d'Alsace était comte de Vermandois, en Haute Picardie. Vinrent ensuite les Dampierre, vers le premier quart du W\h siècle. Plusieurs de nos comtes du WN<^ siècle furent comtes de Nevers, de Retliel, d'Artois et de Franche-Comté ; et à partir du milieu de ce siècle, notre dynastie s'allia à la maison de Bourgogne. Les déplacements de nos comtes avec leur cour vers leurs autres principautés ; les guerres, où ils n'allaient pas seuls ; les chevauchées de nos magistrats vers nos princes: voilà, parmi bien d'autres causes, des raisons d'influence sur notre architecture. .A.joutez-y nos relations commerciales ', et surtout, dès le XII'= siècle, les relations estudiantines de ceu.x qui allaient devenir les ecclésiastiques, les plus en vue, avec les écoles de Laon =, de Paris, de la Lombardie ; ainsique l'origine ou les fonctions premières de certains de nos grands dignitaires ecclésiastiques tels que les Prévôts de St-Donatien et de N.-D., les recteurs de nos églises, de nos abbayes, les évêques auxiliaires et titulaires de Tournai, les archidiacres de Flandre et de Bruges : et vous pouriez vous convaincre de la multiplicité des influences qui peuvent avoir contribué à former les éléments de notre architecture.
N'ometions pas de signaler l'influence exercée par l'origine des architectes. Il ne serait pas étonnant que Baudouin bras de fer, au IX= siècle, et ses successeurs immédiats n'aient été fascinés par les bâtisses carolingiennes d'Aix-la-Chapelle et de Nimègue •'. Ils pourraient bien avoir attiré des hommes d'art de ces parages. Mais Tournai devint prépondérante à la suite de la construction de sa cathédrale romane consacrée en 1066 ; et cette influence ne fit que s'accroitre à la suite de l'activité manifestée à Bruges, par l'Evèque Walter de Marvis. qui commença la construction du chœur gothique de cette cathédrale, en 1242.
Nous savons peu de chose au sujet de nos architectes, avant la seconde moitié du XIV« siècle. Nous constatons que (1 meester Symon van Geneven », qui paraît être le constructeur de la 'Waterhalle, à la fin du XIII« siècle, était forgeron de métier ; et sous lui, nous voyons six constructeurs. Il était bourgeois de Bruges. Après lui, nous ne trouvons plus, comme constructeurs que des membres de la corporation des maçons de Bruges, donc des bourgeois de la Ville. Ainsi nous voyons Jan de Neckere entreprendre les travaux à l'Hôpital St Jean, vers 1290, et nous connaissons d'autres travaux entrepris par lui en 1282 etc. -t. Parmi les principaux maçons-architectes, au commencement du X1V<= siècle, nous trouvons Martin van der Rughe, qui fut Bourgmestre en i3o2, et plusieurs autres personnages, que nous voyons jouer des rôles politiques en sens divers, à la fin du XII 1<^ siècle et au commencement du siècle suivant. Il en est ainsi pour les travaux de la ville. A côté des maçons, nous voyons les charpentiers, les couvreurs chargés chacun de sa partie spéciale. Il semble cependant que, pour toutes ces constructions il v eut un Maître de l'œuvre ; et Jean van Oudenaerde (XIV<! siècle),
.croquis.* 4- IJ-"^'■4o5•
LART ET LES BELLES LETTRES
comme Jean van de Poêle (XV'' siècle), étaient des maçons-aichitectes réputés, qui faisaient des projets et des épures, et en surveillaient l'exécution.
Nous sommes malheureusement moins renseignés, faute de documents, au sujet de l'architecture religieuse et monastique. Mais à partir du XIV'^ siècle, les documents nous apprennent que ce sont aussi nos maçons brugeois qui font les grands travau.x, et nous ne voyons personne à côté d'eux qu'on puisse faire passer pour ce que nous appellerions l'architecte.
Au XV'^ siècle, se manifesta l'influence des architectes de l'école des Keldermans, qui' brillèrent eux-mêmes depuis la première moitié de ce siècle, jusque vers i33i. Leur influence ne se manifesta pas autant ici qu'à Bruxelles, à Gand, à Anvers, à Audenarde, même à Courtrai et en Zélande. -Mais elle s'exerça indirectement par l'usage de la pierre brabançonne, taillée sur place, et par l'envoi à Bruges, des appareillleurs des carrières ' ; indirectement encore, quand nos maîtres-d'oeuvre allaient eux-mêmes aux carrières brabancdiiiK-s, et \- traçaient peut-être leurs épures sous rinspiration des maîtres de carrière, habitués à travailler pour le Brabant et la Campine; directement quand on choisit un tailleur de pierre de Bruxelles, comme on le fit à Damme, en 1464, pour construire la Halle, ou qu'on chargeait un artiste de Bruxelles, de fournir une niche et des statues destinées à la grande salle de notre Hôtel de Ville ^ .
Nous constatons une certaine influence brabançonne dans nos églises, leurs chapelles etchantreries, surtout vers la fin du XV^ siècle ■>. Les ébrasements des fenêtres sont formés de larges tracés, dont les éléments dépassent les dimensions d'une brique, comme nous le constatons dans nos églises et aux travées des façades, même quand elles sont construites en briques ■*. Les „, , . ,, ,
bases prennent une hauteur démesurée, i.^i i<st(,ii,,\ e, n o t
comme aux chapelles absidales de Saint- Sauveur ; et les moulures prismatiques s'agencent comme en Brabant. Aussi le constructeur des chapelles absidales de St-Sauveur fut-il envoyé à l'étranger, aux frais de la fabrique de l'église, sans doute pour aller étudier un monument qui pouvait l'inspirer dans la continuation de son œuvre, et il allait lui-même aux carrières '. Toutefois les touristes, au courant de l'architecture de notre pays, remarquent-ils que, au XV-XVIe siècle, alors que l'influence brabançonne battait son plein, l'architecture Brugeoise, si pleine de réminiscences romanes, conserve quelque chose
■J»cq„
L'ART ET LES BELLES LETTRES
Phologv. ,!,■ M. J. De Coniuck, igoo.
L'église cathédrale de St Sauveur, à Bruges, de très personnel. Les formes sont pleines, plus gracieuses et inspirées encore des formes anciennes ; l'ornementation est plus sobre et les décors géométriques n'envahissent pas toutes les surfaces ; les arcs brisés se rapprochent davantage du plein cintre. Le tordu, emprunté à l'Allemagne, ne s'introduit presque pas dans l'ameublement. L'art brugeois conserve le dessus : il n'est que légèrement influencé.
3i4 LART ET LES BELLES LETTRES.
* La Renaissance s'introduisit à Bruges, dès 1495. dit-on, par la construction de l'Hôtel des Biscayens ; mais il est bien possible que cet Hôlel ne fut bâti que vers 1340. L'autel de iSiy, dans la chapelle de St Liévin, à la Cathédrale, est en renaissance, ainsi que la cheminée du Franc, de 1529. Lancelot Blondeel, né à Poperinghe, contribua à acclimater ce style à Bruges, où il commença à travailler pour la Ville, en i520. L'Ancien Greffe fut construit en 1534-37 ; mais les plans étaient fournis par un tailleur de pierres, Jean Wallot, dont le nom n'indique pas une origine brugeoise. Les réminiscences anciennes sont très nombreuses dans cette construction, dont toute la conception est gothique. De plus, la façade de l'escalier du St-Sang (i529-33)est toute gothique. Le Palais du Franc fut construit en gothique, en i520 32. Comme nous le verrons plus loin, l'on construisit encore des chapelles en gothique, beaucoup plus tard. Ce fut seulement vers 1620, que le style des façades commença à se ressentir de la renaissance.
Le c/fl55/^2/e, chez nous, ne date généralement que du XVII1« siècle. Ce style est tellement étranger à notre tradition et à notre tempéiament qu'il faudrait blâmer absolument l'architecte qui nous construirait des monuments en ce style '.
i. L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE. — i . Nous n'avons qu'une tradition au sujet de l'église primitive de St Donatien, construite par Baudouin bras de fer. Van Maerlant l'a annotée, à la fin du XI IL" siècle ^ Remarquez que le chapitre dans lequel Jacques van Maerlant l'annote, est entièrement de sa composition : il ne se trouve pas dans Vincent de Beauvais. Cette église, dit-il, aurait été construite d'après l'idée de l'octogone carolingien d'Ai.\-la-Chapelle.
Galbert nous donne une idée assez exacte de cette église, telle qu'elle était en 1 127. Elle était construite en rotonde, dit-il. Elle était haute, couverte d'une voûte en tuiles plates, ollis et lateiibus cacuminata. A l'ouest elle était précédée d'une tour très forte, qui se divisait, à son sommet, en deux tourelles plus aiguës. Des escaliers en pierre conduisaient au.\ galeries de l'ambulatoire, dans lesquelles il y avait des chapelles et où se trouvait l'orgue. Cet étage communiquait avec la tour et avec le palais du Comte, et il était rnuni de colonnettes vers le centre de l'église '. Avant l'incendie de la toiture, celleci avait porté un élégant campanile -i. Cette église n'avait pas de nefs. Elle avait une porte au nord, vers le cloître, qui était construit autour de Vatrium ou cimetière •" ; une autre, au sud, du côté du Bourg. La grosse tour pouvait ressembler à celle de N.-D. de Maeslricht, avec ses deux tourelles accostées et son Narthex, oblong dans le sens latitudinal ^. Tout cela constituait-il l'édifice construit par Baudouin bras de fer ? Qui le dira ?
* Les parties inférieures de la tour de St-Sauveur, construites en veltsteen, sont de 1 1 16 à 1 127 '. On remarque l'emploi, dans les murs, de blocs de tuf - ; et des moellons de cette loche sont employés pour la maçonnerie des arcs et comme chaînages, çà et là, aux contreforts. Cette maçonnerie primitive se constate encore dans l'épaisseur du mur taillé en galerie vers le triforium. Comme style, il y a peu à observer. Les baies en plein cintre, peu élancées, sont construites à arête vive.
* Nous avons mieux à l'église de St Basile (chapelle inférieure du St-Sang), grav. p. 21 ^. Ses murs sont construits en veltsteen. Elle est couverte par des voûtes à arêtes,
I. Clr. VerschbLDB, Hatide/iiigtndei Cilde van :ilc LuUsaaydc, l' vergadering, 4;-52. ^ 2. Sjtiegcl hisloiincl. édit. De Vries et Verwijs, i863, m. 221. ^ ô. GP, 60. 61. 97-8.31.29. j^ 4. GP, 60. ^ .'i. GP, 60. 70. j^ 6. Schaves, //. de. [ ArcliH , 11 146. ^ 7. GP, 100. 122. ^ 8. Tuf brun d'Andernach, dit VSK, iS. ^ 9. Je fais les réserves les plus formelles, au sujet de la reconstitution imprimée ù la p. 2g de ce livre.
LART El LES BELLES LETTRES.
dont les arcs doubleaux et foi-merets sont ornés de tores. Celle du milieu est en plein cintre ; dans les bas-côtés le plein cintre est surélevé pour racheter la t^iande différence de largeur. Ces voiàtes portent sur des faisceaux de colonnettes adjacents aux murs gouttereaux et sur une épine de grosses colonnes en veltsteen, n'ayant qu'une simple imposte au lieu de chapiteau, mais reposant sur une riche base à griffes, de style Tornaco-normand très accusé, en pierre bleue. La voûte et les faisceaux de colonnettes sont en tuf jaunâtre et les chapiteaux de celles-ci, en pierre blanche. Ces chapiteaux affectent, pour la plupart, la forme cubique rhénane. Les bas-côtés se terminent en mur plat et le chœur en demi-cercle. Les contreforts sont à section semi-circulaire. La voûte nouvelle, en cul de four, au-dessus de l'autel, est-elle justifiée par des éléments anciens relevés dans le monument? Je l'ignore.
Au côté méridional de cette église se trouve une construction moins soignée en velisteen. dans laquelle on remarque une voûte en berceau, à arc brisé ; et dont le côté méridional — on peut le voir encore — est formé par une partie de l'ancien mur d'enceinte du Bourg '.
Dans une arcade à colonnes moiiolythes octangulaires et chapiteaux de caractère normand, entre l'église de St Basile et cette construction, se trouve en tympan, un bas-relief du baptême du Christ.
L'église de St Basile a été surmontée, avant l'évolution complète vers la brique et vers les formes gothiques, d'une nef haute (vers i i5o?). Son annexe méridionale a peut-être porté une chapelle, reliée à la nefpardes arcades. L'annexe méridionale du rez-de-chaussée n'aurait-elle pas été construite pour servir de base à la chapelle méridionale de l'étage, qui est la chapelle d'exposition du St Sang ? Nous devons cependant nous défier des formes des arcades de la chapelle haute ; car elles sont plafonnées. Mais il y avait dans le mur septentrional de la nef de la chapelle haute une petite ^ , r, i , b,, , ,
r Te Couve t es Do i s L. tes i,\t -ï t
porte, cintrée en,tuf, à laquelle on parvenait sans leiacarte leii rcciee e ts ioô-
doute par un escalier à vis, abrité dans une tourelle, avec entrée au Bourg. Des blocs de tuf sont à voir dans la façade occidentale de la chapelle haute.
La fondation de St-Basile avec ses chapelains est de Thierry d'Alsace et de Sibylle d'Anjou-: donc elle n'est pas antérieure à 1134. Elle ne peut être postérieure à ii55, ou plutôt à mai 11 47''. La chapelle haute n'est sans doute pas antérieure à avril 1 149, date de l'arrivée du St Sang. Mais, il y a eu, en 1 183-4, «^it-on, antérieurement toutefois à 1187, un grand incendie, dans lequel périt la charte d'institution de St-Basile '. Aurait-on reconstruit ou remanié considérablement, après cet incendie, toute la construction ? Voilà une question susceptible d'être discutée =.
I. Vrbd., FL ethn., LXIIII. ^2. M, 1.352; I, CoppiETERS SlocHOVE, Regesics de Thierri (C Alsace, du St-Sang datent de la seconde moitié du XV' siècle.
m.^l.Ibid.^.
•in.Soc.dHisl.ctd-
Cf.VANDERKlNDCRE,/'0»
■îrchùd. de Gmid, IV. 22D,
Doiiati
* Revenons à l'éfilise de .-ii ijoiianen '. ici nous avons tout amie ciiose qu a Si-Basile. Galbeil nous a déjà appris qu'à la suite d'un incendie, le chicur de l'église était privé de toiture -. La voûte de i 127 ne pouvait être celle qu'on voit dans la gravure de Wijdts. Il en est de même de toute la structure : elle est bien plus récente. Le style que l'on constate, en analysant cette gravure, nous reporte à l'ancien chœur roman de Tournai, commencé vers 1 1 10, dont l'abside servit de modèle pour celles des bras du transept, encore existant ; et où le transept ne fut couvert d'une voûte à nervures, que vers 1200. Il est bien regrettable que la Révolution française ait détruit notre ancienne cathédrale et que nous ne possédions pas même des débris de sa démolition : nousy aurions possédé une base excellente pour l'étude des origines de notre architecture.
• H |-;^ L'inspection atten-
tive des dessins ■' nous suggère une hypothèse. Tout en conservant la grosse construction de l'église, avec les galeries du chœur, lequel était précédé d'un Naithex, sous la tour \ on aura rajeuni la construction, même le Narthe.\ et fait les voûtes à nervures du chœur, après i i5o.
La vue intérieure de l'église nous fait remarquer la prédominance des éléments tournaisiens ; mais d'autres sont douteu.\ : et il est regrettable que nous soyons si mal renseignés sur les formes des chapiteaux. Quant à la façade du transept méridional, elle est certainement de style tournaisien.
* Nous avons, dans nos environs, quelques constructions remontant à la seconde moitié ou à la fin du XI1>^ siècle: la tour d'Oostcamp, reconstruite alors; l'ancienne nef de Snelleghem avec la partie octogonale de la tour jadis centrale.; le porche et la partie supérieure de la tour de Torhout •'' ; la partie inférieure de la tour et les ruines de l'ancienne église de Dudzeele. Nous y trouvons encore la piédominaiice de l'élément tournaisien. A Dudzeele cependant, le plan oblong transversal de la tour et d'autres détails nous rappellent l'architecture rhénane.
* 11 n'y a pas de briques à ce qui nous reste de la tour d'Oostkerke lez Damme. L'on y trouve le vellsleen noirâtre et brunâtre, en moellons assez grands ; quelques blocs de grés, gris ou jaunâtres ; d'autres, de pierre de Tournai, appareillés peu régulièrement aux arêtes et plus régulièrement aux arcades aveugles et à l'intérieur. Cet appareil amène le souvenir de celui de la salle construite vers 1200 à l'Hôpital St-.Iean de
Dnrs/, i\ 1
isewe(;lie. -
cût^ septentrional, caitc Alarc Gli ^ 3. Voir C/ifon. Uyd/s, grav., ]
[.K iMoi.o tli.bl. liriii;., 2- si.pp. 5qS) '
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