‹ BrugesChapitre 69 sur 137 · on di · texte numérisé non relu

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• Deest, â Lisseweglie. — Dessin et cliché i Armand Heyns.

rouges de 0,28 siècle.

2. Nous sommes arrivés au XI II'^ siècle, qui fut en grande partie noire ère de transition. Nous avons des constructionsen partie romanes, jusque vers sa tin (grandes salles de Hôpital);land'is ue nous renconrons des contructions gothiques primaires, = vers son milieu ;

d'autres coude St-Sauveur, vers sa tin.

'miniscences

structions d'un gothique déjà avancé, comme le chcvu Mais toutes ces œuvres conservent un cachet brugeois pron romanes qu'on y trouve.

'■= .le crois pouvoir placer vers 1200, le revêtement extérieur des anciennes maçonneries de la tour de St-Sauveur. à partir des arcs en tuf des baies au-dessus de la poiie, jusqu'à la partie cachée par la rangée inférieure des arcatures. Ajoutez-y : les colonnes avec leurs chapiteaux entre la tour et l'église (l'arc fut refait vers i36o) ; les contreforts nord-est de la tour, et la consolidation du premier étage intérieur de la tour. Tout est en plein cintre et à arêtes vives. Les briques d'un ton rouge vif. mesureiH o.36 sur o,o(j5; celles de l'étage supérieur externe sont plutôt de o.3o sur 0,08. Peu après, sans doute, il aura fallu consolider encore l'intérieur de la tour, au second et au troisième étage, où l'on trouve des arcades en arc brisé, accouplées sous un arc en plein cintre. Cette consolidation est faite avec les mêmes briques que nous venons de signaler; mais les grandes sont mêlées des plus petites, au troisième étage. Cet ouvrage intérieur est postérieur à la construction de l'étage externe correspondant ; puisqu'on y trouve, au nord et au sud, des pieds droits d'arcades qui tombent devant l'ouverture de la baie du milieu, primitivement ouverte.

3i8 L'ART ET LES BELLES LETTRES.

Nous avons ici, comme Schayes le disait déjà ', la plus ancienne construction en briques, connue en Belgique.

Les amorcements d'arcs qu'on voit au contrefort, côté nord, et à la tourelle d'escalier, au sud, indiquent-ils l'idée qu'on aurait eue, plus tard, de construire un bahut, surplombant la base de la tour ?

* Nous arrivons ici à deux monuments construits dans le style de transition, fortement apparentés avec N.-D. de Pamele, qui est datée de i235.

Il s'agit d'abord des ruines de l'église de Damme, avec la tour et les deux premières travées de l'église actuelle. L'on y employa surtout du veltsteeii et de la pierre de Tournai; mais on y trouve aussi de la pierre blanclie. du grès, du tuf de ton gris-brun et des moulTes rouges. Le slyle est tournaisien; et les formes sont romanes et de transition. Quelques éléments, comme les arcatures murales intérieures, sont entièrement lomans. Pamele (i235) reproduit des éléments de Damme, comme la Madelaine de Tournai (1241) et l'église de Deinze iXlV^^ S4écle). Il me semble qu'on peut placer la construction de Damme entie i2ioet i23o.

L'autre esi l'église collégiale de N.-D., à Bruges : nets, transept (modifié plus tard) et première tiavée de l'amluiiatoire septentrional. Toute la construction est en veltsteen et en pierre de Tournai, agrémentée d'un peu de pierre blanclie^ Les tourelles de façade étaient en lut, de teinte rosée. Aucun document ne permet de fixer une date. Les clironiqueuis mentionnent la construction ou l'agrandissement de cette église solis Charles le bon (1 I iq-i 127) =. Mais les nefs de N.'-D. ne sont pas de cette époque. Celte constiuction, vu son siyle, ne saurait être non plus celle pour laquelle on sollicta la Bulle de 1289. D'abord, si N.-D. est du slyle de St- Quentin de Tournai, de St-Nicolas à Gand, de N.-D. de Damme et de l'église paroissiale d'.'Verdenburg. dont les documents ne fixent pas les dates ; elle est aussi du style de Pamele, datée par un document lapidaire, i235. Mais d'autre part, dans la seconde moitié du XIIL' siècle, comme nous le verrons, Bruges a usé d'un slyle hancheineni gothique, sous l'influence sans doute de Walter de Marvis, qui commença la con^ii uciinn du chœur gothique de sa Cathédrale, en 1242 ; et la pariie de N.-D. qui nous occupe, présente beaucoup de formes purement romanes. Notons aussi, pour écarter les dates antérieurs à 1200, que le chœur de St-Donatien, qui est delà seconde moitié du XIli= siècle, et les parties delà lourde St-Sauveur, maçonnées vers l'an 1200, ne présentent que des formes romanes. Le commencement de la construclion des nefs de N.-D. semble donc pouvoir se placer entie 1210 et i23o. Ouiie les éléments de Damme et de Pamele, l'on y irouve les shoiildeied arclies, comme à St-Maiiin d"\'pres (1221) et à Lisseweghe. Notez que la iieféiaii primitivement p. 'liée par des colonnes. Iransloi mées plus tard en piliers, ei que la nef néiail pas voiàiée. Il semble qu'on ail Iravaillé lentement à celle église, comme d'ailleurs a beaucoup d'auires \ Le porche don avoir ele ajouté, au plus tard, vers 1280.

■■' Dans l'église paroissiale de Lisseweghe nous trouvons une grandiose et riche manilestation de la construction en briques. La brique est rouge. Sa longueur oscille entre 0,29 et o,32 et son épaisseur entre o,o65 et o.o83. Le veltsteen se manifeste à l'extérieur des absides. Des triplets, sous un seul arc de décharge, se trouvent à la tour et aux transepts. Les grands arcs intérieurs du transept sont bandés en pierre de Tournai et portent sur des piliers, dont les fûts, les socles et les bases ainsique les chapiteaux sont

isl. Je rAtchitML, II. 17 terminé qu'en i3j8. Les < i faits sont courants au moyi

i:art et les belles lettres.

faits de la même pieii-e. Remarquez les chapiteaux scaldisiens, à double rang de crochets et à abaques octangulaires. Le triforium du chœur et des transepts présente des formes romanes; le faux triforium de la nef est construit h arcs brisés. Le tore en briques, avec chapiteaux et bases taillés à même la brique, se présente aux ébrasemenis. On y trouve aussi des chanfreins ; mais très souvent l'ébrasement est à arête vive. Les nefs et la tour présentent des formes plus récentes que celles de la partie orientale de l'église, où l'on voit cependant, au rez-de chaussée, des arcades décoratives avec shotildi'ied arch, comme au chicur et à ses chapelles, à St-Marlin d'Ypres (1221-32).

L'église a plus d'un rapport avec cette collégiale. Le plan terrier des chapelles du choLur est le même. Il y auiait d'auti-es simitudes à signaler. L'architecte serait-il le même? .l'en doute, car les formes françaises d ^pies ne se présentent pas ici. Le maîire qui construisit Lisseweghe. peut être allé s mspirer h. Ypres, où le chœur avec ses chapelles n'était peut-être pas encoie achevé. Je crois pouvoir placer la construction 1 partie orientale de l'église de Lisseweghe 1223 ; celle de la partie occidentale et a tour vers i23o.

;^ , "■ Une grande influence allait se pi'oduire

i" I ' i \eis 1240. L'école tournaisienne passa au

^oihique pur, sous Waller de Maivis ', par la construction du chceu:' gothique de la Cuhédrale, commencé en 1242. Les formes et les procédés que nous y ii ou vous ne se manifestent pas immédiatement à Bruges : nous constaions, en notre ville, qLie le slvle de h brique se développe, et qu'il s'y iiuiiiifeste une tendance à conserver certaines formes romanes, plus ou moins accentuées.

Mais malheureusement la plupart de nos monuments du

milieu du XI ll^ siècle n'existent plus.

* 'Walter de Mai vis créa deux paroisses, à Biuge>, vers 1240 : StJacques - et Ste-Walburge ■' ; et vers le même temps, une chapelle avec cimetière fut érigée à St-Gilles J. L'influence du chœur de Tournai ne se manifeste pas à St-.Iacques, dont nous avons encore trois parties. D'aboid. le chœur avec son abside à cinq pans, qui forme aujourd'hui la chapelle restaurée du St Sacrement ; où l'on employa encore du veldtsteen ; qui a une corniche extérieure bien ""î;!é?fe romane, qu'on serait tenté de dire normande; mais dont ^"'"'=' les ébrasements sont caractéristiques de notre style en briques di Nous en avons ensuite les bases de la tour, avec la parti

Croquis et cliché

and Heyiis.

■ Doest.

XI Ile-XIV^ siècle, inférieure de celle-ci, com-

. Cfr. Bu/!, aide SI Thomas el SI Luc, I. 129 et>a.

ïra.

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